Vin
et Santé. Deux notions antagonistes...
ou complémentaires ?
Depuis
la deuxième guerre mondiale, les effets
bénéfiques d'une consommation
modérée de vin ont été
occultés par des discours antialcooliques,
par un amalgame entre consommation modérée
et consommation excessive. Les scientifiques
apportent aujourd'hui la confirmation de ce qu'avaient
constaté les Anciens.
Les
grandes
études épidémiologiques portant
sur des dizaines de milliers de personnes dans
le monde entier convergent vers une même
conclusion : la consommation modérée
de vin joue un rôle indéniable dans
la protection cardiovasculaire et certainement
dans nombre d'autres maladies graves du monde
occidental.
Cette édition
spéciale de La Journée Vinicole
s'inscrit dans le cadre d'une stratégie
globale de communication, stratégie pour
laquelle nous rendons hommage au Dr Jean
Féraud, président du COREVI, à
son conseiller Pierre Leclerc et à tous
les partenaires qu'ils savent rassembler, autant
autour d'actions ponctuelles que dans la réflexion
sur le long terme. Pendant trente ans et jusqu'en
1991, la prudence des chercheurs et des médecins à communiquer
les résultats des études, et la volonté même
des Instances de santé publique de promouvoir
un message contraire, ont empêché que
le grand public soit informé
des conclusions toujours plus précises et
d'une portée toujours plus grande.
Bien
sûr, des concurrences internes à la
communauté
scientifique et des motivations prohibitionnistes
donneront toujours naissance à des remises
en cause des conclusions positives des recherches
en faveur du vin. Mais les preuves de cet effet
bénéfique sont aujourd'hui tellement
indiscutables et les perspectives ouvertes par
la démonstration des pouvoirs antioxydants
du vin si encourageantes, que la voie semble bel
et bien tracée pour que les connaissances
actuelles soient encore étendues.
A
condition bien sûr que la filière
vitivinicole soit convaincue, elle-même,
de la complémentarité entre le
vin et la santé, dans laquelle peut s'exprimer
pleinement le patrimoine culturel et gastronomique
du vin, et où la notion de plaisir prend
une place légitime.
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