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| L'action
antioxydante Le
dénominateur commun |
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Outre
son effet de protection vasculaire, de plus
en plus de recherches mettent en évidence
l'action antioxydante du vin. Les antioxydants
- dont font partie les vitamines E et C, de
même que les polyphénols - permettent à l'organisme
de lutter contre les radicaux libres, qui s'attaquent
entre autres aux membres des cellules
en oxydant les lipides qui les entourent.
On
sait aujourd'hui que l'oxydation des
LDL (appelées communément
le "mauvais cholestérol") est à l'origine des
problèmes cardiovasculaires. Par
ce mécanisme, entre autres, les
radicaux libres jouent un rôle
de première importance
dans le vieillissement accéléré
des tissus et la sénescence
chez l'homme.
Alors
que l'oxygène est nécessaire à
la vie, il est également toxique comme
le montrent des formes visibles de l'oxydation
comme la rouille. Il est donc essentiel que
l'organisme dispose à
tout moment de substances antioxydantes.
Avec l'âge, un déséquilibre
dans la production de radicaux libres se produit,
nécessitant un apport plus important
d'antioxydants par l'alimentation.
Par
ailleurs, alors qu'il a été démontré
que l'alcool, et dans une plus grande mesure les
polyphénols, jouent un rôle
de 'capteurs' de radicaux libres, tout est question
d'équilibre. En effet, de trop fortes
consommations d'alcool
induisent un stress oxydatif, puisque pour
métaboliser
de grandes quantités d'alcool, il
y a une induction d'enzymes qui produisent des radicaux
libres. C'est pour cette raison que selon un certain
nombre de chercheurs, le vin - qui
bénéficie
de propriétés antioxydantes - est
pourvu de l'antidote à l'alcool
qu'il contient.

Quelle est
l'action des radicaux libres sur l'organisme ?
"Les
radicaux libres sont les facteurs de
vieillissement de toute vie. Par exemple,
ils oxydent les lipides de toutes les
membranes,à travers lesquelles
seules certaines substances peuvent pénétrer.
Pour que ces substances puissent entrer,
il faut que les lipides de la membrane
soient souples, presque liquides. Elles
sont liquides en étant polyinsaturées.
Quand on oxyde les acides gras par les
radicaux libres, cette huile que constitue
la membrane devient du beurre ou du saindoux
et on empêche les entrées
et les sorties. Toute cellule fonctionne
de cette façon. Une cellule qui
ne peut plus créer ces transferts
vieillit à toute allure. La cosmétologie
a vite compris ce qu'elle pouvait tirer
de la lutte contre les radicaux libres,
puisqu'elle doit faire face à une
pression permanente du marché.
Cependant, la publicité qu'elle
en a faite a induit le public en erreur,
car les gens pensaient que les radicaux
libres ne venaient que de l'extérieur.
5 % de l'oxygène que nous inspirons
se transforme physiologiquement en radicaux
libres, dont nous avons besoin pour évacuer
les saletés que notre foie est
incapable d'oxyder avec de l'oxygène
moléculaire. Aujourd'hui, aucun
médecin n'a entendu parler des
radicaux libres, alors que le coiffeur
ou l'esthéticienne sont parfaitement
au courant".
Pr
Jack Masquelier
ETUDE
Mémoire
et capacité cognitives
Une étude réalisée
par l'Inserm et publiée
en 1997 dans le American Journal
of Epidemiology a montré
qu'une consommation modérée
d'alcool
était associée à un
meilleur fonctionnement des capacités
cognitives chez les femmes âgées.
Comme dans l'étude Paquid,
le vin était la principale
boisson alcoolisée consommée
par la population étudiée.
Les résultats ont montré que,
par rapport aux abstinentes, les
femmes qui consommaient au moins
deux verres de vin par jour avaient
2,5 fois plus de chances de figurer
parmi les premiers 10 % de femmes
ayant réalisé
un test de capacité neurologique.
L'étude a conclu, par ailleurs,
qu'une consommation faible ou modérée
d'alcool n'était pas associée à une
diminution des capacités
cognitives, ni chez les femmes
ni chez les hommes. |
Les effets
bénéfiques du vin ont été corrélés
à des maladies en apparence très
différentes. Les radicaux libres sont-ils
impliqués ?
"La
liste des pathologies dans lesquelles
on implique des phénomènes
radicalaires est énorme, touchant
des domaines tels les maladies cardiovasculaires,
les cancers, les problèmes inflammatoires,
ou l'arthrite-rhumatoïde. Il n'est
pas étonnant que des substances
agressives comme les radicaux libres
- qui détériorent et modifient
des molécules biologiques importantes
- se retrouvent dans un grand nombre
de pathologies. Dans le cas de la dégénérescence
maculaire liée à l'âge,
on pensait depuis quelque temps qu'un
phénomène radicalaire pouvait
intervenir, ce qui pourrait expliquer
l'effet bénéfique du vin
sur cette maladie. Une théorie
inflammatoire existe pour l'athérosclérose
et les phénomènes inflammatoires
sont souvent reliés à des
phénomènes de cancer. Des
points existent donc entre ces pathologies".
Pr
Denis Blache

"La mission
du vin est réelle en ce qui concerne
la prévention ou protection cardiovasculaire,
mais elle va bien au-delà et elle est
bien plus intéressante. L'effet du vin
devrait être considéré
comme préventif et non curatif. Il faut
boire un peu de vin, régulièrement
pour permettre
à l'organisme de disposer à tout
moment d'un outil prêt à lutter
contre une invasion de radicaux libres".
Pr
Jack Masquelier

Les
verres bien remplis des scientifiques
Pendant
longtemps, beaucoup d'études épidémiologiques
(c'est-à-dire statistiques) n'ont pas
distingué
les effets des trois grandes catégories
de boissons alcoolisées (vins, bières
et alcools forts). Il leur fallait donc trouver
une unité moyenne de mesure de la consommation
d'alcool. Entre le verre
"habituel" de whisky (5 cl à 40°, soit
16 g d'alcool) et le verre "habituel" de vin (8
cl de 12°, soit 8 g d'alcool).
Le
"verre" dont parlent les scientifiques est donc
depuis, généralement, un verre tous
alcools" contenant 12 g d'alcool. Dans le cas du
vin, cela correspond à
un verre contenant 12 centilitres à 12°.
C'est donc un verre "bien rempli" car, à ce
rythme-là, une bouteille de vin de 75 cl
est finie au sixième verre !
Le "verre
scientifique"
représente donc, en règle
générale, dans le cas du
vin, une fois et demi le "verre convivial"
servi à table, car "entre gens bien élevés",
on remplit généralement neuf
verres avec une bouteille de 75 cl, soit
8,3 cl par verre.
CEVISE,
1995
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Maladie
de Parkinson
Des chercheurs italiens ont établi que
le resvératrol multiplie par 7 l'activité et
l'efficacité
d'une enzyme, la mapkinase, qui stimule et
régénère les cellules
nerveuses. Alberto Bertelli et ses collègues
de l'Université de Milan ont testé cette
substance (lire page 11) sur des nerfs neuronaux
humains et ont découvert qu'elle faisait
pousser sur ces cellules de petites excroissances
par le biais des quelles les cellules pouvaient
se connecter les unes aux autres. Leurs résultats,
qui viennent d'être publiés dans
la Revue britannique New Scientist, suggèrent
qu'une consommation modérée de
vine est susceptible d'empêcher l'apparition
de certaines maladies liées au fonctionnement
du cerveau, comme celles d'Alzheimer et de
Parkinson.
Nota
: Bien que cette information ait été diffusée
par la très sérieuse Agence Reuters,
elle est à manier avec précaution
pour l'heure car le New Scientist ne fait pas
parti des revues médicales de renommée
internationale (lire page 2).
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