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Codex Alimentarius Un code pour limiter la présence d’ochratoxine A dans les vins (09/07/2007) ©
La Journée Vinicole
Lors de sa session annuelle qui vient de se dérouler à Rome du 2 au 7 juillet 2007, la Commission du Codex Alimentarius, organe mixte mis en place par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a étudié l’adoption de plusieurs normes en matière de sécurité sanitaire et de qualité des aliments, dont un projet de Code d’usages pour la prévention et réduction de l’ochratoxine A dans les produits issus de la vigne. Ce Code comprend toutes les mesures ayant prouvé leur utilité pour éviter ou réduire la présence de ce contaminant dans les vins. L’OIV s’était vu confier la rédaction d’une première ébauche de Code, les Etats-membres de l’organisation ayant déjà adopté par consensus en octobre 2005 un Code de bonnes pratiques vitivinicoles pour limiter au maximum la présence d’ochratoxine A dans les produits issus de la vigne.
Alcool et Santé Quels effets sur le vieillissement ? (19/06/2007) ©
La Journée Vinicole
La 30ème Matinée de l’IREB (Institut de recherches scientifiques sur les boissons), qui se déroulera ce jeudi 21 juin dans les salons de la Maison des Arts et Métiers à Paris (16), aura pour thème l’alcool et ses effets sur le vieillissement. Comment la consommation d’alcool varie-t-elle avec l’âge ? Quel est le rôle de l’alcool sur la santé des personnes âgées ? A-t-il un effet d’accélérateur dans la perte d’autonomie ? Serait-il au contraire un frein au vieillissement ? Luc Letenneur, épidémiologiste, chargé de recherche à l’Inserm U593 à Bordeaux et Marc Verny, PUPH, chef de service de gériatrie à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, essaieront d’apporter des réponses à toutes ces questions.
Etude italienne Consommer du vin aide à lutter contre le vieillissement (31/05/2007) ©
La Journée Vinicole
Sous le titre : « La consommation d’un verre de vin par jour préserverait la santé... », Santé Magazine rapporte sur son site internet les conclusions d’une étude italienne publiée dans la revue Neurology, selon laquelle consommer un verre de vin par jour ralentirait jusqu’à 85% le risque de démence chez la personne âgée. L’enquête, réalisée par des chercheurs de l’Université de Bari, en Italie, a consisté à suivre 1.566 personnes âgées pendant trois années et demie. Selon les résultats, les personnes qui boivent un verre de vin par jour auraient un risque de démence inférieur de 85% à celles qui n’en boivent pas du tout. Un effet qui a été constaté pour la consommation de 15 cl de vin, mais aussi de 33 cl de bière par jour. Les bénéfices d’une consommation modérée de vin pour la santé ont été démontrés par les chercheurs sur la longévité, la mémoire, la protection contre les maladies cardio-vasculaires et de nombreux cancers.
Recherche Des effets santé de nouveau démontrés pour le resvératrol (09/11/2006) ©
La Journée Vinicole
Le magazine scientifique « Nature » a publié en début de mois les résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’université américaine de Harvard et de plusieurs instituts de santé aux Etats-Unis, qui montre un effet positif du resvératrol sur la longévité de différentes espèces, dont des souris. Les chercheurs ont démontré que le resvératrol a modifié la physiologie de souris d’âge moyen ayant un régime alimentaire très calorique pour la rapprocher de celle de souris ayant un régime alimentaire normal, augmentant ainsi de façon considérable leurs chances de survie. Le resvératrol a stimulé des changements associés à une plus grande longévité, parmi lesquels une plus grande sensibilité à l’insuline et une amélioration des fonctions motrices. Les chercheurs en concluent que « ces données montrent que l’amélioration de la santé générale des mammifères, en utilisant de petites molécules, est un but qui peut être atteint et elles montrent la voie vers de nouvelles approches pour le traitement de troubles liés à l’obésité et de maladies liées à l’âge ». D’après un article paru dans le « Washington Post », des magasins diététiques aux Etats-Unis annoncent être en rupture de stock de gélules de resvératrol depuis la parution de cette étude. Espérons qu’il en soit de même pour les ventes de vins…
Sécurité alimentaire Les allégations nutritionnelles et de santé sous contrôle (17/05/2006) ©
La Journée Vinicole
Le Parlement européen a voté mardi 16 mai 2006 en deuxième lecture le projet de règlement relatif aux allégations nutritionnelles et de santé, qui établit des règles plus strictes en matière de promesses nutritionnelles présentes sur les étiquettes des denrées alimentaires. L’utilisation d’allégations telles que «faible teneur en matières grasses», «riche en fibres» ou «teneur réduite en sucres» sera soumise au respect de certains seuils. Le Parlement a également maintenu l’article relatif aux profils nutritionnels, en vertu duquel un produit ne peut porter d’allégation nutritionnelle que s’il correspond à un certain profil nutritionnel (c’est-à-dire s’il se situe en deçà d’une certaine teneur en sel, en matières grasses et/ou en sucres). Conformément à la proposition de la Commission, les députés européens ont voté l’interdiction des allégations nutritionnelles sur les produits alcoolisés, sauf si ces allégations portent sur une réduction du taux d’alcool ou du nombre de calories. Les boissons titrant plus de 1,2% d’alcool ne pourront comporter comme seule allégation nutritionnelle, la mention «à faible contenu énergétique» ou «à faible teneur en alcool». En l’absence de règles communautaires se référant à une «faible teneur en alcool» ou la «réduction ou l’absence d’alcool» ou du «contenu énergétique» les règles nationales seront d’application. Le Conseil doit donner son accord politique sur les amendements du Parlement, avant d’adopter officiellement le règlement à l’automne prochain. Cette nouvelle réglementation entrera en vigueur vingt jours après sa publication au Journal officiel et les premières dispositions du règlement seront applicables six mois après son entrée en vigueur.
Une consommation quotidienne de vin pourrait prévenir le cancer de l’estomac (22/09/2005) ©
La Journée Vinicole
Selon une enquête menée par des chercheurs scandinaves et publiée dans l’European Journal of Cancer Prevention, une consommation quotidienne de vin pourrait prévenir certains cancers et notamment le cancer de l’estomac. En comparaison avec les non-buveurs de vin, les participants à l’étude qui déclaraient boire de 1 à 6 verres de vin par semaine avaient un risque réduit de 24% et ceux qui buvaient plus de 13 verres de vin par semaine présentaient quant à eux un risque réduit de 84% en moyenne ! Après analyses de tendances, les chercheurs ont conclu qu’à chaque verre de vin bu par jour était associé un risque de cancer de l’estomac réduit de 40%. Reste toutefois à ajouter à l’étude des chercheurs scandinaves que ces effets de réduction des risques ne peuvent être observés qu’en cas de consommation modérée.
Vin et Santé - Vigne OGM : Nature & Progrès s’inquiète (06/09/2005) ©
La Journée Vinicole
Alors que ce 7 septembre, l’INRA de Colmar s’apprête à mettre en pleine terre et à l’air libre des plants de vigne dont les porte-greffes ont été génétiquement modifiés pour résister à un nématode vecteur de la maladie du court-noué, la fédération internationale Nature & Progrès dénonce les dangers pour l’environnement, la santé et l’économie viticole générés par ces essais. Elle estime que cela est dangereux à la fois pour l’environnement, pour la santé humaine, et pour la notoriété des vins d’Alsace : « La nouvelle vocation de l’INRA serait-elle de disséminer les maladies ? » s’interroge la fédération car « On ne sait rien des possibles transferts et recombinaisons de gènes dans les plantes et les produits qui en sont issus, ni de leurs conséquences sur les personnes qui les consomment. On sait par contre que la transgénèse les amplifie et que cette construction transgénique contient un gène conférant une résistance à un antibiotique, ce qui est contraire au principe de précaution et aux règlements communautaires ». Nature &Progrès rappelle enfin que le court-noué est une maladie qui peut être maîtrisée par une simple rotation des cultures d’une dizaine d’années et à l’utilisation de plants sains.
Vin et cassis sont-ils vasculo-protecteurs ? (08/05/2005) ©
La Journée Vinicole
« Vin et cassis sont-ils vasculo-protecteurs ? », c’était le thème du colloque organisé fin avril à Dijon par la Société Française d’Angéiologie (SFA), en partenariat avec le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne. Loin des déclarations polémiques et des prises de position passionnelles, la SFA a souhaité aborder avec sérénité la question des effets bénéfiques potentiels du vin et du cassis sur les artères et les veines, sur la base d’arguments scientifiques présentés par des biochimistes, des épidémiologistes, des angiologues et des œnologues. Les travaux scientifiques, tant fondamentaux que cliniques ou épidémiologiques, convergent pour apporter des arguments attestant des bénéfices pour la santé humaine de nombre de composants du vin et notamment sur le système cardiovasculaire. Pas question pour autant de présenter le vin comme une thérapeutique visant à prévenir les maladies vasculaires. Une consommation trop élevée comporte des risques liés à l’alcool qu’il contient, mais le dénigrement systématique de sa consommation modérée apparaît mal fondé. Comme beaucoup de produits entrant dans l’alimentation humaine au quotidien, le vin comporte des avantages et des inconvénients. Une consommation modérée permet que les avantages prévalent sur les inconvénients potentiels.
L’alimentation méditerranéenne augmenterait la longévité
(12/04/2005) ©
La Journée Vinicole
Selon une étude de suivi de cohorte conduite dans 9 pays européens et publiée dans la dernière édition (Vol 330, N° 7495) du British Medical Journal, le régime méditerranéen augmenterait la longévité. On connaissait le bénéfice de cette alimentation au plan cardio-vasculaire et contre le cancer, mais cette étude d’une équipe scientifique dirigée par Antonia Trichopoulou montre une action sur la mortalité globale. Avec ses collègues, ils ont suivi durant 7 ans près de 75 000 personnes âgées de plus de 60 ans dont une partie vit en dehors du pourtour méditerranéen : France, Grèce, Italie, Espagne, mais aussi Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni. Ils leur ont demandé d’adopter un régime proche de celui des Crétois, remplaçant simplement les lipides mono-insaturés par des poly-insaturés pour une facilité d’approvisionnement dans toute l’Europe. Ceux qui ont adopté au plus près ce régime présentent au final une mortalité plus faible que les autres. Une personne de 60 ans suivant sérieusement ce régime vivrait en moyenne un an de plus ! Ce régime méditerranéen se caractérise par une consommation élevée de fruits, légumes et céréales, une consommation modérée à élevée de poisson, faible à modérée de produits laitiers et faible de viande, une faible consommation d’acides gras saturés et une consommation élevée d’acides gras insaturés, sans oublier une consommation modeste d’alcool, principalement du vin. http://bmj.bmjjournals.com
Vin, Santé, Vérité : les premières assises se sont tenues à Béziers
(21/03/2005) ©
La Journée Vinicole
Dans un contexte tendu et malgré le boycott de certains responsables professionnels, les premières Assises nationales Vin, Santé, Vérité se sont tenues ce 18 mars à Béziers. Organisées à l’initiative du député de l’Hérault et professeur de médecine Paul-Henri Cugnenc, rédacteur du chapitre « vin et santé » du Livre blanc sur la Place du vin dans la société, elles ont permis de réunir scientifiques, professionnels et parlementaires autour de cinq grands thèmes d’actualité, chacun traité en commission. Il s’agissait du Conseil de la modération, dont le président Jean-Marie Poirier était présent, mais aussi de la sécurité routière, du vin et des maladies cardiovasculaires, du vin et ses effets sur d’autres maladies et d’une nouvelle approche œnologique. Si pour certains ces Assises pouvaient paraître en décalage par rapport à la crise du secteur, il n’empêche que des orientations actuelles en matière de santé sont une source majeure de préoccupation pour l’avenir de la filière : qu’il s’agisse de l’étiquetage visant les femmes enceintes, des orientations européennes en matière d’allégations nutritionnelles ou encore du projet de la DG Sanco sur l’alcool, ce sont autant de menaces qui nécessitent une vigilance accrue et le dialogue. C’est d’ailleurs pour cette raison que la venue du président du Conseil de la modération était attendue, cette instance pouvant représenter un lieu de concertation entre le secteur et les pouvoirs publics. La venue du ministre de l’Agriculture était, elle aussi, attendue mais ne s’est pas soldée par des annonces de mesures. C’eût été étonnant à seulement quelques jours de la rencontre avec des responsables professionnels, une rencontre que le ministre a dit préparer en partie sur le terrain lors de sa visite à Béziers.
Vin et chocolat au menu des fêtes et d'un régime santé ? (30/12/2004) ©
La Journée Vinicole
Une équipe de chercheurs a étudié un régime composé de vin, poisson, chocolat noir, fruits, légumes, amande et ail pouvant permettre de réduire le risque de maladies cardio-vasculaires et d'améliorer l'espérance de vie de plus de six ans chez les hommes et cinq pour les femmes. Publiée dans le « British Medical Journal » cette étude a mesuré les effets de ce régime et comparé ses bénéfices pour la santé avec ceux d'un cocktail de médicaments pouvant réduire le risque de maladies cardio-vasculaires de plus de 80%. Ce régime alimentaire, comprenant une dose de 150 ml de vin et 100 g de chocolat noir par jour, pourrait être presque aussi efficace (75%), mais aussi moins cher et quand même plus agréable à avaler. http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/329/7480/1447?ehom
La Journée Vinicole vous présente ses meilleurs voeux pour 2005 (30/12/2004) ©
La Journée Vinicole
Une goutte de vin pour la santé (17/08/2004) ©
La Journée Vinicole
Inflammation articulaire généralement située au niveau du gros orteil, la goutte est souvent associée aux repas riches en protéines et à la consommation d’alcool, mais pas n’importe quel alcool, comme le révèle une étude récente publiée dans une célèbre revue médicale britannique (The Lancet 2004. Volume 363. Issue 9417. Page 1277) sur la consommation d’alcool et la goutte : Alcohol intake and risk of incident gout in men : a prospective study. L’équipe de Hyon K Choi, de la Harvard Medical School de Boston, a analysé l’effet des habitudes alimentaires et de la consommation de boissons sur l’apparition de la goutte à partir d’un échantillon de 47 150 hommes. La consommation d’alcool, notamment de bière et, à un degré moindre, de spiritueux, serait fortement associée à une augmentation du risque de goutte (2,5 fois plus chez les consommateurs quotidiens de 4 à 5 verres d’alcool que chez les abstinents), alors que la consommation modérée de vin n’augmenterait pas ce risque.
Entreprise et Prévention souhaite participer à l’information des femmes enceintes sur le risque alcool (10/08/2004) ©
La Journée Vinicole
Suite à l’annonce le 5 août par le ministre de la Santé de mettre en place toute une série de mesures pour mieux informer les femmes enceintes des risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse, les sociétés productrices de boissons alcoolisées réunies au sein de l’association Entreprise & Prévention annoncent dans un communiqué qu’elles “s’associent à la décision du ministre de la santé de légiférer sur un étiquetage des produits en vue de prévenir le risque de syndrome d’alcoolisation foetale (SAF)”. Elles disent en outre vouloir “participer activement à la prévention de ce risque au-delà de cette obligation légale et renouvellent leur souhait de travailler de concert avec le ministère de la Santé dans ce but. Depuis une quinzaine d’années, Entreprise & Prévention conduit des actions de terrain contre le risque alcool et a toujours rappelé dans ce cadre l’impératif d’une consommation “0” pour les femmes enceintes (ainsi que pour les autres populations ou situations à risque)”. Entreprise et Prévention précise qu’elle ne s’était pas opposée aux amendements déposés sur ce sujet par la sénatrice Anne-Marie Payet lors de l’examen au Sénat du projet de loi de santé publique. “Rappelons que c’est le gouvernement qui avait jugé à l’époque l’étiquetage préventif comme juridiquement et techniquement difficile à mettre en œuvre”. Entreprise & Prévention a déjà prévu une campagne sur le SAF avec l’appui des professions de santé dès le mois de septembre. L’association entend développer ainsi les actions ciblées qu’elle conduit déjà en partenariat avec la Sécurité Routière via les opérations “Conducteur Désigné”.
Femmes enceintes et alcool : Vin & Société souhaite une véritable politique de prévention (10/08/2004) ©
La Journée Vinicole
Vin & Société, association regroupant l’ensemble des organisations professionnelles des vignerons et négociants en vin, prend acte de la déclaration faite par Philippe Douste-Blazy concernant sa décision de répondre aux dangers de l’alcool sur les femmes enceintes par l’apposition d’un avertissement sur les bouteilles d’alcool. Cette association tient à rappeler qu’elle ne remet en aucune façon en cause la nécessité d’une politique de prévention contre le risque de consommation d’alcool sur les femmes enceintes. Pour autant, elle s’interroge sur la précipitation avec laquelle cette annonce a été faite et regrette que celle-ci ne s’inscrive pas dans le cadre d’une démarche responsable, globale et concertée, qui permettrait d’identifier les meilleurs leviers de prévention et d’éducation sur cette population sensible. Vin & Société rappelle qu’un groupe de travail interparlementaire, constitué à la demande du Premier Ministre, a travaillé durant plus de 3 mois à la rédaction d’un Livre Blanc intégrant notamment des propositions en matière de prévention et d’éducation des Français pour une consommation responsable de vin. Ce Livre Blanc, remis le 28 juillet 2004 à Jean-Pierre Raffarin, propose d’ailleurs la création d’un Conseil de la Modération, piloté par les parlementaires et réunissant l’ensemble des acteurs concernés (filière et professionnels de Santé). Le 1er Ministre ayant donné un accueil favorable à la création de ce Conseil, il semble pertinent que ce sujet en constitue le premier thème de réflexion, dès la rentrée suggère Vin & Société.
ONIVINS : vin et santé et coopération internationale (28/04/2004) ©
La Journée Vinicole
Lors du dernier Conseil de direction de l’ONIVINS du 21 avril 2004, un bilan des recherches médicales conduites dans le cadre du programme “vin et santé” sur les 3 dernières années a été détaillé par le professeur L. Drouet. Le Conseil a affecté un crédit de 0,250 million d’euros, inscrit à l’EPRD 2004, qui permettra la poursuite des travaux scientifiques concernant les effets de certains composants du vin sur la santé humaine. Par ailleurs, une somme de 0,200 M€ a été affectée à la mise en œuvre d’actions de coopération internationale dans le domaine vitivinicole, notamment pour assurer la poursuite du financement du domaine expérimental implanté en Chine, et la coordination de la présence française au sein de l’OIV.
Recherches Vin et Santé (26/04/2004) ©
La Journée Vinicole
Lors du Conseil de direction de l’Onivins du 21 avril, un bilan des recherches médicales conduites dans le cadre du programme “vin et santé” sur les trois dernières années, a été présenté par le professeur Ludovic Drouet. A cette même occasion, un crédit de 0,250 M€, inscrit à l’EPRD 2004 de l’Onivins a été affecté à ces recherches. Ce crédit permettra la poursuite des travaux scientifiques concernant les effets de certains composants du vin sur la santé humaine. Par ailleurs, dans le domaine de la coopération internationale, une somme de 0,200 M€, également inscrite à l’EPRD, a été affectée pour la mise en œuvre d’actions, notamment pour assurer la poursuite du financement du domaine expérimental implanté en Chine et pour assurer la coordination de la présence française au sein de l’OIV.
On peut communiquer sur certains effets bénéfiques du vin (17/02/2004) ©
La Journée Vinicole
Le monde de la recherche a donné un sérieux coup de pouce à la filière vitivinicole à l’occasion d’une conférence internationale organisée par l’Institut européen vin et santé des régions viticoles (IEVSRV) dans le cadre de Vinisud. Des experts du Canada, du Chili, des Etats-Unis, de France, de Grèce et d’Italie ainsi qu’un représentant de l’OIV ont émis une position commune sur les effets bénéfiques du vin pour la santé. Ils ont conclu, entre autres, que la consommation modérée de vin pendant les repas entraîne une réduction de la mortalité cardiovasculaire et que certaines études épidémiologiques comparant l’action du vin par rapport à la bière et aux spiritueux affirment la supériorité du vin. Ils recommandent ainsi que le vin fasse partie d’une alimentation diversifiée et équilibrée, à condition de respecter des niveaux de consommation « modérés et maîtrisés ». A partir de ces recommandations ils considèrent que « ces éléments pourront être utilisés dans le cadre d’actions de communication ». Le président de l’IEVSRV, Jacques Blanc, a demandé que l’on relance le débat sur la séparation du vin des autres boissons alcoolisées, à l’instar de ce qui s’est fait en Espagne l’année dernière. « Lançons un combat pour que le vin ne soit plus associé aux alcools forts, mais qu’il soit considéré comme un aliment. Je lance un appel solennel à la mobilisation de tous car les enjeux sont positifs pour l’ensemble des hommes ».
Vin et Santé : ami ou ennemi ? (13/02/2004) ©
La Journée Vinicole
À l’heure où reviennent sans cesse les refrains très négatifs "vin et alcoolisme – vin et sécurité routière", le Syndicat des Appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur lance un débat sur le sujet "Vin, santé et société", le 5 mars 2004 à Paris. Animée par Jean-Yves Nau, docteur en médecine et journaliste médical, cette conférence réunira les professionnels de la filière viticole et ceux de la santé. Parmi les intervenants : le Professeur Jean-Paul Broustet, cardiologue, professeur des Universités, le professeur Henri Joyeux, Université de Montpellier, cancérologue, chirurgien et spécialiste dans le domaine de la nutrition et de la prévention des cancers, et Luc Le Tenneur, chercheur à l’INSERM de Bordeaux, épidémiologiste spécialiste de la maladie d’Alzheimer.
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Jus de raisin et médicaments ne font pas bon ménage (30/01/2004) ©
La Journée Vinicole
Pour certains malades, souffrant d’hypertension artérielle ou de cholestérol, c’est un véritable pépin. C’est du moins ce qu’affirme l’école de pharmacie de Jérusalem : le jus de raisin et les médicaments ne font pas bon ménage. D’après les chercheurs israéliens, certaines propriétés du jus de raisin modifieraient l’assimilation, par l’organisme, de certains médicaments. L’innocent jus de fruit changerait même l’effet de ces produits dans le corps, notamment ceux contenant des inhibiteurs calciques, comme les statines et les benzo-diazépines. Le problème, c’est que l’on trouve ces molécules dans la plupart des médicaments actuels traitant l’hypertension, le cholestérol, ou bien encore dans une vaste gamme de tranquillisants… Si les chercheurs ne donnent pas de consigne, les malades sont tout de même invités à ralentir leur consommation de jus de raisin. Et puis rappelons, pour les plus inconsolables, que les chercheurs israéliens ne font pas le lien entre le jus de raisin… et le vin !
«Le vin est-il bon pour le cœur ?» : Vrai (23/01/2004) ©
La Journée Vinicole
Dans le cadre de l’émission de télévision grand public Le Journal de la Santé diffusée le 22 janvier 2004 sur la 5, à la question « Le vin est-il bon pour le cœur, Vrai ou Faux ? » il a été donné la réponse : « Vrai ». Le médecin commentant cette réponse a indiqué que les études épidémiologiques menées sur le sujet confirmaient qu’une consommation modérée de vin rouge (2 à 3 verres par jour) avait un effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires, la fréquence de ces maladies étant en effet inférieure chez les consommateurs modérés que chez ceux qui ne consomment pas de vin. Ce bénéfice n’a été selon le médecin, qui a fait référence à l’effet antioxydant et aux tanins contenus dans le vin, confirmé que pour une consommation de vin rouge, et non d’alcool. Il a précisé qu’une consommation plus importante pouvait multiplier les risques de maladie.
Le vin aurait un effet antibactérien (15/01/2004) ©
La Journée Vinicole
Une étude américaine a tout récemment souligné que ne pas boire de vin au cours des repas peut nuire gravement à la santé. Une équipe de scientifiques a mis en évidence l’intérêt du vin pour combattre dans l’estomac les redoutables bactéries que sont les salmonelles. Pour cela, nos chercheurs ont créé un estomac artificiel modèle, l’ont rempli de nourriture et de suc gastrique synthétique, de salmonelles et, selon les cas, de jus de raisin ou de vin. Après 120 minutes passées dans l’estomac aviné, les bactéries étaient indécelables alors qu’elles survivaient dans l’estomac contenant du jus de raisin. Cet effet antibactérien serait d’autant plus marqué que le vin est acide car la fraction non-volatile du vin, c’est-à-dire celle contenant les acides, est plus efficace que la fraction volatile, celle contenant les alcools.
Vin et bois, alliance gagnante contre le cancer ? (09/01/2004) ©
La Journée Vinicole
L’élevage bois procure autre chose au vin que de simples apports gustatifs. Sans contact avec le bois, le vin ne contiendrait pas d’acutissimin A, un polyphénol actif contre les tumeurs, explique une équipe de chercheurs français dirigée par Stéphane Quideau de l’Institut Européen de Chimie et Biologie de Pessac, qui a publié une étude scientifique dans l’édition internationale de "Angewandte Chemie", journal allemand spécialisé. L’acutissimin A agirait contre le développement des tumeurs cancéreuses en bloquant l’action d’une enzyme avec une bonne efficacité : des études ont déjà prouvé, in vitro, qu’il serait 250 fois plus actif qu’un médicament utilisé, l’etoposide VP 16.
Vin, santé, thé vert et chocolat (06/01/2004) ©
La Journée Vinicole
L’acutissimine A a été découverte il y a 16 ans dans l’écorce de chêne. Ce composé pourrait prévenir la croissance des cellules cancéreuses en inhibant l’action d’une enzyme. En effet, des tests ont mis en évidence un effet 250 fois plus puissant que celui d’un agent anti-cancéreux de référence. L’acutissimine A fait partie de la sous-classe des ellagitannines, elles-mêmes appartenant à la classe des polyphénols, présents dans les fruits, les légumes ainsi que les boissons fabriquées à partir de ces aliments. Les polyphénols du vin rouge, du thé vert et du chocolat sont connus pour leurs propriétés antioxydantes, qui contribueraient à réduire le risque de maladie cardio-vasculaire et d’athérosclérose. Les chercheurs pensent que l’acutissimine A, ainsi que les composés ayant une structure très voisine, se forment dans le vin rouge au cours de son vieillissement en fûts de chêne. Reste à déterminer le moment auquel la teneur du vin en acutissimine A est optimale au cours des étapes du vieillissement.
L’incidence de la consommation d’alcool sur la santé des femmes (18/11/2003) ©
La Journée Vinicole
Selon le Journal américain d’Epidémiologie, environ 80 000 femmes, âgées de 34 à 59 ans, ont été incluses dans une étude visant à évaluer les liens entre l’apport en folates (acide folique - vitamine B qui concourt à la formation des globules rouges), la consommation d’alcool et l’incidence des maladies cardio-vasculaires et du cancer. Toutes les participantes étaient indemnes des pathologies précitées au commencement de l’étude. Pendant 16 années de suivi, les auteurs ont documenté 10 666 nouveaux cas de cancer ou de maladie cardio-vasculaire. Les gros buveurs (30 g d’alcool par jour) ayant un faible apport en folates (moins de 180 µg/jour) étaient soumis au risque le plus élevé de maladie cardio-vasculaire ou de cancer, par comparaison avec les individus ne buvant pas d’alcool, et dont l’apport en folates s’élevait entre 400 et 599 µg/jour. Néanmoins, le risque de cancer ou de maladie cardio-vasculaire, normalement accru par une forte consommation d’alcool, était largement diminué lorsque les femmes avaient un apport en folates élevé. Il semble donc qu’un apport adéquat en folates pourrait jouer un rôle important dans la prévention primaire des maladies chroniques majeures, en particulier chez les jeunes femmes consommant plus de deux verres de boisson alcoolisée par jour.
ANEV : “Non au procès d’intention fait au vin” (06/10/2003) ©
La Journée Vinicole
Dans le cadre du projet de loi relatif à la santé publique, actuellement en cours d’examen à l’Assemblée Nationale, le député socialiste Jean-Pierre Le Guen a déposé un amendement tendant à interdire la vente d’alcool dans les stations-service d’autoroutes. Soucieux de la protection et de la valorisation des produits issus de la viticulture, Philippe Martin, président de l’Association Nationale des Elus du Vin (ANEV), s’est vivement opposé à cet amendement en proposant d’exclure de ce dispositif l’ensemble des produits régionaux de l’Union Européenne et par voie de conséquence les vins français. Il regrette une nouvelle fois le procès d’intention fait aux vins et dénonce les arguments de santé publique dès lors qu’ils n’ont vocation qu’à assimiler l’achat à l’excès de consommation. En effet, selon le député Martin, il apparaît peu probable qu’une personne souhaitant consommer de l’alcool s’engage à prendre l’autoroute pour s’approvisionner dans les stations-service et en ressortir pour aller le consommer. Il a aussi rappelé que les stations-service offraient une vitrine et une mise en valeur des produits régionaux, dont les vins issus de nos différentes régions, et que dès lors, eu égard au contexte économique auquel est confrontée la viticulture française, une telle interdiction compromettrait encore plus l’avenir de cette filière économique.
Vin et Santé : Changins s’intéresse aux polyphénols (11/09/2003) ©
La Journée Vinicole
La Station de Changins en Suisse lance des recherches en œnologie visant à augmenter la quantité de composés phénoliques de bonne qualité des vins rouges afin d’élever leur plénitude en bouche et leur potentiel de garde. Les premiers résultats devraient démontrer d’autres propriétés bénéfiques des polyphénols ajoutant à l’amélioration gustative des vins rouges par des techniques œnologiques des effets bénéfiques sur la santé.
Le vin rouge : un remède contre le vieillissement ? (27/08/2003) ©
La Journée Vinicole
Selon une étude récente publiée dans la revue scientifique Nature, la consommation modérée de vin rouge permettrait de rallonger l’espérance de vie. Cette conclusion s’appuie sur une analyse réalisée sur des levures qui montrent que l’espérance de vie de ces micro-organismes est prolongée grâce au resveratrol, polyphénol contenu dans le vin rouge. Les effets du resveratrol sont similaires à ceux découverts, il y a quelques années, sur les régimes de restriction calorique. Selon le docteur Sinclair et ses collègues de l’Ecole de médecine de Havard aux Etats-Unis, la prise de resveratrol, permet d’activer l’enzyme SIR2 qui est supposé ralentir le vieillissement en stabilisant l’ADN. Dans des déclarations faites au New-York Times, le docteur Leonard Guarante, de l’Institut de technologie du Massachussets, a déclaré que si les hommes réagissent de la même façon que cet organisme face au resveratrol, cela permettrait de rallonger l’espérance de vie de 30%. Ainsi une personne qui commence à consommer du resveratrol à 50 ans pourrait gagner 10 ans de vie supplémentaires.
OIV : mieux équilibrer les informations sur le thème « vin et santé » (07/08/2003) ©
La Journée Vinicole
Lors de la 83ème Assemblée générale de l’OIV, qui s’est tenue les 18 et 19 juin dernier, les Etats-membres ont adopté par consensus la résolution Oeno 9/2033. Sur la base de cette résolution, sur laquelle la sous-commission « Vin, Nutrition et Santé » travaille depuis plusieurs années, un avertissement sera désormais inclus dans les documents, publiés par l’OIV, relatifs aux questions des effets du vin sur la santé. Selon l’OIV, cette décision souligne la préoccupation des Etats-membres de l’OIV, de diffuser des informations sur le thème « vin et santé » de façon équilibrée. C’est pourquoi l’avertissement ci-dessous sera désormais inclus dans la lettre « Vin, Nutrition et Santé » de l’OIV : « L’OIV souligne que les informations en matière de santé doivent être présentées de façon équilibrée. Même si certaines données scientifiques suggèrent qu’une consommation modérée de vin peut avoir des effets bénéfiques sur la santé humaine, il est important de souligner que la consommation excessive de toutes boissons alcoolisées a des effets nocifs tant au niveau social que pour la santé individuelle ».
Vin et risques d’ulcères de l’estomac (21/05/2003) ©
La Journée Vinicole
Une étude réalisée à la “Queen’s University of Belfast” au Royaume-Uni sur la prévention des ulcères de l’estomac vient d’être publiée, rapporte l’OIV. Cette recherche qui porte sur un total de 10 537 sujets hommes et femmes, a examiné l’effet de la consommation de tabac, d’alcool et de café sur le risque d’infection par helicobacter pylori, bactérie qui est associée aux ulcères de l’estomac. Après ajustement, les résultats de cette étude indiquent que les sujets qui consomment 3 à 6 unités de vin par semaine (un verre/jour) et plus, ont un risque d’infection réduit significativement, et respectivement de 11% et de 17%. En ce qui concerne les consommateurs de bière la réduction du risque est comparable aux consommateurs de vin. En conclusion, les auteurs de cette étude indiquent qu’une consommation très modérée de vin ou de bière (1 verre / jour) protège contre l’infection par helicobacter pylori probablement en facilitant leur éradication de l’organisme et par la stimulation de la production de sucs gastriques.
Moût et santé (12/05/2003) ©
La Journée Vinicole
Selon les données présentées lors de la réunion de la Fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale, à San Diego, la consommation de moût réduit les niveaux de tension artérielle sur les sujets hypertendus. Selon cette étude, la prise quotidienne de 360 ml de moût permet de diminuer de près de 6% la pression artérielle, autant sistolique que diastolique. Ces résultats s'ajoutent à ceux obtenus lors de deux études réalisées antérieurement sur les bienfaits du jus de raisin dans la prévention des maladies cardiovasculaires.
Le gouvernement veut baisser de 20% la consommation d'alcool (06/05/2003) ©
La Journée Vinicole
Dans son avant-projet de loi sur la santé publique, le gouvernement s'est fixé 100 objectifs pour la période 2004-2008. Parmi ces objectifs, figure la volonté de l'Etat de diminuer de 20% la consommation d'alcool et de réduire la prévalence de l'usage à risque ou nocif. Un projet de loi doit être présenté en Conseil des ministres vers la fin juin ou le début du mois de juillet.
La consommation de vin protègerait du rhume (29/04/2003) ©
La Journée Vinicole
Une équipe de chercheurs de l'Université de Saint-Jacques de Compostelle a démontré que la consommation de deux verres de vin par jour réduit de 40% le risque d'attraper un rhume. L'étude réalisée sur plus de 4000 étudiants de 5 universités en Galice et aux Canaries, publiée dans The American Journal of Epidemiology, suggère que les polyphenols pourraient être responsables de ce bienfait en interférant dans la production des virus causant le rhume commun.
Le Vin, parlons-en ! (03/04/2003) ©
La Journée Vinicole
A.F.I.VIN a présenté hier la première étude qualitative réalisée sur la perception du vin par les consommateurs français. Les conclusions de cette étude serviront à la mise en oeuvre d'un programme d'actions visant la promotion d'une consommation responsable et respectueuse de la santé publique. Réalisé par Ipsos Insight Marketing, «Le vin et nous» a permis de mettre en avant plusieurs grandes tendances : l'image du vin est en mutation, elle est duale, se construisant autour de deux pôles : la Modernité et la Tradition. Par ailleurs, les consommateurs développent un sentiment de complexité et de mise à distance vis-à-vis du vin, un sentiment renforcé par les campagnes publiques. Enfin, le consommateur actuel est avant tout un consommateur occasionnel (à 79%). «Ses attentes en termes d'information sur le vin sont diverses mais réelles ; concrètement, il attend qu'on lui parle du vin sous tous ses aspects, en toute liberté et sans tabous pour l'apprécier pleinement», observe A.F.I.VIN. L'accroche choisie pour fédérer les actions de communication autour du vin reflète bien ces attentes : Le Vin, parlons-en ! La campagne s'articulera autour de deux grands
pôles : la mise en place d'un plan de communication dans le cadre du programme communautaire de promotion et d'information et le développement d'actions complémentaires, propres à A.F.I.VIN et financées par ses soins permettant, entre autres, de maintenir une juste place du vin dans la société.
Pas d'amalgame entre tabac et alcool dans la lutte contre le cancer (01/04/2003) ©
La Journée Vinicole
Dans une interview accordée au magazine Paris Match, le ministre de la Santé, Jean-François Mattéi a fait une distinction très nette entre le tabagisme et la consommation d'alcool dans le cadre du plan de mobilisation nationale contre le cancer. Si le ministre voit la hausse continue des taxes sur le tabac comme un moyen efficace de lutte contre le tabagisme, il considère qu'il n'y a pas lieu d'augmenter celles sur les boissons alcoolisées dans la mesure où «seul l'excès d'alcool est directement impliqué dans la survenue du cancer. Il n'a jamais été démontré que boire un bon verre de vin à table suscitait telle ou telle maladie». Et le ministre de poursuivre : «l'alcool fait partie aussi de pratiques culinaires et de la tradition gastronomique. On a même quelquefois démontré que ce pouvait être un agent d'équilibre métabolique...»
Plan de mobilisation nationale contre le cancer : l'alcool concerné (25/03/2003) ©
La Journée Vinicole
Le plan de mobilisation nationale contre le cancer a été présenté cette semaine par le président de la République. Il constitue un véritable programme stratégique pour les cinq ans à venir. Si une large place est accordée à la lutte contre le tabagisme, qui figure parmi les principales causes de la maladie, certaines recommandations sont également formulées à l'encontre de la consommation excessive d'alcool. Parmi celles-ci, la mise en place d'un avertissement de type “L'excès d'alcool peut faciliter la survenue de cancers”, assorti d'un numéro d'appel pour informer les consommateurs. Outre la formation des professionnels de la santé, l'inclusion d'une démarche de conseil dans la consultation de prévention prévue par la loi relative à la santé publique, et le renforcement de la prise en charge par des équipes de liaison hospitalière, le plan prévoit de relancer une campagne d'information grand public sur les risques sanitaires liés à l'excès d'alcool. Si l'on ne peut que se réjouir d'une lutte renforcée contre la première cause de mort prématurée en France, il semble bien dommage – une fois de plus – que la consommation modérée de vin ne puisse pas faire partie d'un programme de médecine préventive par l'alimentation.
La consommation de vin réduit les risques de démence sénile (12/03/2003) ©
La Journée Vinicole
Les résultats préliminaires des études menées par l'Université Erasmus de Rotterdam montrent que la consommation modérée de vin réduit de 30% le risque de démence. Une autre étude, danoise cette fois, dont les résultats ont été publiés récemment, a montré que parmi les 1700 patients suivis pendant 15 ans, les cas de démence sénile et Alzheimer sont moins importants pour ceux qui consomment de façon régulière et modérée du vin et le risque de souffrir de maladies dégénératives de caractère neurologique est réduit de 70%. Au travers de toutes les études menées ces dernières années, les experts s'accordent à dire que les composants du vin, qui jouent un rôle favorable contre le processus de vieillissement et le risque de maladies cardiovasculaires, peuvent réduire l'apparition de maladies neurologiques.
Vin et santé : réduction des risques de maladies vasculaires (21/02/2003) ©
La Journée Vinicole
Selon une étude menée par l'Université Erasmus de Rotterdam en Hollande et publiée par The American Journal of Epidemiology, la consommation quotidienne modérée de vin (environ 200 ml) diminue le risque de maladie artérielle périphérique (MAP), soit la formation de thrombose dans les artères. L'étude porte sur 3975 patients sans antécédent de maladie cardiovasculaire. Les meilleurs résultats ont été démontrés pour les femmes non fumeuses consommant modérément du vin au quotidien, pour lesquelles le risque de MAP a diminué de 59%; ce pourcentage est moins important (34%) pour les sujets fumeurs. Diverses études ont prouvé que la consommation de vin en quantité modérée pourrait ralentir le procesus d'arthérosclérose, pathologie la plus commune provoquée par une mauvaise circulation du sang dans les artères.
Composants phénoliques contre le cancer (06/02/2003) ©
La Journée Vinicole
L'Association américaine du cancer a signalé que le resveratrol et la quercitine, peuvent réduire la mortalité par cancer de 20%. Ces composants phénoliques, contenus dans le vin, ont démontré avoir les effets les plus bénéfiques pour la prévention contre le cancer, en freinant le processus de l'oxydation, principale cause de la formation et la progression des tumeurs.
Le professeur Parquet élu président de l'OFDT (03/02/2003) ©
La Journée Vinicole
L'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies
a élu à sa tête pour trois ans le professeur Philippe-Jean Parquet. Groupement d'intérêt public mis en place en 1995, l'OFDT appuie son action sur un collège scientifique présidé par le Professeur Claude Got et travaille en étroite collaboration avec la MILDT. Le professeur Parquet est, entre autres, l'auteur du rapport "Pour une politique de prévention en matière de comportements de consommation de substances
psychoactives", dit "rapport Parquet", paru en 1997, qui a contribué à la décision du gouvernement de regrouper toutes les substances psychoactives, assimilant ainsi les boissons alcoolisées aux drogues.
La fréquence de consommation expliquerait les bienfaits (16/01/2003) ©
La Journée Vinicole
Selon une étude que vient de publier la prestigieuse revue médicale américaine «The New England Journal of Medecine», des chercheurs américains ont conclu au rôle prépondérant de la fréquence de consommation d'alcool dans la prévention des infarctus du myocarde. Estimant que «peu importe ce que l'on consomme, l'essentiel c'est la fréquence avec laquelle on consomme », les chercheurs ont étudié le rapport entre la consommation d'alcool et le risque d'infarctus du myocarde chez plus de 38 000 hommes, professionnels de la santé, pendant douze ans. Ceux qui buvaient de l'alcool entre cinq et sept jours par semaine affichaient une diminution significative – environ un tiers - des risques. Selon l'étude, le risque était comparable pour des consommations variant entre 10g (soit environ un verre) et plus de 30g. Les chercheurs ont observé par ailleurs, que, ni le type de boisson alcoolisée, ni la consommation pendant les repas, ne conférait d'avantages particuliers. Il est certain que dans le cas des maladies du coeur, le facteur «alcool» est souvent apparu comme le «dénominateur commun» entre les différents types de boissons, le rôle bénéfique spécifique du vin apparaissant surtout dans le cas d'autres maladies. On peut également se demander quel est le risque de confusion des effets, dans la mesure où peu de consommateurs boivent un seul type de boisson alcoolisée, surtout sur une période si longue.
Consommation modérée d'alcool et maladie cardiaque (07/01/2003) ©
La Journée Vinicole
D'après une nouvelle étude de l'Enquête nationale au Canada, la consommation modérée d'alcool est associée à une diminution des risques qu'un diagnostic de maladie cardiaque soit posé ou qu'un décès causé par cette maladie s'ensuive chez les femmes de 40 ans et plus, mais non chez les hommes du même âge. La cote exprimant le risque d'un diagnostic de maladie cardiaque ou d'un décès causé par une telle maladie au cours des quatre années de suivi variait selon la consommation d'alcool. Elle était plus de deux fois plus faible pour les femmes qui ont déclaré, en 1994-1995, qu'elles avaient consommé de deux à neuf verres d'alcool au cours de la semaine qui avait précédé l'interview que pour celles qui ont dit n'avoir jamais bu d'alcool au cours de leur vie.
Nouveau plan pour la sécurité routière (19/12/2002) ©
La Journée Vinicole
Le Premier ministre présidait, le 19 décembre, un Comité interministériel sur la sécurité routière. Il a arrêté plusieurs mesures destinées à lutter plus efficacement contre l'insécurité routière. Dans le cadre des mesures annoncées, la conduite avec un taux d'alcoolémie compris entre 0,5 g et 0,8 g/l dans le sang, sanctionnée par une amende de 4ème classe, sera passible d'un retrait de 6 points du permis de conduire (contre 3 points retirés auparavant). Cette mesure entrera en vigueur au premier semestre 2003. Par ailleurs, dès l'été 2003, l'Institut National de Prévention et de l'Education à la Santé (l'INPES) lancera une campagne nationale d'information sur les modifications du comportement et des réflexes lors de la prise d'alcool, entre autres produits. Pour les contrôles d'alcoolémie, les conducteurs devront également se soumettre aux éthylotests électroniques, jugés plus fiables et plus performants ; ils remplaceront définitivement les alcootests et les éthylotests chimiques.
L'ANPA s'insurge contre la mesure pour les bouilleurs de cru (18/12/2002) ©
La Journée Vinicole
Après plusieurs articles de presse dénonçant la modification de la fiscalité pour les bouilleurs de cru, l'Association nationale de prévention de l'alcoolisme intervient à son tour. Elle considère que la modification "nuirait gravement à la santé publique et en particulier aux politiques de lutte contre les cancers et contre l'insécurité routière". Elle estime par ailleurs que cette mesure "augmenterait le flou de la politique gouvernementale sur la question de l'intégration de l'alcool parmi les autres drogues". Les associations travaillant en alcoologie et en addictologie demandent ainsi que ce projet soit abandonné. En outre, elles souhaitent que "le premier ministre, le ministre de la Santé et le ministre des Transports annoncent clairement que la consommation d'alcool sera prise en compte sérieusement - à côté des autres facteurs plus faciles à traiter comme la vitesse ou l'âge du conducteur - lors des décisions à prendre pour lutter contre le "scandale national" de la mortalité sur les routes".
Institut méditerranéen du vin (10/12/2002) ©
La Journée Vinicole
La prochaine assemblée générale de l'Institut méditerranéen du vin de l'alimentation et de la nutrition préventive, qui se tiendra le 18 décembre, sera l'occasion de présenter la validation scientifique du concept Nutrition Méditerranéenne en Provence. L'Imvanp finance une thèse sur le pouvoir antioxydant et piégeur des radicaux libres de polyphénols du vin. Enfin, à l'issue de cette réunion, sera mise en place une Union des groupements de producteurs nutrition méditerranéenne en Provence et cela dans plusieurs filières dont la filière vin. Rens : Chambre d'Agriculture des B.D.R. Tel : 04.42.23.06.11
Espagne : Vin, Nutrition et Santé (18/11/2002) ©
La Journée Vinicole
Demain se déroulera la Première rencontre du secteur vitivinicole à Barcelone, coorganisisée par la FIVIN, dont le thème principal sera la promotion des bienfaits du vin et du cava sur la santé. Nuria Vilanova, directrice générale de Inforpress, présentera les nouvelles stratégies pour le marketing du vin par la promotion d'une consommation modérée du vin et du cava. La réunion sera aussi l'occasion d'analyser les actions menées jusqu'à aujourd'hui dans ce domaine et les moyens d'atteindre le consommateur par le biais du message Vin et Santé.
Vin et Santé et Alimentation Une approche plus saine ? Le 6 novembre au Sénat (13/11/2002) ©
La Journée Vinicole
Comment positionner le vin français au 21ème siècle ? La question est au cœur des réflexions stratégiques menées actuellement par toutes les branches de la filière. Comment le positionner en tenant compte des modifications des habitudes alimentaires et des modes de vie, et de la concurrence venue d'un monde aux armes de conquête nouvelles ? Quels sont les moyens les plus efficaces pour contrer la dégradation de l'image du vin au fil des campagnes antialcooliques et de la Sécurité routière en France ? Quelle présentation des vins français pour assurer la meilleure lisibilité d'une offre complexe et extrêmement diversifiée ? Le rapport rédigé par le groupe de travail sénatorial sur l'avenir de la viticulture française, et publié l'été dernier, apporte des éléments de réponse à ces questions. C'est dans l'objectif de continuer à éclairer le débat, que ce même groupe, présidé par le Sénateur Gérard Delfau, a décidé d'organiser le 6 novembre au Sénat, un colloque sur le thème « Vin, santé, alimentation ».
Vin, Santé et Alimentation discutés au Sénat (10/10/2002) ©
La Journée Vinicole
Un colloque consacré au thème “Vin, Santé et Alimentation” sera organisé le 6 novembre au Sénat. Initiée par la commission des Affaires économiques et le groupe d'études Economie agricole et alimentaire du Sénat, cette journée s'inscrit dans le prolongement du rapport du groupe de travail sénatorial sur l'avenir de la filière vitivinicole française (voir le Site Internet) paru l'été dernier. Le Sénat souhaite réunir les acteurs de la filière et un certain nombre de spécialistes de différentes disciplines scientifiques et médicales autour de quatre tables rondes : Art de vivre et évolution des modes de consommation, atouts et handicaps de la filière viticole française, bilan de la recherche scientifique des effets du vin sur la santé et communiquer autrement pour valoriser les bienfaits du vin sur la santé.
Renseignements :
Tel : 01 56 58 51 50
Approche sur l'alimentation (25/09/2002) ©
La Journée Vinicole
L'Observatoire Cidil de l'Harmonie Alimentaire a organisé le 25 septembre un symposium sur le thème Alimentation, corps et santé. Les premiers résultats du programme de recherche international intitulé Ocha laissent apparaître que la définition du bien manger diffère selon les pays. La notation des aliments change au-delà des frontières. Ainsi, la viande est mieux notée que le vin. Sur l'échelle du sain, il semble que le vin ait un positionnement intermédiaire. Ce ne sont pas les Français qui le notent le mieux mais les Britanniques. Par ailleurs, les Américains sont ceux qui le notent le moins bien.
Le vin protège contre un deuxième infarctus (05/09/2002) ©
La Journée Vinicole
De nouvelles recherches, menées en France, ont montré le rôle spécifique du vin dans la prévention d'un deuxième infarctus. Dans une étude que vient de publier la revue scientifique américaine "Circulation", des chercheurs français de l'Université Joseph Fourier de Grenoble, de l'Inrets de Lyon et du CHU de Rennes ont démontré que des hommes d'un certain âge qui avaient déjà eu un premier infarctus réduisait de 50 % le risque d'en avoir un deuxième en consommant au moins deux verres de vin par jour, par rapport aux abstinents. Le Dr Michel de Lorgeril, qui a déjà réalisé des études dans ce domaine, et ses collègues ont étudié 353 hommes âgés de 40 à 60 ans qui venaient d'avoir un infarctus. Sur les 104 cas de complications cardiaques qui ont survenu au cours de l'année suivante, 36 concernaient des abstinents, 34 des hommes qui consommaient moins de deux verres de vin par jour, 18 ceux qui consommaient environ deux verres et 16 ceux qui consommaient entre quatre et cinq verres. Outre leur consommation de vin, aucun autre facteur ne différenciait les sujets.
Les consommateurs de vin ont un mode de vie plus sain que les autres (30/07/2002) ©
La Journée Vinicole
Selon une étude que vient de publier le Journal médical américain "American Journal of Clinical Nutrition", les consommateurs modérés de vin aux Etats-Unis ont un mode de vie plus sain que les non consommateurs ou ceux qui préfèrent d'autres boissons alcoolisées. L'étude a porté sur plus de 4 000 sujets, tous d'anciens étudiants de l'Université de la Caroline du Nord participant à une enquête de longue durée destinée à mettre en lumière les risques cardiovasculaires. Les hommes et les femmes qui buvaient modérément du vin, consommaient également moins de graisses saturées et de cholestérol, fumaient moins, et faisaient plus de sport que ceux qui préféraient la bière ou les spiritueux, ou n'affichaient aucune préférence. En revanche, les abstinents avaient tendance à consommer moins de fruits et légumes, fumer davantage et avoir un mode de vie généralement moins sain, facteurs qui pouvaient expliquer leur état de santé moins bon que celui des consommateurs modérés de vin. Il est à noter cependant, que ces résultats divergent d'avec ceux obtenus dans des pays traditionnellement consommateurs de vin, comme la France, où malgré des facteurs de risque élevés, ceux qui buvaient du vin en modération présentaient des risques de maladies cardiovasculaires moins élevés que les autres populations. Des résultats similaires à ceux de cette étude américaine ont été constatés dans des pays non producteurs de vin, tels que le Danemark, dont le chercheur renommé Morten Gronbaek a d'ailleurs participé à cette étude.
Un colloque au Sénat sur vin et santé (19/07/2002) ©
La Journée Vinicole
Dans le cadre de sa réflexion stratégique, présentée récemment dans un rapport, le groupe de travail du Sénat sur l'avenir de la viticulture française organise le 6 novembre prochain un colloque sur le thème vin et santé. Il s'agit du premier colloque de ce genre au Sénat et son objectif sera de présenter les effets bénéfiques du vin sur la santé mais aussi d'essayer de susciter de nouvelles orientations de la politique gouvernementale en matière de santé. "Notre volonté est d'obtenir des améliorations de la Loi Evin ", a expliqué Gérard César, sénateur de la Gironde et rapporteur du groupe de travail. "Nous voulons notamment que cette loi soit moins absolue vis-à-vis du vin et que l'on cesse de confondre alcool-alcoolisme et vin. Nous espérons que ce colloque, auxquels seront invités professionnels et pouvoirs publics, défenseurs et détracteurs des arguments vin et santé, permettra de déboucher sur des amendements de la Loi Evin".
Succès renouvelé pour Toques et Clochers (28/03/2002) ©
La Journée Vinicole
Malgré "un climat économique timide et frileux" la 13e édition de Toques et Clochers, qui s'est déroulée les 23 et 24 mars, a connu un "très grand succès" avec une augmentation de 11,25% par rapport à la vente de 2001. Les 106 fûts de chardonnay AOC Limoux ont rapporté la somme de 519 100 euros soit une moyenne de 4897,17 euros par fût. Le contenant le plus cher, un Clocher Pauligne Terroir Océanique, s'est envolé à 6 600 euros. En ce qui concerne les vins de pays rouges de la haute vallée de l'Aude, le prix total des 26 lots est de 172 800 euros, soit une moyenne de 6 646,15 euros.
Vin et Santé : 90 % des Chiliens y croient (07/02/2002) ©
La Journée Vinicole
Selon une étude réalisée par la société Corpa, près de 90 % des Chiliens reconnaissent les bienfaits d'une consommation modérée de vin pour la santé. Ce pourcentage a sensiblement augmenté au cours des cinq dernières années : près de 40 % de la population n'avait alors jamais entendu parler des effets bénéfiques du vin sur la santé. L'étude a également fait ressortir l'apparition du concept " antioxydant " dans l'esprit des répondants. En 1997, cette propriété n'avait pas été citée par les personnes interrogées, tandis qu'en 2001 42 % des répondants ont dit en avoir entendu parler. Parmi les bénéfices potentiels du vin, les effets sur les maladies cardiovasculaires ont été cités en premier lieu. Le Chili accueillera en octobre prochain à Santiago, Vinsalud Chile, congrès international sur le vin et la santé. De nombreux scientifiques d'envergure internationale y participeront, parmi lesquels les Dr Serge Renaud, Pierre-Louis Teissedre, Morten Gronbaek, Andrew Waterhouse, Curtis Ellison, Jean-Marc Orgogozo et Joseph Vercauteren.
Renseignements :
Site Internet
Vin et santé : une fédération européenne ? (14/01/2002) ©
La Journée Vinicole
Une réunion informelle tenue le 9 janvier à Barcelone, en marge du forum international de la Fivin "Le vin face au 21ème siècle", a confirmé une volonté de fédérer les initiatives nationales visant à promouvoir le vin sous l'aspect de ses bienfaits pour la santé. "Il faut créer à Bruxelles un outil léger fédérant les organismes nationaux existants", a déclaré Joël Castany, président du groupe vins au Copa-Cogeca. "Il faut convaincre la Commission que le budget de
promotion interne doit être dédié à la vulgarisation et la diffusion des recherches". Des actions telles qu'une meilleure communication avec le secteur médical, l'encouragement de sites d'information sur internet et le soutien d'initiatives comme le forum organisé par la Fivin, qui a réuni plusieurs centaines de
représentants professionnels et politiques, feraient partie des objectifs d'un tel dispositif. "Lançons un projet européen, avec des financements européens et convainquons la Commission du bien-fondé de ce type d'initiative, qui ne demande qu'une faible contribution financière et est à préférer à la distillation", a
exhorté Joël Castany à l'occasion de ce congrès.
Vinsalud 2002 (03/12/2001) ©
La Journée Vinicole
Le congrès international sur le vin et la santé Vinsalud aura lieu du 20 au 23 octobre 2002 à Santiago au Chili. La présence de nombreux intervenants de haut niveau – parmi lesquels Alberto Bertelli, Michel de Lorgeril, Curtis Ellison, Elisabeth Holmgren, Serge Renaud, Arthur Klatsky et Jean-Marc Orgogozo – est d'ores et déjà annoncée.
Renseignements :
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Vin, Santé, Rugby (27/09/2001) ©
La Journée Vinicole
Les vignerons de Gaillac offrent cette année 6 000 bouteilles de primeur destinées à la vente au public dès le 15 novembre prochain dont les bénéfices seront versés au profit de l'enfance défavorisée, dans le cadre de son partenariat avec l'association Rugby au Coeur.
Le rouleau compresseur à plein régime (23/09/2001) ©
La Journée Vinicole
L'expertise collective réalisée par l'Inserm à la demande de la Cnamts, du Cfes et de la Mildt, vient d'être publiée sous le titre : "Alcool. Effets sur la santé". Avec pour objectif d'évaluer les données scientifiques sur les effets de l'alcool sur la santé, l'expertise aura nécessité environ douze mois de travail, pour un budget estimé au départ à quelque 500 000 francs. Un groupe pluridisciplinaire composé de scientifiques et de médecins s'est penché sur une littérature scientifique sélectionnée afin d'élaborer un document devant permettre de "dégager un socle de connaissances scientifiques indiscutables sur la question des bénéfices et des risques, qui permette de définir un système de références et d'appréciations qui soit commun, et donc opposable, à l'ensemble des acteurs concernés de telle sorte que les messages de prévention à destination du grand public ne soient pas contredit par des informations contraires", selon les termes de Nicole Maestracci, présidente de la Mildt, lors d'une réunion entre des représentants du secteur des boissons alcoolisées et les pouvoirs publics préalablement au lancement de l'expertise. Au moment où le CFES prépare une campagne anti-alcoolique à la télévision (prévue pour le début du mois d'octobre), où il entend également diffuser auprès des médecins un document leur permettant de dissuader leurs patients de consommer de l'alcool – peut-être même en échange d'une rémunération – et où le secrétaire d'Etat à la Santé se prépare à divulguer son "plan alcool", il est donc extrêmement dommageable pour le secteur vitivinicole que les bienfaits d'une consommation modérée de vin, prouvées par de très nombreuses études scientifiques dans le monde, ont été quasiment exclus des résultats de ces travaux. "Des études épidémiologiques réalisées chez les plus de 45 ans ont récemment mis en évidence qu'une consommation modérée d'alcool pouvait diminuer la mortalité, notamment par maladies cardiovasculaires", déclare cette expertise dont on peut regretter le manque d'objectivité et d'originalité, mais qui ne manquera sans doute pas d'inspirer de nombreuses réactions, nulle ne pouvant être positive pour le secteur vitivinicole.
Quel lien entre l'alcool et les habitudes alimentaires ? (30/08/2001) ©
La Journée Vinicole
Une nouvelle étude publiée dans la revue "American Journal of Clinical Nutrition" par l'Inserm et réalisée auprès de 73 000 Françaises, montre que les habitudes alimentaires varient considérablement en fonction de la consommation d'alcool. A la lumière des résultats, les chercheurs, basés à Villejuif, ont conclu "qu'une partie des effets néfastes de l'alcool sur la santé pourraient être imputables aux habitudes alimentaires moins saines chez les consommateurs d'alcool".
OIV / IEVSRV : une convention sur vin, santé et société (21/06/2001) ©
La Journée Vinicole
Le président de l'Institut européen Vin et Santé des Régions Viticoles, Jacques Blanc, et le directeur général de l'Office international de la Vigne et du Vin, Georges Dutruc-Rosset, ont signé à Vinexpo un protocole de partenariat visant à coordonner les actions entre les Etats, membres de l'OIV, et les Régions viticoles, membres de l'IEVSRV, dans le domaine du vin, de la santé et de la société. Cette convention est destinée à renforcer la cohérence des initiatives et à améliorer l'échange d'informations et la communication dans ce domaine. Une lettre d'information commune touchant aux effets du vin sur la santé et à toutes informations à ce domaine sera éditée.
Vin et Santé : un colloque à Blois (21/05/2001) ©
La Journée Vinicole
La Fédération des Associations viticoles de Loir-et-Cher organise le 25 mai à Blois dans le cadre de la Fête de la Vigne et du Vin, un colloque sur les effets bénéfiques du vin sur la santé. Présenté par le Dr Denis Blache, directeur de recherche à l'Inserm de Dijon, le colloque permettra notamment d'apporter des explications sur le rôle du vin dans la prévention des maladies cardiovasculaires.
Renseignements : 02 54 74 76 66
Colloque Vin et Santé (20/05/2001) ©
La Journée Vinicole
A l'occasion de la Fête de la Vigne et du Vin qui se déroulera les 26 et 27 mai, le département du Loir-et-Cher organise le 25 mai à Blois un colloque sur le thème : “Vin et Santé : du chercheur au consommateur”.
La quercétine : un composé anti-cancer potentiel (29/03/2001) ©
La Journée Vinicole
Une étude américaine, publiée ce mois-ci dans le journal “Carcinogenesis”, a montré que le composé phénolique quercétine inhibe l’expression et la fonction d’un récepteur d’androgène dans des cellules cancéreuses de la prostate. Ce récepteur est impliqué dans l’initiation et la progression de ce cancer. Les chercheurs de Rochester aux Etats-Unis ont donc évalué l’impact de différents composés afin d’en trouver qui soient capables d’atténuer la fonction du récepteur. Ils ont conclu que la quercétine peut remplir ce rôle et devenir ainsi un agent chimio-protecteur et/ou chimio-thérapeutique contre ce type de cancer.
Les professionnels sud-africains financent des recherches sur alcool et santé (28/01/2001) ©
La Journée Vinicole
L’organisme professionnel sud-africain Winetech va financer des recherches sur les effets bénéfiques d’une consommation modérée de vin sur le coeur. Des travaux scientifiques réalisés au cours des trois dernières années ont montré que l’alcool pourrait permettre à ce muscle de résister plus facilement à un infarctus. Dr James Meiring du Hatter Institute for Cardiology Research à l’Université de Cape Town poursuivra ses études sur le sujet grâce à ce financement professionnel. Pour le Dr Michael Sack, chef de service, “comprendre les mécanismes à l’origine de l’effet protecteur d’une consommation modérée de vin sur le coeur pourrait encourager les médecins à faire davantage confiance aux résultats des études épidémiologiques publiées sur le sujet”.
Selon une nouvelle étude danoise Le vin réduit de façon considérable toutes causes de risque de mortalité. La bière et les spiritueux auraient un effet négligeable (22/09/2000) ©
La Journée Vinicole
Une étude publiée ce mois-ci dans la revue américaine “Annals of Internal Medecine”, confirme qu’une consommation modérée de vin réduit le risque de décès par cancer, en plus de ses effets bénéfiques sur les maladies coronariennes. Des chercheurs danois ont trouvé que, sous le double effet d’une réduction de 36 % du risque de maladie coronarienne et de 22 % de celui du cancer, une consommation de 8 à 21 verres de vin par semaine diminuait le risque de mortalité toutes causes confondues de 24 % par rapport à des non-buveurs.
Le Dr. Morten Gronbaek et ses collègues du Centre de médecine préventive de Copenhague ont étudié 13 064 hommes et 11 459 femmes âgés de 20 à 98 ans. Ils ont pris en compte le type et la quantité de boisson alcoolisée consommée ainsi que différents facteurs comme le tabagisme, le niveau d’éducation et l’activité physique. L’objectif était d’examiner la relation entre la consommation de bière, de vin et de spiritueux et la mortalité toutes causes confondues, la maladie coronarienne et le cancer. Si l’effet de la bière et des spiritueux sur la mortalité globale était semblable - c’est-à-dire pratiquement insignifiant - celui du vin était considérable. Pour une consommation hebdomadaire de 8 à 21 verres de vin - un verre correspondant à 12g d’alcool, soit environ 12cl à 12° - le risque relatif de mortalité toutes causes était de 0,76. Pour la bière et les spiritueux, ce risque était respectivement de 0,99 et de 1,02 à niveau de consommation équivalent. L’ensemble des boissons avait un impact positif sur la réduction du risque de maladies coronariennes, réduction qui était toutefois plus faible pour les spiritueux (22 %) que pour le vin (36 %) et la bière (37 %).
Ce constat - impliquant des mécanismes tels la réduction de l’aggrégation plaquettaire ou l’augmentation des HDL ou “bon cholestérol” - est corroboré par de nombreuses études, portant aussi bien sur des consommateurs de vin que de bière ou de spiritueux. Pour le Dr Gronbaek et son équipe, “l’effet bénéfique, surtout le risque moindre de maladie coronarienne, parmi ceux qui boivent de petites quantités d’éthanol a été démontré de façon régulière”.
Des confirmations sur les effets anti-cancer du vin
L’avantage du vin par rapport aux autres boissons alcoolisées réside dans ses effets positifs sur le cancer. Pour une consommation de 8 à 21 verres de vin par semaine, le risque relatif était inférieur de 22 % par rapport aux non buveurs. En revanche, à quantité égale la consommation de bière et de spiritueux augmentait de façon considérable le risque de développer un cancer, allant jusqu’à 32 % pour la bière. Les effets cancérigènes de l’alcool ont fait l’objet de nombreuses études et il semblerait que quel que soit le type de boisson consommé, le risque augmente proportionnellement à la quantité d’alcool consommée. Néanmoins, quelle que soit la quantité d’alcool consommée, les buveurs de vin présentaient toujours un risque de cancer inférieur à ceux qui ne buvaient pas de vin.
Le même constat s’avère pour la mortalité globale.
Il existe plusieurs explications possibles : il se peut que la bière et les spiritueux contiennent des substances cancérigènes, car d’autres études ont montré que ces deux boissons augmentaient le risque de différentes formes de cancers, dont celui du tube digestif supérieur. La présence de nitrosamines a été déjà été avancée comme hypothèse pour expliquer l’effet cancérigène de la bière.
Autre hypothèse avancée, et qui se trouve étayée par maintes études dans le monde : le vin contiendrait des substances anti-cancer, éventuellement nombreuses et, de surcroît, potentialisées par l’éthanol. Les effets inhibiteurs du resvératrol, par exemple, sur la genèse, la promotion et le développement des cancers ont déjà été démontrés. Cette substance, ainsi que d’autres composés phénoliques sont actuellement passés au crible dans plusieurs pays du monde.
On peut même parler de véritable foisonnement de recherches sur les polyphénols.
Des seuils de consommation différents
Les effets antioxydants de ces composés, absents de la bière ou des spiritueux, pourraient expliquer l’action du vin sur les cancers, cela à des quantités même faibles.
Le Dr Gronbaek et son équipe ont montré, en effet, qu’une réduction du risque de cancer (14 %) intervient même pour une consommation de 1 à 7 verres par semaine et pour des buveurs dont le vin ne constituait qu’une part relativement faible de leur consommation totale (jusqu’à 30 %).
“Alors que la consommation de bière et de spiritueux semble être associée avec un risque accru de décès par cancer qui augmente en fonction de la quantité consommée”, expliquent les chercheurs danois, “l’augmentation du risque parmi ceux qui buvaient du vin ne se manifestait qu’à partir d’un seuil de consommation plus élevé et n’était significative que pour de gros buveurs”. Ce qui veut dire que, les bénéfices pour le coeur “ne se paient pas en retour” par une augmentation du risque de cancer.
Pas de biais
Y aurait-il d’autres facteurs, associés à la consommation de vin, qui pourraient biaiser ces résultats ? D’aucuns estiment qu’un mode de vie et une alimentation plus sains pourraient être associés au vin et expliquer une partie des bienfaits constatés. Il s’agirait notamment de l’effet “faiblement protecteur” des fruits et légumes contre les maladies coronariennes et de leur action “fortement protectrice” contre les cancers. Cependant, comme le souligne le Dr Gronbaek, “pour expliquer l’effet que nous avons observé dans cette étude, il faudrait que ce régime alimentaire soit étroitement associé à la consommation de vin et qu’il ait un effet puissant sur la mortalité toutes causes confondues...”
Des habitudes de consommation différentes pour chaque type de boisson sont également invoquées comme jouant éventuellement un rôle perturbateur dans ces résultats. Or, dans cette étude, seuls de très faibles écarts ont été constatés entre les trois catégories de boissons et ceux qui buvaient de la bière le faisaient de manière plus régulière que les consommateurs de vin. D’où l’intérêt des résultats observés dans un pays non producteur de vin, où les habitudes de consommation - de vin mais aussi alimentaires en général - divergent de celles des pays producteurs traditionnels. Ce qui rend d’autant plus crédibles les conclusions des chercheurs danois...
Selon une étude italienne Les consommateurs modérés ont une meilleure espérance de vie (22/09/2000) ©
La Journée Vinicole
Différentes études dans le monde ont conclu que la consommation modérée d’alcool - notamment de vin - réduit le taux de mortalité toutes causes confondues. Des chercheurs italiens se sont donc donné comme objectif d’établir comment cette réduction se traduit en termes d’espérance de vie. Leurs travaux, qui ont été publiés au mois d’août dans la revue scientifique ‘International Journal of Epidemiology’, ont porté sur 1 536 hommes italiens d’âge moyen (45 à 65 ans). Cette cohorte a été suivie de 1965 à 1995 et sa consommation d’alcool - composée à 97 % de vin, essentiellement du vin rouge - a été rapportée. Après ajustement pour différents facteurs tels le tabagisme et l’activité physique, les chercheurs ont observé que l’espérance de vie parmi les consommateurs modérés d’alcool - 63g par jour, soit 4 à 7 verres - était supérieure d’environ deux ans à celle des consommateurs occasionnels (1 verre ou moins par jour) et des gros consommateurs (plus de 10 verres). Les sujets qui associaient une forte consommation d’alcool et de tabac connaissaient l’espérance de vie la plus faible, tandis que les consommateurs modérés qui étaient aussi des non fumeurs prolongeaient leur espérance de vie. Cet effet était encore accentué lorsque ces deux derniers facteurs se conjuguaient avec une activité physique importante.
La consommation modérée de vin pourrait accroître la masse osseuse des femmes âgées (09/09/2000) ©
La Journée Vinicole
Une nouvelle étude du groupe médical français d'Epidémiologie de l'Ostéoporose indique qu'une consommation modérée de vin pourrait avoir un effet positif sur l'ostéoporose. Cette étude, publiée dans l'American Journal of Epidemiology a examiné les effets de l'alcool sur 7 600 femmes valides âgées de75 ans et plus, de 1992 à 1994. Le but était de déterminer si l'alcool avait un effet positif sur leurs os comparable à celui d'une théraphie de susbstitution d'oestrogène. Les médecins ont utilisé des rayons X pour mesurer la quantité de minéraux dans la partie supérieure du fémur : "Nous avons découvert qu'une utilisation modérée de l'alcool était associée avec une augmentation significative de la densité minérale de l'os. L'étude a également montré que l'effet bénéfique d'une prise modérée d'alcool sur la masse osseuse disparaissait au delà de trois verres de vin par jour." Les médecins ont bien insisté sur le fait qu'une forte consommation était à l'inverse associée depuis longtemps à l'osteoporose et que par ailleurs les buveurs modérés tendent à être plus actif ce qui conduit à une masse osseuse accrue et ainsi à une vie plus longue.
Les accidents cérébro-vasculaires (09/09/2000) ©
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EN décembre 98 une équipe danoise a rapporté que les sujets qui consomment du vin présentent un plus faible risque d'accidents cérébro-vasculaires que les sujets qui ne consomment jamais de vin. Ces résultats, publiés dans le British Medical Journal, sont la troisième étape de la fameuse étude de Copenhague (Lire page 7). Un total de 13 329 sujets, hommes et femmes âgés de 45 à 84 ans ont été suivis pendant 16 ans. Après ajustement pour différents facteurs, le risque de développer un accident cérébro-vasculaire est diminué d'environ 30 % pour des consommations de vin de l'ordre de 1 à 7 verres par semaine. En revanche, il n'y a aucune association entre la consommation de bière ou de spiritueux et le risque d'accidents cérébro-vasculaires. Pour conclure, les auteurs indiquent que ces résultats "suggèrent que les composés du vin en plus de l'éthanol sont responsables de l'effet protecteur vis-à-vis des accidents cérébro-vasculaires".
A la recherche de la molécule santé (09/09/2000) ©
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Depuis l'observation du Paradoxe français - qui montrait que pour des facteurs de risque comparables (tabagisme, cholestérolomie, manque d'exercice physique...) les Français, surtout du Sud, meurent moins de maladies cardiovasculaires que d'autres populations - les travaux de recherche se sont orientés vers l'explication des mécanismes d'action du vin sur la santé. Au centre de ces mécanismes se trouvent les polyphénols et leur action antioxydante sur l'organisme. Car, l'on sait aujourd'hui que grand nombre de maladies en apparence très diverses - les cancers, les maladies cardiovasculaires ou les maladies dégénératives liées au vieillissement - sont provoquées par le même phénomène d'oxydation incontrôlée au sein de l'organisme. L'association entre les radicaux libres oxygénés et le vieillissement a été démontrée dans les années 50 et on sait qu'ils sont impliqués dans les accidents vasculaires cérébraux, certains cancers et d'autres maladies. Cependant, la complexité chimique des polyphénols et des mécanismes de l'oxydation est telle que l'on connaît encore mal toutes les propriétés des polyphénols. Savoir comment ils agissent, si, une fois consommés sous forme de vin, ils restent actifs dans l'organisme, quel est le pouvoir de chacun des polyphénols : telles sont les grandes questions que se posent les chercheurs aujourd'hui. "On ne connaît pas plus de 25 % de la composition phénolique du vin", a souligné le professeur Vercauteren de l'Université de Bordeaux lors d'un récent colloque à Montpellier. Ce que l'on sait, c'est que "le bénéfice du vin ne provient pas de l'alcool, mais bien des polyphénols. Lorsque le chimiste aura fait la lumière sur cette formidable complexité chimique du vin, il aura certainement fait des progrès majeurs dans la compréhension nouvelle de mécanismes fondamentaux de la vie". Il reste donc au chimiste et au biologiste d'expliquer ce qu'ont constaté les grandes études épidémiologiques, comme celle du Dr Serge Renaud dans l'Est de la France. Après avoir étudié plus de 35 000 hommes d'âge moyen, le Dr Renaud a démontré qu'une consommation modérée de vin (entre 2 et 3 verres de 12 cl/jour) est associée à une diminution de 33 % de la mortalité totale, grâce à la baisse de 40 % de la mortalité par maladies cardiovasculaires, de 22 % de la mortalité par cancer et de 42 % de la mortalité par d'autres causes.
Vin et Santé : une étude confirme à nouveau les bienfaits (09/09/2000) ©
La Journée Vinicole
Selon une étude que vient de publier le British Medical Journal, une consommation modérée d'alcool (entre deux et trois verres) réduit de 25% le risque d'infarctus par rapport à l'abstinence. "Cela représente un effet significatif", explique Eric Rimm qui a mené l'équipe de chercheurs de l'Ecole de Santé Publique de Harvard à l'origine de ces conclusions. "Cette réduction est peu ou prou équivalente à celle qu'obtiendrait une personne en perdant plus de 10 kilos de poids superflu". Les résultats de l'étude ont été obtenus en examinant 42 études cliniques réalisées sur une période de 25 ans. A travers ces études, les chercheurs ont identifié deux mécanismes par lesquels l'alcool pourrait procurer un effet bénéfique : il aurait pour effet d'augmenter le taux de HDL, le "bon" cholestérol, et d'influer sur les facteurs de coagulation du sang (fibrinogène...). Si l'on peut regretter l'absence de distinction entre les différents types de boissons alcoolisées, il faut néanmoins souligner que ces résultats impliquent une quantité d'alcool significative, proche d'une consommation moyenne - contrairement à certaines études - et qu'ils portent sur un nombre important d'études.
La consommation modérée de vin diminuerait le risque de démence sénile (08/09/2000) ©
La Journée Vinicole
Une étude récente d'un groupe de médecins européens démontre que la consommation modérée d'alcool peut diminuer le risque de dégénérescence cérébrale chez les personnes âgées, exception faite des porteurs d'une protéine sanguine spécifique -l'ApoE allele. L'étude publiée dans le Journal d'épidémiologie de mai a porté sur le suivi pendant 4 ans, de 1054 femmes et hommes originaires de Nantes, et âgés de 59 à 71 ans. Sur l'ensemble de l'échantillon, les patients qui consommaient deux à cinq verres d'alcool par jour ont été considérés comme des buveurs modérés.
A chaque étape de l'étude, les médecins ont administré aux patients, une série de tests neuro-psychologiques pour évaluer leurs fonctions cognitives. Les médecins ont découvert qu'au bout de 4 ans, les buveurs modérés avait un risque inférieur de 50% de développer une démence sénile par rapport aux abstinents et à ceux qui consommaient moins de deux verres par jour. Cela étant, "alors que la consommation d'alcool a été associée à une diminution du risque chez les personnes dépourvues d''ApoE allele", écrivent les auteurs, "une consommation même modérée accroît ce risque chez les porteurs d'ApoE allele".
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