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    Vin & Société
Bilan positif pour le pavillon du vin
(11/03/2011) © La Journée Vinicole

Présent pour la première année au Salon International de l’Agriculture,
Vin & Société annonce avoir accueilli plus de 2000 visiteurs venus assister aux différentes animations


Inauguré par M. Bruno Le Maire, le Pavillon du Vin avait pour objectif de rappeler au grand public comme aux décideurs, la place de premier rang qu’occupe le vin dans le paysage français tant au niveau économique que touristique. Au travers de conférences, de dégustations et d’ateliers pédagogiques, Vin & Société proposait de faciliter l’approche du vin, tout en rappelant l’engagement de la filière en matière de prévention et de consommation responsable.
Pour ces rencontres, Vin & Société avait choisi des experts reconnus, désireux de partager leur connaissance du vin, mais aussi les subtilités de la dégustation, des astuces de cuisine ou encore l’art d’accorder mets et vins.
Un message bien accueilli par les 2000 participants aux animations et par les nombreuses personnalités politiques, qui n’ont pas manqué de faire une station sur le pavillon.
Le succès de cette initiative marque l’intérêt des Français pour le vin, sa culture, ses terroirs, ses traditions. Il conforte également Vin & Société dans sa mission d’information en terme de consommation responsable et de valorisation de l’ensemble de la filière viti-vinicole.

Créée en 2004, Vin & Société est la seule structure qui fédère et représente l’ensemble des acteurs de la filière viticole française : production, négoce et interprofessions. Composée de 29 membres (7 organisations nationales, 22 organisations professionnelles régionales), cette association de loi 1901 est l’interlocuteur du public sur tous les sujets de société touchant au vin pour la santé, la prévention, la société, ou l’art de vivre.




L’importance du rythme de consommation une nouvelle fois démontrée
(07/12/2010) © La Journée Vinicole

Une nouvelle étude publiée le 23 novembre dans le prestigieux « British Medical Journal » donne raison à la consommation modérée et quotidienne, de type méditerranéen. L’étude, menée sous la direction du Dr Jean-Bernard Ruidavets, a comparé les habitudes de consommation d’alcool chez des hommes d’un certain âge en France et en Irlande du Nord. Elle révèle que, même si en termes de quantité d’alcool, les Français consomment davantage, ils souffrent beaucoup moins que les Irlandais de maladies coronariennes. En cause : les habitudes de consommation en Irlande, où le « binge drinking » est courant. Les chercheurs ont trouvé que les hommes qui buvaient plus de 50g d’alcool en une seule occasion de consommation (soit environ 5 verres de vin) présentaient près de deux fois le risque de souffrir d’un infarctus du myocarde ou de mourir de maladie coronarienne que les consommateurs réguliers. Au total, 2 405 hommes à Belfast et 7 373 hommes dans trois centres français (Lille, Strasbourg, Toulouse) ont été suivis pendant dix ans. Il s’avère que 60,5% des hommes en Irlande du Nord et 90,6% des Français buvaient des boissons alcooliques au moins une fois par semaine. Parmi les buveurs, 12% des hommes à Belfast buvaient de l’alcool tous les jours contre 75% des Français. La consommation moyenne s’est élevée à 22,1g d’alcool par jour en Irlande et 32,8g par jour en France. Pour ce qui est des buveurs de type « binge », si cette population concernait 9,4% des Irlandais, elle ne représentait que 0,5% des Français. L’étude montre aussi que les abstinents présentaient un risque plus élevé de maladies cardiaques que les consommateurs réguliers ou même des buveurs de type « binge ».
D’après l’International Scientific Forum on Alcohol Research » dont fait partie le Dr Curtis Ellison, si le lien entre la consommation modérée d’alcool et une moindre fréquence de maladies cardiovasculaires est démontré depuis de nombreuses années, les études plus récentes mettent l’accent sur les habitudes de consommation, c’est-à-dire, l’importance d’une consommation régulière par rapport à la consommation épisodique et importante. Par ailleurs, le Forum insiste sur l’importance du vin dans l’étude du Dr Ruidavets.
Référence: http://www.bmj.com/content/341/bmj.c6077




Vin et Santé : pas un mythe
On ne manipule pas le public comme on veut
(03/12/2010) © La Journée Vinicole

Suivant le principe consacré de « qui ne dit mot consent », plusieurs professionnels ont réagi fortement à un article paru le mois dernier dans le magazine Version Femina, sous le titre pour le moins provocateur de « Vin et Santé, la fin d’un mythe ». Article dans lequel, d’un coup de stylo, la chroniqueuse santé de France 2, Christine Ballestrero, balayait des centaines d’études confirmant les bienfaits d’une consommation modérée d’alcool et de vin, pour affirmer que « rien ne permet de conclure » que la meilleure santé des « petits buveurs » par rapport aux gros consommateurs et aux abstinents ne soit due à l’alcool. Ce serait plutôt dû à des facteurs de confusion, comme les niveaux socioprofessionnels ou l’activité physique…
Suite à la publication de cet article truffé de contrevérités et d’erreurs flagrantes – l’augmentation du taux d’alcool dans les vins ces dernières années favoriserait la dépendance, par exemple – plusieurs professionnels et l’association Vin et Société ont obtenu la parution d’un droit de réponse, paru ce week-end. Dans un courrier adressé au magazine, Marie-Christine Tarby, présidente de Vin et Société, précise qu’au niveau scientifique « aucune étude n’est… développée pour contrer les conclusions initiales [NDLR, du Paradoxe français], mais bien pour les enrichir ou les amender ». Pour sa part, Jean-Benoît Cavalier, président du Syndicat de l’AOC Languedoc, s’insurge contre les propos tenus par la journaliste à l’encontre des vins du Languedoc, rappelant que la chaptalisation dénoncée dans l’article n’est pas pratiquée dans la région et que les produits chimiques, dénoncés aussi, sont interdits dans le vin. « Seuls les sulfites sont effectivement autorisés et utilisés, ainsi que cela est indiqué sur les étiquettes ».
Marie-Madeleine Caillet, première vice-présidente de l’Union des œnologues rappelle que l’augmentation des degrés d’alcool dans les vins est à imputer au changement climatique et non à une manipulation du processus de vinification à des fins économiques, comme l’affirme la journaliste. Enfin, Michel Bourzeix, dont les propos ont été plus que manipulés, eux, a fait une mise au point, précisant les conditions rigoureuses dans lesquelles le vin est élaboré.
Il est toutefois encourageant de lire les commentaires postés à la suite de l’article, par de simples lecteurs, qui dénoncent le caractère trompeur des propos tenus par Christine Ballestrero et sa méconnaissance évidente du sujet. Le public ne tolère pas une tentative aussi grossière de le manipuler. C’est une bonne nouvelle pour la filière.




Etats-Unis
Les bienfaits du vin toujours reconnus
(03/12/2010) © La Journée Vinicole

De l’autre côté de l’Atlantique, et comme pour répondre à l’article de Version Femina, le French Paradox et les informations positives sur les bienfaits d’une consommation modérée de vins sur la santé sont loin d’avoir dit leur dernier mot. En effet, d’après une étude que vient de publier la société Mintel, 85% des consommateurs américains estiment que la consommation modérée peut être bonne pour la santé. Par ailleurs, 87% des consommateurs pensent que le vin rouge, consommé modérément, peut avoir des effets bénéfiques sur le cœur, contre 44% qui pensent la même chose pour le vin blanc. Enfin, 74% des consommateurs de vins sont d’accord avec l’affirmation que, sur le plan de la santé, mieux vaut boire du vin en modération que de la bière. « Le vin, notamment le vin rouge, a toujours bénéficié d’une aura positive vis-à-vis de la santé en raison des effets présumés des antioxydants » a observé Garima Goel Lal, analyste en chef auprès de Mintel. Pour celui-ci, les bienfaits d’une consommation modérée de vin pour la santé s’inscrivent dans le cadre d’une tendance globale des consommateurs à vouloir manger et boire sainement.
La période des fêtes de fin d’année, y compris le « Thanskgiving » du 25 novembre, est propice aussi à la consommation de vin. Selon Mintel, 66% des consommateurs boivent fréquemment du vin lors des fêtes et occasions particulières contre 22% qui disent consommer souvent du vin dans des bars. « La consommation de vins augmente pendant les fêtes, de même que la dépense moyenne consacrée à l’achat d’une bouteille » note Garima Goel Lal. « La somme moyenne consentie pour une occasion particulière ou une fête s’élève à 26,71 $ la bouteille, montant qui baisse de 4 $ lorsque les consommateurs achètent du vin au restaurant ou en boîte de nuit ».
Enfin, l’étude révèle également les facteurs de motivation dans le choix des vins. Ainsi, 59% des consommateurs disent toujours choisir les vins qu’ils connaissent – les chardonnay, merlot et autres zinfandel – tandis que 26% d’entre eux affirment se décider après avoir dégusté un vin sur le lieu de vente, et 35% se disent essentiellement motivés par le prix.




Vin et Santé : pas un mythe
On ne manipule pas le public comme on veut
(30/11/2010) © La Journée Vinicole

Suivant le principe consacré de « qui ne dit mot consent », plusieurs professionnels ont réagi fortement à un article paru le mois dernier dans le magazine Version Femina, sous le titre pour le moins provocateur de « Vin et Santé, la fin d’un mythe ». Article dans lequel, d’un coup de stylo, la chroniqueuse santé de France 2, Christine Ballestrero, balayait des centaines d’études confirmant les bienfaits d’une consommation modérée d’alcool et de vin, pour affirmer que « rien ne permet de conclure » que la meilleure santé des « petits buveurs » par rapport aux gros consommateurs et aux abstinents ne soit due à l’alcool. Ce serait plutôt dû à des facteurs de confusion, comme les niveaux socioprofessionnels ou l’activité physique…
Suite à la publication de cet article truffé de contrevérités et d’erreurs flagrantes – l’augmentation du taux d’alcool dans les vins ces dernières années favoriserait la dépendance, par exemple – plusieurs professionnels et l’association Vin et Société ont obtenu la parution d’un droit de réponse, paru ce week-end. Dans un courrier adressé au magazine, Marie-Christine Tarby, présidente de Vin et Société, précise qu’au niveau scientifique « aucune étude n’est… développée pour contrer les conclusions initiales [NDLR, du Paradoxe français], mais bien pour les enrichir ou les amender ». Pour sa part, Jean-Benoît Cavalier, président du Syndicat de l’AOC Languedoc, s’insurge contre les propos tenus par la journaliste à l’encontre des vins du Languedoc, rappelant que la chaptalisation dénoncée dans l’article n’est pas pratiquée dans la région et que les produits chimiques, dénoncés aussi, sont interdits dans le vin. « Seuls les sulfites sont effectivement autorisés et utilisés, ainsi que cela est indiqué sur les étiquettes ».
Marie-Madeleine Caillet, première vice-présidente de l’Union des œnologues rappelle que l’augmentation des degrés d’alcool dans les vins est à imputer au changement climatique et non à une manipulation du processus de vinification à des fins économiques, comme l’affirme la journaliste. Enfin, Michel Bourzeix, dont les propos ont été plus que manipulés, eux, a fait une mise au point, précisant les conditions rigoureuses dans lesquelles le vin est élaboré.
Il est toutefois encourageant de lire les commentaires postés à la suite de l’article, par de simples lecteurs, qui dénoncent le caractère trompeur des propos tenus par Christine Ballestrero et sa méconnaissance évidente du sujet. Le public ne tolère pas une tentative aussi grossière de le manipuler. C’est une bonne nouvelle pour la filière.




Etats-Unis
Les bienfaits du vin toujours reconnus
(30/11/2010) © La Journée Vinicole

De l’autre côté de l’Atlantique, et comme pour répondre à l’article de Version Femina, le French Paradox et les informations positives sur les bienfaits d’une consommation modérée de vins sur la santé sont loin d’avoir dit leur dernier mot. En effet, d’après une étude que vient de publier la société Mintel, 85% des consommateurs américains estiment que la consommation modérée peut être bonne pour la santé. Par ailleurs, 87% des consommateurs pensent que le vin rouge, consommé modérément, peut avoir des effets bénéfiques sur le cœur, contre 44% qui pensent la même chose pour le vin blanc. Enfin, 74% des consommateurs de vins sont d’accord avec l’affirmation que, sur le plan de la santé, mieux vaut boire du vin en modération que de la bière. « Le vin, notamment le vin rouge, a toujours bénéficié d’une aura positive vis-à-vis de la santé en raison des effets présumés des antioxydants » a observé Garima Goel Lal, analyste en chef auprès de Mintel. Pour celui-ci, les bienfaits d’une consommation modérée de vin pour la santé s’inscrivent dans le cadre d’une tendance globale des consommateurs à vouloir manger et boire sainement.
La période des fêtes de fin d’année, y compris le « Thanskgiving » du 25 novembre, est propice aussi à la consommation de vin. Selon Mintel, 66% des consommateurs boivent fréquemment du vin lors des fêtes et occasions particulières contre 22% qui disent consommer souvent du vin dans des bars. « La consommation de vins augmente pendant les fêtes, de même que la dépense moyenne consacrée à l’achat d’une bouteille » note Garima Goel Lal. « La somme moyenne consentie pour une occasion particulière ou une fête s’élève à 26,71 $ la bouteille, montant qui baisse de 4 $ lorsque les consommateurs achètent du vin au restaurant ou en boîte de nuit ».
Enfin, l’étude révèle également les facteurs de motivation dans le choix des vins. Ainsi, 59% des consommateurs disent toujours choisir les vins qu’ils connaissent – les chardonnay, merlot et autres zinfandel – tandis que 26% d’entre eux affirment se décider après avoir dégusté un vin sur le lieu de vente, et 35% se disent essentiellement motivés par le prix.




Humeur de l'Hebdo
Feux et contre-feux
(29/10/2010) © La Journée Vinicole

Rares sont les semaines où n’apparaissent des études relatives aux effets délétères ou non de la consommation d’alcool.
Il y a quelques jours, nous relations dans nos colonnes (journaux n°22705 et n°22712) l’absence d’effets nocifs d’une consommation modérée d’alcool durant la grossesse, révélée par une enquête britannique (« Journal of Epidemiology and Community Heath ») et une étude australienne (Revue « Pediatrics »). Ces deux études concluaient que la consommation faible ou très modérée occasionnelle d’alcool pendant la grossesse n’entraînait pas de dommage chez l’enfant.
Cette semaine, la presse fait état d’une nouvelle étude réalisée au Danemark (Revue « Human Reproduction ») démontrant une corrélation positive entre la consommation même faible, (un verre par jour) de femme sdurant leur grossesse et la baisse significative du nombre moyen des spermatozoïdes de leur progéniture.
Le problème de ces études quels que soient leurs résultats, c’est qu’elles sont le fruit d’observation de panels plus ou moins importants sur lesquels sont pris en compte un nombre déterminé de critères. La présence ou non d’anomalies sur les sujets est ensuite recoupée avec un certain nombre de paramètres existentiels, environnementaux, physiologiques et psychologiques. Mais quelle pertinence peuvent avoir ces corrélations positives ou négatives observées ? En fait ce ne sont que des constats, qui doivent ensuite, faire l’objet d’études en laboratoire pour déterminer s’il y a effectivement un réel lien de cause à effet. Ces études de type épidémiologiques ne sont donc que des éléments d’alerte, qui doivent être pris comme tels, sans pouvoir entrainer de conclusion définitive.
Au stade actuel de la science, il n’y a à ce jour que peu de certitudes, si ce n’est celle de l’excès. Trop d’alcool, comme trop de vin, (mais le constat est systématique pour tous les nutriments) sont dangereux pour la santé.
Par contre, à ce jour, une très grande quantité d’études ont prouvé qu’une consommation modérée de vin pouvait avoir des effets bénéfiques dans plusieurs domaines physiologiques, sur une majorité d’individus. Pour les autres conclusions, il faudra encore beaucoup de temps, pour parvenir à des certitudes.
Dans cette attente, on n’a pas fini de voir déferler, quantité de considérations autoproclamées qui vont continuer à constater avec plus ou moins de pertinence tout et son contraire.

R.A.




Vin et grossesse, suite
(22/10/2010) © La Journée Vinicole

Quelques jours seulement après la publication des résultats d’une étude britannique sur le même sujet (lire notre édition du 15 octobre), une étude australienne vient confirmer l’absence de lien entre une consommation faible à modérée d’alcool pendant la grossesse et des anomalies chez les nouveau-nés. Si l’on sait qu’une consommation élevée d’alcool pendant la grossesse est liée à des effets négatifs sur le fœtus, l’impact d’une consommation modérée a été stigmatisé sans qu’il n’y ait de preuves établissant un quelconque effet néfaste. De façon empirique, on observe même le contraire. Grâce à des études récentes, il semble de plus en plus évident que le fait de consommer un ou deux verres par semaine ou par occasion de consommation n’entraîne pas d’effets néfastes sur l’enfant. L’étude australienne, publiée dans la revue « Pediatrics » (O’Leary et al. Pediatrics.2010; 126: 843-850), porte sur une population basée en Australie occidentale mais arrive à la même conclusion que l’étude britannique. Elle révèle, en effet, que chez des femmes ayant accouché entre 1995 et 1997, celles qui ont consommé moins de 7 verres (10g d’alcool) par semaine ou pas plus de deux verres par occasion de consommation n’ont pas donné naissance à des enfants présentant des anomalies à la naissance.
Ces conclusions, qui portent sur des niveaux de consommation plus élevés que dans l’étude britannique, font dire aux chercheurs que la consommation faible à modérée d’alcool pendant la grossesse n’entraîne pas de dommages chez l’enfant.




Humeur du jour
Confirmation de l’innocuité d’une consommation modérée pendant la grossesse
(21/10/2010) © La Journée Vinicole

Quelques jours seulement après la publication des résultats d’une étude britannique sur le même sujet (lire notre édition du 15 octobre), une étude australienne vient confirmer l’absence de lien entre une consommation faible à modérée d’alcool pendant la grossesse et des anomalies chez les nouveau-nés. Si l’on sait qu’une consommation élevée d’alcool pendant la grossesse est liée à des effets négatifs sur le fœtus, l’impact d’une consommation modérée a été stigmatisé sans qu’il n’y ait de preuves établissant un quelconque effet néfaste. De façon empirique, on observe même le contraire. Grâce à des études récentes, il semble de plus en plus évident que le fait de consommer un ou deux verres par semaine ou par occasion de consommation n’entraîne pas d’effets néfastes sur l’enfant. L’étude australienne, publiée dans la revue « Pediatrics » (O’Leary et al. Pediatrics.2010; 126: 843-850), porte sur une population basée en Australie occidentale mais arrive à la même conclusion que l’étude britannique. Elle révèle, en effet, que chez des femmes ayant accouché entre 1995 et 1997, celles qui ont consommé moins de 7 verres (10g d’alcool) par semaine ou pas plus de deux verres par occasion de consommation n’ont pas donné naissance à des enfants présentant des anomalies à la naissance. Ces conclusions, qui portent sur des niveaux de consommation plus élevés que dans l’étude britannique, font dire aux chercheurs que la consommation faible à modérée d’alcool pendant la grossesse n’entraîne pas de dommages chez l’enfant.




Vin et santé
L'art de dire et d'écrire n'importe quoi sur le vin…
(18/10/2010) © La Journée Vinicole

Nous ne pouvons nous empêcher de revenir sur l’article d’une de nos consœurs qui sévit en tant que « Coach forme » dans TV Magazine, un supplément distribué par certains titres de la presse nationale et régionale.
Son titre est volontairement racoleur : « Vin et santé, La fin d’un mythe ; vous pensiez qu’un ou deux verres de vin rouge par jour étaient bons pour le cœur ? Erreur... ».
Pour parvenir à ses fins la conseillère santé, s’il vous plaît, rappelle une étude, parue en juin, qu’elle considère être la dernière (il y en a quasiment chaque semaine...). Elle cite le nom de la publication, qui scientifiquement est loin d’être au top puisqu’elle ne fait pas partie du 1er décile. Elle a été copilotée par deux professeurs parisiens de La Pitié-Salpétrière. Cette étude, dans ses conclusions, constatait que « les petits buveurs de vin sont en meilleure santé, que les abstinents ou que les gros buveurs » mais elle considérait que « rien pour l’instant ne permettait de conclure que c’est grâce à l’alcool ». Jusque-là rien d’anormal. Les professeurs, si c’est eux qui s’expriment, constataient : « En revanche les niveaux socioprofessionnels et d’activité physique plus élevés, pourraient expliquer le phénomène ». Soit, une façon élégante de dire que l’on a cherché et que l’on n'a rien trouvé, pour argumenter sur ce que l’on voulait démontrer.
Face, à ce vide notre coach, elle, n’hésite pas. Si ce n’est pas bon, c’est donc mauvais, et d’écrire : « ce qui vient conforter la dernière expertise de l’Institut national du cancer (Inca) qui montre que non seulement les boissons alcoolisées – dont le vin – ne protègent pas des cancers, mais que, même à petites doses, elles augmentent les risques ». Voilà, c’est balancé ! C.Q.F.D, il n’y a plus de référence, mais une seule certitude elle aussi mythique... le vin est dangereux. Cette suite d’assertions débiles ne lui suffisant pas, notre coach, pour enfoncer le clou, est allée recueillir un autre avis éclairé. Non pas auprès d’un chercheur en activité, mais auprès du bon professeur à la retraite Michel Bourzeix, directeur de recherche honoraire à l’Inra. Sans vouloir mettre en cause les facultés intellectuelles de ce spécialiste, on peut douter qu’il soit responsable de tous les propos que notre coach journaliste lui attribue. On sait qu’il est adepte d’un vin correctement alcoolisé et qu’il déplore l’augmentation du degré alcoolique moyen. Soit. Par contre quand il déclare « il y a cinquante ans, le taux d’alcool avoisinait 8 à 9° », il faut lui rappeler que le vin à 8° n’a jamais existé ! Mais le plus étonnant est à venir. Si le taux alcoolique est si élevé... c’est trop beau on ne peut que citer : …« Pour des raisons économiques, on a considérablement raccourci la durée de macération des raisins avec, à la clé, un vin de moins bonne qualité, auquel on doit ajouter des produits chimiques et du sucre de betterave (qui élève le taux d’alcool) pour le stabiliser et lui permettre de se défendre contre les bactéries entre autres ». L’on approche le niveau zéro de réflexion, mais pour parachever ce chef-d’œuvre et aboutir aux réflexions d’un encéphalogramme quasi plat : « Ces taux d’alcool élevés sont non seulement regrettables pour notre santé, mais ils favorisent aussi l’accoutumance ». Ce passage, on ne sait de quel cerveau torturé il a pu échapper... de Bourzeix ou du coach ?
Voilà le travail. Quelques faits noyés dans beaucoup d’approximations et de contre-vérités relevés dans un article d’une presse qui vend, se vend et sait vendre. Ce genre d’article remplit des pages entières de magazines « people », pour le plus grand plaisir de leurs lecteurs qui n’attendent que des recettes faciles, pour tout voir, tout avoir, tout savoir sans aucun effort, ni réflexion. N’a-t-on pas ce qu’on mérite ?
Épilogue, à cette saillie sur l’indigence journalistique, la perte de toute déontologie et l’absence quasi totale d’investigation dans cette profession, nous reconnaîtrons que nous-mêmes, ne sommes pas toujours des parangons de toutes ces vertus, quand nous développons des thèses inverses. Mais sans être chauvins, nos écrits, parfois rédigés dans la précipitation se montrent toutefois, moins péremptoires, moins diaboliques et sans raccourcis hâtifs.
Un des problèmes de la presse, c’est de servir de l’information dans ces domaines spécialisés, sur lesquels aucune vérité scientifique n’est encore établie avec certitude. D’où le recours à des spécialistes qui n’en sont pas, des assertions sans queue ni tête et des raccourcis débilitants, pour tenter de produire des textes d’information et de vulgarisation qui deviennent souvent des galimatias de contre-vérités avérées, voire de mensonges de bonne ou de mauvaise foi, ou des amphigouris servis prédigérés truffés d’interprétations fantaisistes ou de contresens.

R.A.




Vin et Santé
Un nouveau American Paradox ?
(03/09/2010) © La Journée Vinicole

Depuis le French Paradox, le vin a fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques démontrant ses vertus sur la santé. Malheureusement, les contre-feux allumés par les ligues de tous poils ont, depuis, plus braqués les feux des rampes médiatiques sur les méfaits de l’alcool que sur ses avantages.
L’étude qui vient d’être publiée aux USA, va‑t‑elle pour une fois renverser la tendance ?


Le poids chez la femme est un phénomène existenciel qui prend souvent des aspects obsessionnels, voire dramatiques. Et le phénomène dans ce cas, ne s’améliore pas avec l’âge. Bien au contraire, l’après cinquante ans ayant tendance dans la plupart des cas à corser le problème. Cette vision très occidentale revet un caractère encore plus marqué aux USA, compte tenu du taux élevé de l’obésité.
Les choses vont-elles évoluer avec les résultats de cette nouvelle recherche ?

Selon une étude scientifique américaine, la consommation modérée d’alcool, et notamment de vin rouge, peut aider les femmes de 39 à 50 ans à limiter leur prise de poids au fil du temps.
Depuis des décennies, les femmes soucieuses de leur ligne, savent ou ont constaté que les boissons alcoolisées ne sont pas leur meilleur allié. Cela va-t-il changer ? Selon une équipe de chercheurs de Boston (Brigham and Women’s Hospital et Harvard School of Public Health), boire modérément et régulièrement des boissons alcoolisées pourrait aider les femmes de moins de 50 ans à limiter l’accumulation de kilos superflus au fur et à mesure des années.
Les femmes qui ont consommé entre 5 et 15 g d’alcool par jour ont vu leur risque réduit de 14% et celles qui ont bu entre 15 g et 30 g d’alcool par jour ont diminué leur risque d’être en surpoids de 30%, par rapport aux abstinentes. Cette quantité de 15 à 30 g d’alcool représente environ deux verres de vins par jour, quantité « prescrite » par la plupart des praticiens pour éviter tout excès et recueillir les effet bénéfiques.
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont étudié les données concernant plus de 19 000 femmes américaines âgées de plus de 39 ans, non atteintes de maladies cardio-vasculaires, de diabète sucré ou de cancer et dont l’indice de masse corporelle était normal. Ces femmes ont été suivies durant 13 ans, et devaient indiquer régulièrement leur consommation de boissons alcoolisées.
A la suite de cette étude, 41,3% de ces femmes ont présenté un surpoids au terme du suivi, alors qu’elles atteignaient l’âge de 50 ans. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser au vu des calories présentes dans l’alcool, celles qui ont pris le plus de poids ont été les femmes s’abstenant de consommer des boissons alcoolisées. « Nous avons constaté une relation inversement proportionnelle entre la quantité d’alcool bue et le poids pris par les femmes tout au long des 13 ans de suivi, indiquent les chercheurs. Par rapport aux femmes abstinentes, les femmes de poids normal au début de l’étude et qui ont déclaré boire des boissons alcoolisées de façon modérée ont pris moins de poids et ont eu un risque plus faible d’être en surpoids ou obèse à la fin du suivi ».

Les chercheurs du Brigham and Women’s Hospital et de la Harvard School of Public Health soulignent que d’autres recherches doivent être menées afin d’en savoir plus sur le rôle de la consommation de boissons alcoolisées et le métabolisme chez la femme, comme chez l’homme d’ailleurs.
Il reste également à mieux identifier quels facteurs comportementaux, génétiques ou physiologiques peuvent avoir une influence sur les effets de l’alcool.
Si l’étude s’est contentée dans un premier temps de relever la présence d’alcool, dans la consommation, elle s’est ensuite affinée pour mieux cerner le type d’alcool consommé.
Et là, c’est le vin rouge qui semble, une nouvelle fois dans cette étude, montrer la plus grande efficacité pour limiter la prise de poids par rapport aux autres boissons alcoolisées.
Cette donnée vient d’ailleurs corroborer les résultats d’une autre étude présentée en 2008 par des spécialistes en endocrinologie de l’université d’Ulm en Allemagne. Les chercheurs Martin Wabitsch et Pamela Fischer-Posovsky avaient à l’époque démontré que le resvératrol du vin rouge pouvait être une nouvelle arme dans la lutte contre l’obésité.
Ce puissant anti-oxydant présent dans les tanins du vin est capable selon les chercheurs allemands d’agir contre le stockage pathologique des graisses dans l’organisme. Ils avaient également constaté que le resvératrol avait réduit la production de molécules impliquées dans des pathologies liées à l’obésité comme dans celle du diabète.
Il s’agit une nouvelle fois de recherches, dont les résultats devront être confrontés avec d’autres études. Mais, qu'il s’agisse des polyphénols, maintenant du resvératrol, les indices se recoupent pour confirmer le statut particulier du vin, dont la composition comporte un ensemble d’éléments qui concourrent à un développement et un maintien harmonieux de la physiologie de l’individu quand il en est fait bon usage.
Puissent ces nouvelles données contribuer à replacer le vin dans un contexte aussi positif qu’il connut, quand Pasteur, chimiste, physicien et pionnier de la microbiologie déclarait déjà au XIXe siècle « le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ».




Vin et Santé
French paradox II : le retour ?
(30/08/2010) © La Journée Vinicole

Depuis le French Paradox, le vin a fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques démontrant ses vertus sur la santé. Malheureusement, les contre-feux allumés par les ligues de tous poils ont, depuis, plus braqués les feux des rampes médiatiques sur les méfaits de l’alcool que sur ses avantages.
L’étude qui vient d’être publiée aux USA, va-t-elle pour une fois renverser la tendance ?


Le poids chez la femme est un phénomène existenciel qui prend souvent des aspects obsessionnels, voire dramatiques. Et le phénomène dans ce cas, ne s’améliore pas avec l’âge. Bien au contraire, l’après cinquante ans ayant tendance dans la plupart des cas à corser le problème. Cette vision très occidentale revet un caractère encore plus marqué aux USA, compte tenu du taux élevé de l’obésité.
Les choses vont-elles évoluer avec les résultats de cette nouvelle recherche ?

Limiter la prise de poids au fil du temps

Selon une étude scientifique américaine, la consommation modérée d’alcool, et notamment de vin rouge, peut aider les femmes de 39 à 50 ans à limiter leur prise de poids au fil du temps.
Depuis des décennies, les femmes soucieuses de leur ligne, savent ou ont constaté que les boissons alcoolisées ne sont pas leur meilleur allié. Cela va-t-il changer ? Selon une équipe de chercheurs de Boston (Brigham and Women’s Hospital et Harvard School of Public Health), boire modérément et régulièrement des boissons alcoolisées pourrait aider les femmes de moins de 50 ans à limiter l’accumulation de kilos superflus au fur et à mesure des années.
Les femmes qui ont consommé entre 5 et 15 g d’alcool par jour ont vu leur risque réduit de 14% et celles qui ont bu entre 15 g et 30 g d’alcool par jour ont diminué leur risque d’être en surpoids de 30%, par rapport aux abstinentes. Cette quantité de 15 à 30 g d’alcool représente environ deux verres de vins par jour, quantité « prescrite » par la plupart des praticiens pour éviter tout excès et recueillir les effet bénéfiques.
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont étudié les données concernant plus de 19 000 femmes américaines âgées de plus de 39 ans, non atteintes de maladies cardio-vasculaires, de diabète sucré ou de cancer et dont l’indice de masse corporelle était normal. Ces femmes ont été suivies durant 13 ans, et devaient indiquer régulièrement leur consommation de boissons alcoolisées.
A la suite de cette étude, 41,3% de ces femmes ont présenté un surpoids au terme du suivi, alors qu’elles atteignaient l’âge de 50 ans. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser au vu des calories présentes dans l’alcool, celles qui ont pris le plus de poids ont été les femmes s’abstenant de consommer des boissons alcoolisées. « Nous avons constaté une relation inversement proportionnelle entre la quantité d’alcool bue et le poids pris par les femmes tout au long des 13 ans de suivi, indiquent les chercheurs. Par rapport aux femmes abstinentes, les femmes de poids normal au début de l’étude et qui ont déclaré boire des boissons alcoolisées de façon modérée ont pris moins de poids et ont eu un risque plus faible d’être en surpoids ou obèse à la fin du suivi ».

Le resvératrol contre le stockage des graisses ?

Les chercheurs du Brigham and Women’s Hospital et de la Harvard School of Public Health soulignent que d’autres recherches doivent être menées afin d’en savoir plus sur le rôle de la consommation de boissons alcoolisées et le métabolisme chez la femme, comme chez l’homme d’ailleurs.
Il reste également à mieux identifier quels facteurs comportementaux, génétiques ou physiologiques peuvent avoir une influence sur les effets de l’alcool.
Si l’étude s’est contentée dans un premier temps de relever la présence d’alcool, dans la consommation, elle s’est ensuite affinée pour mieux cerner le type d’alcool consommé.
Et là, c’est le vin rouge qui semble, une nouvelle fois dans cette étude, montrer la plus grande efficacité pour limiter la prise de poids par rapport aux autres boissons alcoolisées.
Cette donnée vient d’ailleurs corroborer les résultats d’une autre étude présentée en 2008 par des spécialistes en endocrinologie de l’université d’Ulm en Allemagne. Les chercheurs Martin Wabitsch et Pamela Fischer-Posovsky avaient à l’époque démontré que le resvératrol du vin rouge pouvait être une nouvelle arme dans la lutte contre l’obésité.
Ce puissant anti-oxydant présent dans les tanins du vin est capable selon les chercheurs allemands d’agir contre le stockage pathologique des graisses dans l’organisme. Ils avaient également constaté que le resvératrol avait réduit la production de molécules impliquées dans des pathologies liées à l’obésité comme dans celle du diabète.
Il s’agit une nouvelle fois de recherches, dont les résultats devront être confrontés avec d’autres études. Mais, qu'il s’agisse des polyphénols, maintenant du resvératrol, les indices se recoupent pour confirmer le statut particulier du vin, dont la composition comporte un ensemble d’éléments qui concourrent à un développement et un maintien harmonieux de la physiologie de l’individu quand il en est fait bon usage.
Puissent ces nouvelles données contribuer à replacer le vin dans un contexte aussi positif qu’il connut, quand Pasteur, chimiste, physicien et pionnier de la microbiologie déclarait déjà au XIXe siècle « le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ».




Wine in Moderation, Art de Vivre
Le secteur respecte ses engagements, mais il reste encore beaucoup à faire
(12/07/2010) © La Journée Vinicole

Dans le cadre de l’assemblée générale du Comité européen des entreprises vins, qui s’est tenue le 8 juillet à Bruxelles, le secteur européen du vin a présenté son rapport sur la mise en œuvre des nombreuses activités menées par les parties prenantes du secteur et autres partenaires pour mettre en œuvre le programme Wine in Moderation, Art de Vivre, aux niveaux européen et national. Ce rapport offre une vue détaillée des initiatives entreprises par le secteur européen du vin dans au moins huit Etats membres ainsi qu’au niveau européen, conformément à l’engagement du secteur vitivinicole à surveiller et à rendre compte avec transparence des actions volontairement menées dans le cadre du Forum Alcool et Santé. Ce « forum d’action », créé en 2007 par la Commission européenne et les parties prenantes concernées, constitue la pierre angulaire de la stratégie européenne visant à aider les Etats membres à réduire les dommages liés à l’alcool.
Il y a deux ans, la filière lançait le vaste programme « Wine in Moderation, Art de Vivre », visant à promouvoir la modération et la responsabilité dans la consommation de vin, et contribuer ainsi à réduire la consommation irresponsable en Europe. Pour la première fois, tous les acteurs du secteur unissaient leurs forces pour développer un programme global d’activités adaptées aux différents contextes locaux dans le but de promouvoir des modes de consommation responsables et réduire la consommation nocive, tout en préservant le rôle culturel, environnemental et économique du vin dans la société européenne. Etant donné la nature très fragmentée du secteur, « c’est déjà une réussite en soi » estime le CEEV.
« Il est encourageant de voir qu’en deux ans, nous avons réalisé des progrès considérables et que nous sommes en passe de faire du programme Wine in Moderation une véritable réussite. A une époque où nous pourrions être tentés de réduire toutes les activités qui ne sont pas à proprement parler commerciales, il est important de noter que l’engagement du secteur vitivinicole à promouvoir la consommation responsable est plus fort que jamais » a déclaré Lamberto Vallarino Gancia, président du CEEV. Pour sa part, George Sandeman, vice-président du CEEV et porte-parole du programme Wine in Moderation, a affirmé que « le vin, c’est la modération. Le vin ne peut être apprécié qu’avec modération. Si nous pouvons être fiers des progrès accomplis jusqu’à présent, il reste néanmoins beaucoup à faire pour que le programme « Wine in Moderation, Art de Vivre » rencontre le succès qu’il mérite. Nous ferons en sorte que le secteur continue à tenir son engagement au maximum de ses possibilités ».
Pour lire le rapport : Cliquez ici




Prévention santé
7e édition de la « Semaine pour la qualité de vie au travail »
(03/06/2010) © La Journée Vinicole

Le réseau de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) organise en partenariat, au CNIT à Paris la Défense, un forum sur la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) dans le cadre de la « Semaine pour la qualité de vie au travail », qui se tient du 17 au 25 juin 2010, afin de valoriser les initiatives et bonnes pratiques sur les conditions de travail. L’objectif est d’améliorer à la fois la situation des salariés et la performance des entreprises.
Cette 7e Semaine commence, jeudi 17 juin, par un forum national d’une journée « Prévention des TMS : osons l’innovation » au CNIT à Paris La Défense, organisée avec la Caisse nationale de retraite des agents de collectivités locales (CNRACL), l’Institut national de recherche et sécurité (INRS), le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, le ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique, la MSA et l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux Publics (OPPBTP). Un millier de personnes sont attendues à cette journée, mais plus d’une centaine de manifestations sont également organisées, à partir du 21 juin, dans toute les régions de France par les Associations régionales pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT) pour informer, témoigner et agir sur l’amélioration des conditions de travail. Programme détaillé et inscriptions sur http://www.qualitedevieautravail.org/forums/2-programme.html




Tribune libre : VIN ET SANTÉ : Arrêt du 26/02/2010 de la Cour d’appel de Paris
Jean Clavel commente et explique le jugement déboutant l'ANPAA
(07/05/2010) © La Journée Vinicole

L’association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) avait porté plainte contre certaines publicités du CIVB, (conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux), considérant qu’elles n’étaient pas conformes à la Loi.
La Cour d’appel de Paris a débouté l’ANPAA de cette accusation, la condamnant à payer les dépenses du procès et à verser 3 000 euros au CIVB. Cet arrêt confirme un premier jugement du tribunal de grande instance de Paris du 19/12/2006.


C'est une longue histoire. Suite à un jugement du TGI de Paris du 19/12/2006 l'ANPAA avait demandé à la Cour d'appel de cette ville de l'infirmer.
Les attendus de cette demande étaient les suivants :
• Les publicités objet de deux constats d’huissier, contraires aux dispositions des articles L 3323-2 et L 3323-4 du code de la Santé Publique, faire interdiction au Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB) et à la SA INSERT de diffuser toute publicité identique dans tout support publicitaire et sur tout support, sous astreinte de 4 000 € par diffusion constatée et par jour de retard à compter de la signification du présent arrêt,
• de condamner solidairement le Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) et la SA INSERT à lui payer la somme de 30 000 € à titre de dommages et intérêts, celle de 10 000 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile et à régler les dépens.

Le texte de l’arrêt décrit, abondamment, la position des acteurs de ce procès et des attendus du jugement du TGI, et en vient aux attendus de la Cour dont j’ai extrait 2 aspects très importants dans les débats avec les anti-vin du ministère de la santé et leurs comparses.
Les anti-vin accusent les publicistes et ceux qui les emploient, d’utiliser dans leurs représentations publicitaires, des images qui seraient interdites par la loi EVIN, images incitant le consommateur éventuel à une consommation accrue du vin ; par ailleurs ils reprochent aux mêmes de détourner le sens de la mention, «l’abus d’alcool est dangereux pour la santé» en ajoutant la mention «à consommer avec modération».

La Cour répond, après une analyse approfondie des textes de la Constitution Française, des lois Evin et leur suite, des engagements de la France dans le cadre de l’Union Européenne et des pratiques professionnelles en particulier, celles du Bureau de Vérification de la Publicité, que le CIVB et l’agence publicitaire n’ont commis aucune faute en rapport avec les actions judiciaires de l’ANPAA.

Extraits

Considérant que, au regard de l’exigence d’une analyse stricte des restrictions apportées, le juge n’a pas à procéder à des distinctions que la loi ne fait pas, tandis que compte tenu des dispositions légales et réglementaires comme des usages professionnels rappelés, la représentation figurative de professionnels appartenant à la filière de l’élaboration, de la distribution et de la commercialisation de vins de Bordeaux comme le caractère avenant, souriant, jeune, en tenue de ville, de personnes ou groupe de personnes, présentant différentes marques de vins en levant le bras en tenant un verre, avec une impression manifeste de plaisir ne peuvent être utilement reprochés dès lors que les autres exigences de la législation et réglementation applicables sont respectés, une telle représentation n’étant pas, par elle-même de nature à inciter à une consommation abusive et excessive d’alcool étant observé que par essence la publicité s’efforce de présenter le produit concerné sous un aspect favorable pour capter la clientèle et non pour l’en détourner ;

Considérant enfin que les dispositions de l’article L 3323- 4 du code de la santé publique ont été suffisamment respectées dès lors, d’une part, que ce texte se contente d’évoquer un message à caractère sanitaire précisant que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé dont on ne saurait déduire qu’il s’agit d’un message dont la forme est imposée, l’exigence ne visant que le sens du message, d’autre part, qu’il convient de tenir compte des usages tels que cités dans les recommandations du Bureau de Vérification de la Publicité indiquant avec une grande précision de détails la forme que doit prendre le message et qui respecte parfaitement le sens de l’exigence de la loi, de troisième part, que l’ajout de l’expression « à consommer avec modération » outre qu’elle est précisément évoquée par cette recommandation, confirme la dangerosité potentielle de l’abus d’alcool, et ne l’infirme pas, les termes de « modération » et « d’abus » étant précisément antithétiques, et enfin qu’il y a lieu de s’attacher à la portée d’ensemble du message dont s’agit.


Le rédacteur de cet Arrêt de la Cour d'appel de Paris a pris bien soin de longuement préciser, que l’action de l’ANPAA était abusive sous plusieurs aspects, constitutionnels, de réglementation européenne, législatifs français, et de pratiques professionnelles codifiées, en particulier par le Bureau de Vérification de la Publicité.

Je retiens 2 aspects fondamentaux de cette jurisprudence :
1°- Il sera désormais difficile à l'ANPAA et autres structures anti-vin d'engager une action judiciaire contre une communication mettant en valeur des terroirs viticole, des noms d'appellation ou d'indication géographique, aux seuls motifs que la représentation d'une personne tenant et présentant un verre de vin aurait un caractère incitatif à une consommation, dès lors que cette personne est un producteur, un sommelier, un négociant ou un courtier en vin.
2°- La « modération », en tant que concept utilisé dans le cadre de la consommation de vin, bénéficie d'une solide justification de jurisprudence, l'Arrêt dit que le terme « Modération » est antithétique de celui de l'Abus, et qu'en conséquence, l'utilisation du terme Modération ne peut entraîner l'abus !!!. Le Conseil de la Modération, Vin et Société, Honneur du Vin, pourront mettre en valeur cette appréciation de la Cour d'appel de Paris.

Jean Clavel




Restauration universitaire
Dégustations de vins pour lutter contre le
(05/03/2010) © La Journée Vinicole

Jean-Pierre Coffe, célèbre chroniqueur gastronomique, et Jean-Robert Pitte, ancien président de la Sorbonne, ont remis mercredi 3 mars 2010 à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, un rapport pour l’amélioration de la restauration universitaire dans lequel ils préconisent d’introduire des dégustations ponctuelles de vins. Estimant qu’il est « dommage que l’offre de boissons alcoolisées ait presque totalement disparu des CROUS », les auteurs du rapport déplorent le fait que « cette abstinence n’empêche pas les étudiants de s’alcooliser copieusement certains soirs de la semaine, au risque de mettre leur santé en péril ». C’est le fameux « binge drinking ». Pour Jean-Pierre Coffe et Jean-Robert Pitte « une consommation modérée de vin est un excellent moyen de lutter contre l’alcoolisme » et représente, par ailleurs, « un enrichissement de la culture gustative des étudiants ». Citant les initiatives de «Vin et Société» visant à éduquer différents publics à une consommation responsable, les deux auteurs considèrent que « le CNOUS aurait grand intérêt à réfléchir avec elle à des programmes destinés aux étudiants. Localement, ses relais pourraient être de jeunes viticulteurs qui pourraient initier lors d’animations ponctuelles à la dégustation de leurs vins ». Et de souligner, « l’existence et les recommandations émises par le Conseil de la modération et de la prévention qui diffèrent sensiblement des discours prohibitionnistes émanant de certains organismes plus ou moins informés et honnêtes ».
Enfin, sont préconisées également « les initiatives étudiantes sur les sites des restaurants universitaires » telles que les clubs de dégustation « qui peuvent exister ici ou là et se développer grâce à l’encouragement des CROUS et des services culturels des universités ».




La ministre opposée
(05/03/2010) © La Journée Vinicole

Malgré tout l’intérêt que peut avoir l’éducation au « bien-manger » et à la consommation raisonnable, l’idée d’introduire de manière ponctuelle le vin dans les restaurants universitaires n’est pas politiquement correcte. En effet, la ministre Valérie Pécresse a fait savoir hier sur « Europe 1 » qu’elle était contre cette proposition. « Oui à l’éducation au goût, non au vin à midi pour les étudiants » a-t-elle déclaré. A cette fin de non recevoir, il faut sans doute répondre que les moments les plus propices à la dégustation des vins ne correspondent pas forcément au repas de midi.




Restauration universitaire
Des dégustations de vins pour lutter contre le «binge drinking»
(04/03/2010) © La Journée Vinicole

Jean-Pierre Coffe, célèbre chroniqueur gastronomique, et Jean-Robert Pitte, ancien président de la Sorbonne, ont remis ce 3 mars à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, un rapport pour l’amélioration de la restauration universitaire dans lequel ils préconisent d’introduire des dégustations ponctuelles de vins. Estimant qu’il est « dommage que l’offre de boissons alcoolisées ait presque totalement disparu des CROUS », les auteurs du rapport déplorent le fait que « cette abstinence n’empêche pas les étudiants de s’alcooliser copieusement certains soirs de la semaine, au risque de mettre leur santé en péril ». C’est le fameux « binge drinking ». Pour Jean-Pierre Coffe et Jean-Robert Pitte « une consommation modérée de vin est un excellent moyen de lutter contre l’alcoolisme » et représente, par ailleurs, « un enrichissement de la culture gustative des étudiants ». Citant les initiatives de « Vin et Société » visant à éduquer différents publics à une consommation responsable, les deux auteurs considèrent que « le CNOUS aurait grand intérêt à réfléchir avec elle à des programmes destinés aux étudiants. Localement, ses relais pourraient être de jeunes viticulteurs qui pourraient initier lors d’animations ponctuelles à la dégustation de leurs vins ». Et de souligner, « l’existence et les recommandations émises par le Conseil de la modération et de la prévention qui diffèrent sensiblement des discours prohibitionnistes émanant de certains organismes plus ou moins informés et honnêtes ».
Enfin, sont préconisées également « les initiatives étudiantes sur les sites des restaurants universitaires » telles que les clubs de dégustation « qui peuvent exister ici ou là et se développer grâce à l’encouragement des CROUS et des services culturels des universités ».




Indignation de l’ANPAA, ou comment faire fi du pragmatisme
(04/03/2010) © La Journée Vinicole

Suite à la remise de ce rapport à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) s’insurge contre la proposition visant à instaurer une initiation ponctuelle au vin par des dégustations dans les restaurants universitaires. Dans une déclaration intitulée « Ne confondons pas Université et foire aux vins ! », l’ANPAA rejette cette initiative de Jean-Robert Pitte et Jean-Pierre Coffe, auteurs du rapport, dont le souhait était de favoriser le développement du goût chez les étudiants et donc un comportement de responsabilité à l’égard des boissons alcooliques. « Faut-il voir dans cette proposition une extrême naïveté ou une opération de marketing ? » s’interroge l’ANPAA. Et celle-ci d’affirmer « qu’en aucun cas ces dégustations ponctuelles ne sauraient constituer un rempart au Binge drinking » mais qu’il s’agirait de proposer « un alcool plutôt qu’un autre ». L’Association va même jusqu’à invoquer un amoindrissement des " efforts d’attention des étudiants pendant les cours et leurs capacités de concentration » de même qu’un moyen « de leur faire découvrir un moyen aussi facile que néfaste de gérer le stress lié à la poursuite de leurs études ».
A la lecture des arguments proposés par l’ANPAA, il ne fait guère de doute où réside la plus grande naïveté. En effet, peut-on réellement croire que l’Université reste « à l’abri des promotions commerciales et des conflits d’intérêt avec des acteurs économiques » ? Peut-on croire aussi que les étudiants n’ont pas déjà découvert les boissons alcooliques, voire les substances psychotropes, bien plus néfastes ?
En d’autres termes, faut-il se voiler la face et affirmer que l’Université est uniquement « un lieu d’étude » et non un lieu de socialisation, de convivialité, de découverte, dans tous ses aspects ?
Ou alors, faut-il faire une autre lecture de l’indignation de l’ANPAA, qui assimile cette proposition au « cheval de Troie d’une viticulture désireuse de conquérir un nouveau marché » sous « l’emballage d’une recommandation éducative et nutritionnelle » ? Et s’il fallait y voir plutôt une organisation prête à faire feu de tout bois, à incriminer le vin à chaque tournant dans le cadre d’une campagne de dénigrement plus vaste, quitte à oublier même les principes de base du pragmatisme et du réalisme...
SN




La ministre opposée
(04/03/2010) © La Journée Vinicole

Malgré tout l’intérêt que peut avoir l’éducation au « bien-manger » et à la consommation raisonnable, l’idée d’introduire de manière ponctuelle le vin dans les restaurants universitaires n’est pas politiquement correcte. En effet, la ministre Valérie Pécresse a fait savoir hier sur « Europe 1 » qu’elle était contre cette proposition. « Oui à l’éducation au goût, non au vin à midi pour les étudiants » a-t-elle déclaré. A cette fin de non recevoir, il faut sans doute répondre que les moments les plus propices à la dégustation des vins ne correspondent pas forcément au repas de midi.




Vin et Société
Des moyens renforcés et de nouvelles ambitions
(08/01/2010) © La Journée Vinicole

En fin d’année 2009, Vin et Société a annoncé une nouvelle orientation de sa stratégie avec des moyens renforcés grâce à l’arrivée de nouveaux membres, désormais au nombre de 27, et de nouvelles ambitions affichées. En effet, l’association a l’intention d’intensifier son combat pour une juste place du vin dans la société.

Mieux cerner les problématiques de santé publique afin de maîtriser le débat, mieux répondre aux engagements européens pour la promotion d’une consommation responsable et prévenir les initiatives des détracteurs du vin, « dans une logique de dialogue et de transparence, afin de préserver un légitime espace d’information et de consommation du vin », tels sont les objectifs affichés.
Après une année 2009 marquée par la stigmatisation du vin par l’Institut national du Cancer mais aussi des attaques concernant les résidus de pesticides ou encore des accusations récurrentes à plusieurs niveaux, la filière a bien vu la nécessité de disposer d’un dispositif de réponse rapide aux attaques comme d’une structure commune d’éducation et de promotion de la consommation responsable. Marie-Christine Tarby, réélue récemment présidente de Vin et Société aux côtés de Bernard Farges et Ghislain de Montgolfier, vice-présidents, explique les nouvelles orientations de l’association.

Quels sont les nouveaux membres de Vin et Société ?
Ce sont les interprofessions qui arrivent en direct. Elles étaient déjà présentes à Vin et Société mais représentées par leur Comité national. Leur souhait était d’être directement impliquées dans la stratégie de Vin et Société, aux côtés du Comité national. Ce sont les interprofessions qui financent l’action de Vin et Société, les budgets vont croître et donc elles souhaitent participer directement à l’élaboration de la stratégie et du plan d’actions.

Pourquoi les interprofessions souhaitent-elles cette orientation maintenant ?
Les activités de Vin et Société seront développées et par conséquent, les budgets seront plus importants. Il était donc d’autant plus nécessaire qu’elles y soient concernées plus directement, en amont des décisions.

Qui était à l’initiative de ce développement des activités de Vin et Société ?
C’était à l’initiative des interprofessions elles-mêmes et en particulier de celle de Bordeaux, mais aussi de Champagne, Bourgogne, Rhône, Loire, Alsace, bref toutes les grandes interprofessions. Celles-ci ont vraiment senti le besoin de faire plus, d’agir.

Le climat de ces derniers temps avec des attaques répétées contre le vin n’y est peut-être pas étranger...
Absolument.

Dans l’annonce des orientations futures de Vin et Société, vous évoquez « de nouvelles ambitions ». Quelles sont-elles ?
D’abord, il s’agit d’ambitions relatives aux compétences. Nous voulons mieux comprendre notamment toutes ces questions afférentes à la santé. A partir du moment où nous sommes bien au fait de ces questions, nous pourrons aussi proposer de bonnes solutions. Ainsi, nous disposerons de trois pôles : celui de bien comprendre justement, de bien saisir les informations au bon moment et d’avoir une vraie compétence sur ce sujet. Ensuite, le deuxième axe consistera à proposer de bonnes solutions en matière d’éducation et de prévention du risque, notre philosophie étant d’éduquer et de responsabiliser le consommateur et de promouvoir la consommation responsable pour éviter les abus. Puis, le troisième pôle portera sur une diffusion efficace d’informations sur ce que nous sommes, sur notre état d’esprit, donc de bien communiquer et, aussi, de pouvoir réagir lorsqu’il y a des attaques à l’encontre de la filière de façon inconsidérée.

Vin et Société ainsi que d’autres initiatives de la filière communiquent sur la consommation responsable depuis déjà un certain temps. En quoi le nouveau programme comporte-t-il des nouveautés ?
Effectivement, nous avons déjà travaillé. Nous avons un site internet, un programme intitulé « A toi de choisir » pour les jeunes, nous sommes partenaires de la Sécurité routière, nous diffusons des affiches sur l’art de cracher etc, mais il faut réussir à faire tourner ces outils-là. Il faut des moyens pour les mettre en œuvre réellement et leur donner une dimension sur le terrain. Il faut également innover. Nous n’avons pas fini et il faut pouvoir aller plus loin.

Le programme européen « Wine in Moderation » a-t-il donné un nouvel élan et apporté de nouveaux outils à ce mouvement ?
Nous appliquons, effectivement, le plan européen dans le cadre duquel nous avons pris des engagements. Au niveau européen, nous sommes considérés par la Direction européenne de la Santé comme des partenaires et en même temps, il faut apporter des résultats de ce partenariat, avec la mise en œuvre de nouveaux outils. Il faut aussi apporter la preuve de nos compétences.

Sur la question de Vin et Santé, il y a souvent eu des différends au sein de la filière quant à l’importance à y accorder. Y aura-t-il un volet spécifique sur cette thématique avec le financement d’études par exemple ?

Je crois qu’il faut que l’on connaisse bien les études existantes et que l’on détecte les secteurs dans lesquels on manque d’études pour que nous puissions impulser de nouvelles études sur des questions que l’on se pose pour faire progresser la connaissance de la problématique de l’abus mais aussi de tout ce que peut apporter une consommation raisonnable. Il ne faut pas réaliser uniquement des études sur ce qui ne va pas mais aussi sur ce qui va bien. Il faut que nous arrivions à réfléchir, que nous ayons suffisamment de compétences pour réfléchir à cela et que nous soyons éventuellement moteurs face à cette problématique.

A quel moment toutes ces nouvelles actions risquent-elles de se mettre en place ? Verra-t-on des résultats déjà au premier semestre ?
Il faut déjà partir à la recherche de moyens supplémentaires. Quant aux résultats d’actions, j’aimerais que nous puissions y arriver en six mois. Je pense que d’ici à six mois nous aurons des idées beaucoup plus claires sur ce que nous voudrons faire et certainement déjà quelques résultats. Mais à mon avis, il faudra donner au moins un an à Vin et Société pour commencer à faire un premier bilan.

Certains chiffres circulent déjà à propos des moyens de Vin et Société. On a même parlé de deux millions d’euros. Cela vous paraît-il être un objectif réaliste ?
Je n’aime pas avancer des chiffres. Il faut penser à la partie adverse, ce n’est pas très bon d’annoncer des chiffres.

Comment sera réparti le financement, compte tenu des moyens divergents des différentes interprofessions ?
Une répartition a été proposée en fonction de cette question. Toutes les interprofessions, qu’elles soient d’appellation d’origine contrôlée, de vins de pays ou Anivin, vont participer. Dans un premier temps, certaines auront plus de difficultés que d’autres pour y parvenir. Mais le problème est à peu près cerné et ne restera pas majoritaire, loin de là. De toute façon, je pense que la deuxième année, tout le monde arrivera à suivre cette répartition. Le sujet est vraiment important pour la filière et il faut que l’on soit fort et que l’on défende notre produit que certains veulent détruire. Il faut pouvoir répondre aux objectifs de santé publique sans détruire notre filière. Nous devons prendre la responsabilité là où nous l’avons. Nous ne pouvons pas assumer une responsabilité là où nous n’avons rien à y voir.

2009 a été assez difficile pour le vin. Quelles sont les perspectives pour 2010 selon vous ?
Ce ne sera pas si simple. Néanmoins, il y a beaucoup d’espoir et un potentiel énorme en France. Il faut trouver le moyen de bien l’exploiter. Il y a de quoi faire. A l’export, beaucoup de pays parlent de sortie de crise et, dans la mesure où tout va se mesurer en relatif, nous devrions faire mieux qu’en 2009. Pour ce qui est de la place du vin dans la société, je pense qu’il y a des évolutions malgré tout. Certains en ont assez de ne voir que des problèmes, de voir tout en noir et l’on commence à s’apercevoir qu’il y des produits d’excellence et qu’il faut les soutenir. L’agriculture a été placée dans le contexte du débat sur l’identité nationale et le vin est logiquement identitaire. On doit donc le promouvoir.

Propos recueillis par Sharon Nagel




Tirons sur les ambulances...
(04/01/2010) © La Journée Vinicole

Fi de la déontologie militaire... En communication, il n'y a pas d'arrière pensée, on liquide ceux par qui le scandale arrive. Voilà plus d'un an que nous dénonçons les irresponsabilités de l'INCa et de la DNS.
Le scandale des vaccins est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Révoquons les incapables...


Sans mettre tout le monde dans le même sac, il faut bien avouer que trop c'est trop.
A notre modeste échelle, nous avons essayé de mettre en exergue certains errements de l'INCa, notamment dans son action dans la lutte contre l'alcoolisme, ses prises de positions scientifiques boiteuses, ou ses supports débilitants pour la sensibilisation au dépistage du cancer du sein.
Mais, derrière toutes ces gesticulations couteuses, déplacées et souvent inefficaces, le mentor reste la Direction Nationale de la Santé et de l'hygiène (DNS). Celle-ci, au nom d'une compétence imposée à défaut d'être acquise, est la référence en matière de santé et d'hygiène en France.

Aujourd'hui, explose enfin l'énorme scandale des 94 millions de doses de vaccins acquis pour préserver du virus de la grippe A (H1N1). Face à l'énormité de la transaction, on ne peut que mettre en cause les responsables de cette gabegie. Nous n'agiterons pas pour autant, le spectre de la collusion, voire de la connivence entre décideurs et fournisseurs (nous n'en savons rien et nous ne pouvons rien prouver!). Par contre, comment a-t-on pu en un trait de plume signer une commande pareille? Comment a-t-on pu penser, utiliser ces millions de doses, avec un plan d'action qui n'a vacciné, un trimestre durant, à peine deux millions de personnes? Comment a-t-on pu rentrer dans une spirale psychotique auto alimentée, sans se rendre compte de l'énormité de la chose?
C'est là, que se pose la question de la capacité et de la responsabilité des décisionnaires, que rien ne peut disculper. Bien que les experts de l'OMS aient été excessifs dans leur mise en garde, à quoi ont servi les experts français? Uniquement à amplifier la rumeur, sans réfléchir, ni analyser?
Toute cette équipe est irresponsable! Elle n'est en fait, que le fruit d'une bureaucratie à la française qui installe avec le temps des personnalités qui perdent avec leur prise de fonction, leur ancienne capacité, quand toutefois elles en possédaient une.
Ces experts, ou supposés tels, n'ont que la seule compétence du badge qu'ils exhibent et la feuille de paie qui leur procure des revenus plus que décents.
Face à une telle incurie, il n'y plus lieu de faire de sentiment. Faut-il rappeler au chef de l'État, son attitude terrible face à un préfet mis à pied pour avoir mal endigué une manifestation? Qu'il applique sans plus tarder le même remède.
Toutes ces équipes doivent être virées sans ménagement, pour incapacité notoire; virée moins pour erreur de jugement ou faute d'évaluation de l'épidémie, que pour les dispositions abracadabrantes qu'elles ont prises dans la foulée. Car dans ces dispositifs tout a été nul, de la commande globale à l'information, jusqu'à la mise en place des centres de vaccination. Nous sommes le pays qui a commandé le plus grand nombre de vaccins, et celui qui a le moins vacciné...
Aucune projection n'a été faite, d'ailleurs, aucun calcul sérieux n'aurait pu aboutir à une pareille commande. De plus, pourquoi avoir signé si tôt un achat ferme en juillet? Quelle procédure de marché a été employée pour une commande de près d'un milliard d'euros? Ne pouvait-on pas, comme pour tout marché, passer des commandes par palier permettant des échelonnements en fonction des besoins et de la fabrication?
Nous allons jusqu'au bout de nos critiques. Même si la ministre n'est là que pour signer et amuser la galerie, il n'est pas possible qu'elle ne fasse, elle aussi, les frais de l'opération. Sa crédibilité est pleinement engagée. Même ses déclarations, (lundi 4/01) de résilier les contrats pour cinquante millions de doses, s'avèrent trop tardives.
Après l'affaire du sang contaminé, des communications azimutées, des vaccins à profusion...il est indispensable d'apporter du sang neuf, pour revitaliser une administration en totale déliquescence...tout en remplaçant un ministre totalement dépassé par les évènements, qui n'a pas su pondérer les errements de ses services.

R.Amalric




Des moyens renforcés et de nouvelles ambitions
(04/01/2010) © La Journée Vinicole

En fin d’année 2009, Vin et Société a annoncé une nouvelle orientation de sa stratégie avec des moyens renforcés grâce à l’arrivée de nouveaux membres, désormais au nombre de 27, et de nouvelles ambitions affichées. En effet, l’association a l’intention d’intensifier son combat pour une juste place du vin dans la société.

Mieux cerner les problématiques de santé publique afin de maîtriser le débat, mieux répondre aux engagements européens pour la promotion d’une consommation responsable et prévenir les initiatives des détracteurs du vin, « dans une logique de dialogue et de transparence, afin de préserver un légitime espace d’information et de consommation du vin », tels sont les objectifs affichés.
Après une année 2009 marquée par la stigmatisation du vin par l’Institut national du Cancer mais aussi des attaques concernant les résidus de pesticides ou encore des accusations récurrentes à plusieurs niveaux, la filière a bien vu la nécessité de disposer d’un dispositif de réponse rapide aux attaques comme d’une structure commune d’éducation et de promotion de la consommation responsable. Marie-Christine Tarby, réélue récemment présidente de Vin et Société aux côtés de Bernard Farges et Ghislain de Montgolfier, vice-présidents, explique les nouvelles orientations de l’association.

Quels sont les nouveaux membres de Vin et Société ?
Ce sont les interprofessions qui arrivent en direct. Elles étaient déjà présentes à Vin et Société mais représentées par leur Comité national. Leur souhait était d’être directement impliquées dans la stratégie de Vin et Société, aux côtés du Comité national. Ce sont les interprofessions qui financent l’action de Vin et Société, les budgets vont croître et donc elles souhaitent participer directement à l’élaboration de la stratégie et du plan d’actions.

Pourquoi les interprofessions souhaitent-elles cette orientation maintenant ?
Les activités de Vin et Société seront développées et par conséquent, les budgets seront plus importants. Il était donc d’autant plus nécessaire qu’elles y soient concernées plus directement, en amont des décisions.

Qui était à l’initiative de ce développement des activités de Vin et Société ?
C’était à l’initiative des interprofessions elles-mêmes et en particulier de celle de Bordeaux, mais aussi de Champagne, Bourgogne, Rhône, Loire, Alsace, bref toutes les grandes interprofessions. Celles-ci ont vraiment senti le besoin de faire plus, d’agir.

Le climat de ces derniers temps avec des attaques répétées contre le vin n’y est peut-être pas étranger…
Absolument.

Dans l’annonce des orientations futures de Vin et Société, vous évoquez « de nouvelles ambitions ». Quelles sont-elles ?
D’abord, il s’agit d’ambitions relatives aux compétences. Nous voulons mieux comprendre notamment toutes ces questions afférentes à la santé. A partir du moment où nous sommes bien au fait de ces questions, nous pourrons aussi proposer de bonnes solutions. Ainsi, nous disposerons de trois pôles : celui de bien comprendre justement, de bien saisir les informations au bon moment et d’avoir une vraie compétence sur ce sujet. Ensuite, le deuxième axe consistera à proposer de bonnes solutions en matière d’éducation et de prévention du risque, notre philosophie étant d’éduquer et de responsabiliser le consommateur et de promouvoir la consommation responsable pour éviter les abus. Puis, le troisième pôle portera sur une diffusion efficace d’informations sur ce que nous sommes, sur notre état d’esprit, donc de bien communiquer et, aussi, de pouvoir réagir lorsqu’il y a des attaques à l’encontre de la filière de façon inconsidérée.

Vin et Société ainsi que d’autres initiatives de la filière communiquent sur la consommation responsable depuis déjà un certain temps. En quoi le nouveau programme comporte-t-il des nouveautés ?
Effectivement, nous avons déjà travaillé. Nous avons un site internet, un programme intitulé « A toi de choisir » pour les jeunes, nous sommes partenaires de la Sécurité routière, nous diffusons des affiches sur l’art de cracher etc, mais il faut réussir à faire tourner ces outils-là. Il faut des moyens pour les mettre en œuvre réellement et leur donner une dimension sur le terrain. Il faut également innover. Nous n’avons pas fini et il faut pouvoir aller plus loin.

Le programme européen « Wine in Moderation » a-t-il donné un nouvel élan et apporté de nouveaux outils à ce mouvement ?
Nous appliquons, effectivement, le plan européen dans le cadre duquel nous avons pris des engagements. Au niveau européen, nous sommes considérés par la Direction européenne de la Santé comme des partenaires et en même temps, il faut apporter des résultats de ce partenariat, avec la mise en œuvre de nouveaux outils. Il faut aussi apporter la preuve de nos compétences.

Sur la question de Vin et Santé, il y a souvent eu des différends au sein de la filière quant à l’importance à y accorder. Y aura-t-il un volet spécifique sur cette thématique avec le financement d’études par exemple ?
Je crois qu’il faut que l’on connaisse bien les études existantes et que l’on détecte les secteurs dans lesquels on manque d’études pour que nous puissions impulser de nouvelles études sur des questions que l’on se pose pour faire progresser la connaissance de la problématique de l’abus mais aussi de tout ce que peut apporter une consommation raisonnable.
Il ne faut pas réaliser uniquement des études sur ce qui ne va pas mais aussi sur ce qui va bien. Il faut que nous arrivions à réfléchir, que nous ayons suffisamment de compétences pour réfléchir à cela et que nous soyons éventuellement moteurs face à cette problématique.

A quel moment toutes ces nouvelles actions risquent-elles de se mettre en place ? Verra-t-on des résultats déjà au premier semestre ?
Il faut déjà partir à la recherche de moyens supplémentaires. Quant aux résultats d’actions, j’aimerais que nous puissions y arriver en six mois. Je pense que d’ici à six mois nous aurons des idées beaucoup plus claires sur ce que nous voudrons faire et certainement déjà quelques résultats. Mais à mon avis, il faudra donner au moins un an à Vin et Société pour commencer à faire un premier bilan.

Certains chiffres circulent déjà à propos des moyens de Vin et Société. On a même parlé de deux millions d’euros. Cela vous paraît-il être un objectif réaliste ?
Je n’aime pas avancer des chiffres. Il faut penser à la partie adverse, ce n’est pas très bon d’annoncer des chiffres.

Comment sera réparti le financement, compte tenu des moyens divergents des différentes interprofessions ?
Une répartition a été proposée en fonction de cette question. Toutes les interprofessions, qu’elles soient d’appellation d’origine contrôlée, de vins de pays ou Anivin, vont participer. Dans un premier temps, certaines auront plus de difficultés que d’autres pour y parvenir.
Mais le problème est à peu près cerné et ne restera pas majoritaire, loin de là. De toute façon, je pense que la deuxième année, tout le monde arrivera à suivre cette répartition. Le sujet est vraiment important pour la filière et il faut que l’on soit fort et que l’on défende notre produit que certains veulent détruire.
Il faut pouvoir répondre aux objectifs de santé publique sans détruire notre filière. Nous devons prendre la responsabilité là où nous l’avons. Nous ne pouvons pas assumer une responsabilité là où nous n’avons rien à y voir.

2009 a été assez difficile pour le vin. Quelles sont les perspectives pour 2010 selon vous ?
Ce ne sera pas si simple. Néanmoins, il y a beaucoup d’espoir et un potentiel énorme en France. Il faut trouver le moyen de bien l’exploiter. Il y a de quoi faire. A l’export, beaucoup de pays parlent de sortie de crise et, dans la mesure où tout va se mesurer en relatif, nous devrions faire mieux qu’en 2009. Pour ce qui est de la place du vin dans la société, je pense qu’il y a des évolutions malgré tout. Certains en ont assez de ne voir que des problèmes, de voir tout en noir et l’on commence à s’apercevoir qu’il y des produits d’excellence et qu’il faut les soutenir.
L’agriculture a été placée dans le contexte du débat sur l’identité nationale et le vin est logiquement identitaire. On doit donc le promouvoir.

Propos recueillis par Sharon Nagel




IREB
L’abus d’alcool chez les jeunes : quel rôle pour les parents ?
(09/11/2009) © La Journée Vinicole

La prochaine matinée scientifique de l’Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (IREB) se déroulera le 26 novembre prochain à Paris et présentera de manière à la fois scientifique et concrète le rôle des parents dans la prévention. Souvent oubliés dans la prévention des conduites à risques chez les adolescents, les parents jouent pourtant un rôle majeur qui a été souligné par de nombreuses études. Leur attitude face à l’alcoolisation joue un rôle limitant ou favorisant les consommations à risques. Pour autant, est-il si facile d’aborder le sujet avec un ado et que faire face à des situations inattendues ? Marie Choquet, directeur de recherche à l’Inserm présentera une synthèse des études sur le rôle des parents en matière de prévention. Daniel Bailly, pédopsychiatre, proposera son analyse et ses conseils pratiques




Santé
La place des vins au fil des siècles
(02/10/2009) © La Journée Vinicole

Les derniers chiffres publiés par l’Insee sur les achats des ménages de 1960 à 2007 sont édifiants.
On notera que les dépenses sur cette période ont été multipliées par trois, avec des progression dans tous les secteurs à l’exception de l’habillement et de l’alimentation. Dans le panier de la ménagère, la part du vin ne cesse de s’amenuiser.

Le panier de la ménagère d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui de sa mère dans les années 60.
La première constatation tient au volume de consommation. Celui-ci a triplé en presque un demi-siècle, avec une progression très forte durant les Trente Glorieuses (1945-1975), période où la consommation de masse s’est imposée. La progression s’est ralentie ensuite, suivant les gains de pouvoirs d’achat qui se sont tassés.

Dans cet ensemble, et sur cette période 1960-2007, on constate des progressions dans les dépenses pour le logement (16% à 19%), les transports (11% à 18%), la santé (2% à 4%), et pour le poste communication-loisirs-culture (10% à 16%). Les autres postes restent stables (9%). Par contre, l’habillement chute passant de 14% à 9%; mais la plus grosse baisse est enregistrée par l’alimentation qui représentait 38% des dépenses en 1960, et seulement 25% aujourd’hui.
La part des dépenses consacrées aux boissons alcoolisées a chuté de 74,9% à 59,4%. Pour le vin, depuis longtemps la tendance, sur cette période, est de consommer moins mais mieux. Le vin est passé du stade de nutriment à celui de produit plaisir, voire de boisson culturelle. Cette évolution s’inscrit dans les chiffres et les volumes consommés. Dans les années 50, le record de la consommation a été atteint avec une moyenne de 152 litres de vin par personne. Si, notre population depuis cette période a progressé, le vin lui n’a cessé de régresser.
Dans les années 1970, on ne consommait plus que 104 l./personne, dont seulement 8 l. d’AOC.
Fait notable des Trente Glorieuses et des années qui suivirent, la consommation n’a cessé de baisser globalement, avec une chute continue pour les vins de table et une progression pour les AOC.
1980: 92 l./pers dont 77 l. de VdT et 15 l. d’AOC
1990: 68 l./pers dont 45 l. de VdT et 23 l. d’AOC.
Le phénomène, par contre, finit par se stabiliser. Sur les chiffres fournis par l’Insee, la perte de volume se ralentit et l’on arrive à quasi parité entre VdT (avec les vins de pays) et les AOC.
2006: 48,40 l./pers, dont 24,78 l. de VdT et 23,62 l. d’AOC.
Mais, à partir de 2007, on assiste à un phénomène nouveau. Le niveau de consommation continue à décroître, mais la baisse touche à présent toutes les catégories de vins.
2007: 46,43 l./pers., dont 23,09 l. de VdT et 23,34 l. d’AOC.

Il sera intéressant d’analyser les chiffres de ces dernières années pour voir de quelle façon la baisse de consommation se poursuit et la manière dont elle affecte les différentes catégories de vins.
(A suivre lundi prochain, la consommation des boissons alcoolisées en Europe).

R. Amalric




Santé
L'honneur du vin : une action en justice
(02/10/2009) © La Journée Vinicole

En quelques mois l’Association « l’Honneur du Vin », a vu le jour, s’est structurée et a agi. Les premiers résultats sont déjà là.

C’est dans le cadre symbolique de la Cité de la Vigne et du Vin à Gruissan (11), lieu voulu par l’INRA pour rendre la connaissance du vin accessible à tous, que l’Association l’Honneur du Vin avait choisi de rencontrer la presse en cette fin septembre. Entouré de maître Philippe Goni, avocat de l’association, de Jean Clavel, son vice-président, de Françoise Ollier sa secrétaire et du professeur Alain Carbonneau, le président Jean Charles Tastavy présenta les premières réalisations de cette structure. Ce fut d’abord, attaquer ce rapport sur le plan juridique, pour en dénoncer le coté partial et les répercussions catastrophiques pour l’image de toute une filière. La tâche était délicate. Il a fallu toute la compétence de Maitre Philippe Goni, pour trouver la façon la plus appropriée de procéder. Suite à différentes demandes formulées auprès du ministre de tutelle, auprès de la Direction Générale de la Santé (DGS) et de l’INCa, sur la base d’absence de réponse ou de refus suffisants, l’Association a déposé le 18 septembre 2009, auprès du Tribunal Administratif de Paris, une requête contre la DGS et l’INCa. Motif : « violation de la loi et des principes fondamentaux et ingérence d’une administration dans le domaine public ».
Mais ce ne sera pas son seul fait d’arme. Suite, à ses diverses interventions et aux réactions de la profession, elle a obtenu la non distribution systématique du rapport de l’INCa aux 7 000 praticiens français ainsi que son retrait du site internet du ministère de la Santé. Autre satisfaction, l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) qui a désavoué les promoteurs de la fameuse brochure.
Le combat se poursuit. A venir, la publication d’une analyse critique du rapport de l’INCa, dans « Les cahiers de nutrition et de diététique » publiés par Elsevier-Masson SAS, le suivi des modalité du plan cancer 2009-2013, le relevé de toutes les études démontrant les effets bénéfiques du vin pour qu'elles soient prises en compte par les différentes instances, d’abord dans le Plan Santé qui aurait du être présenté en juin de cette année par le gouvernement, mais aussi dans les directives de l’OMS.
En guise de conclusion, le président se félicite de l’adhésion à la cause d’hommes et de femmes de tous horizons et il s’interroge :« Pourquoi un tel acharnement en France, ciblé sur le vin ?». « Est-ce un rideau de fumée pour que les réactions se focalisent sur lui, pour mieux cacher les vrais sujets soulevés par le rapport WCRF (World Cancer Research Fund) qui incriminent la mal-bouffe, les sodas et les boissons sucrées, comme principaux dangers pour la santé humaine ? » et d’insister en indiquant « nous demandons que les termes du rapport mondial soient pris en compte en leur état, sans être tronqués ».
R.A.
Le blog de l’Association :
www.honneurduvin.com.




Santé
Pour l’honneur et pour la peine
(01/10/2009) © La Journée Vinicole

En quelques mois l’Association « l’Honneur du Vin », a vu le jour, s’est structurée et a agi. Les premiers résultats sont déjà là.

Rappelez-vous ! C’était mi-février 2009, en pleine crise mondiale, le parlement français s’apprêtait à légiférer sur la communication sur Internet des boissons alcoolisées, et sur la vente de ces boissons dans certains lieux publics. Ce fut le moment choisi par l’INCa (Institut National du Cancer) pour lancer sa déferlante, qui allait prendre des allures de tsunami sur le monde viticole, sous forme d’un sulfureux rapport « Nutrition et Prévention des cancers ». Un pavé qui se voulait scientifique, tout en proclamant tout de go: « le vin est dangereux pour la santé, dès le premier verre ». Foin, des effets bénéfiques du vin, déjà démontré par maintes études sérieuses, foin de tout effet de seuil, le diktat était sans appel. Abasourdie par cette charge, au gros calibre non conventionnel, la profession a réagi en ordre dispersé. Ce qui manquait, c’était une réponse adaptée capable de contrer sur le terrain scientifique, toute une argumentation qui l’était si peu.
Une partie de la profession s’est alors mobilisée pour créer une structure capable de laver l’affront et de mobiliser pour répondre aux futures attaques. C’est ainsi qu’est née en Arles « l’Association l’Honneur du Vin ». Une association désireuse de militer pour une consommation modérée et défendre la légitimité du vin, en faisant référence aux études ou aux préconisations vérifiées et validées par les scientifiques.

Une requête
auprès du tribunal
administratif

C’est dans le cadre symbolique de la Cité de la Vigne et du Vin à Gruissan (11), lieu voulu par l’INRA pour rendre la connaissance du vin accessible à tous, que l’Association l’Honneur du Vin avait choisi de rencontrer la presse en cette fin septembre. Entouré de maître Philippe Goni, avocat de l’association, de Jean Clavel, son vice-président, de Françoise Ollier sa secrétaire et du professeur Alain Carbonneau, le président Jean Charles Tastavy présenta les premières réalisations de cette structure. Ce fut d’abord, attaquer ce rapport sur le plan juridique, pour en dénoncer le coté partial et les répercussions catastrophiques pour l’image de toute une filière. La tâche était délicate. Il a fallu toute la compétence de Maitre Philippe Goni, pour trouver la façon la plus appropriée de procéder. Suite à différentes demandes formulées auprès du ministre de tutelle, auprès de la Direction Générale de la Santé (DGS) et de l’INCa, sur la base d’absence de réponse ou de refus suffisants, l’Association a déposé le 18 septembre 2009, auprès du Tribunal Administratif de Paris, une requête contre la DGS et l’INCa. Motif : « violation de la loi et des principes fondamentaux et ingérence d’une administration dans le domaine public ».
Mais ce ne sera pas son seul fait d’arme. Suite, à ses diverses interventions et aux réactions de la profession, elle a obtenu la non distribution systématique du rapport de l’INCa aux 7 000 praticiens français ainsi que son retrait du site internet du ministère de la Santé. Autre satisfaction, l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) qui a désavoué les promoteurs de la fameuse brochure.
Le combat se poursuit. A venir, la publication d’une analyse critique du rapport de l’INCa, dans « Les cahiers de nutrition et de diététique » publiés par Elsevier-Masson SAS, le suivi des modalité du plan cancer 2009-2013, le relevé de toutes les études démontrant les effets bénéfiques du vin pour qu'elles soient prises en compte par les différentes instances, d’abord dans le Plan Santé qui aurait du être présenté en juin de cette année par le gouvernement, mais aussi dans les directives de l’OMS.
En guise de conclusion, le président se félicite de l’adhésion à la cause d’hommes et de femmes de tous horizons et il s’interroge :« Pourquoi un tel acharnement en France, ciblé sur le vin ?». « Est-ce un rideau de fumée pour que les réactions se focalisent sur lui, pour mieux cacher les vrais sujets soulevés par le rapport WCRF (World Cancer Research Fund) qui incriminent la mal-bouffe, les sodas et les boissons sucrées, comme principaux dangers pour la santé humaine ? » et d’insister en indiquant « nous demandons que les termes du rapport mondial soient pris en compte en leur état, sans être tronqués ».

R.A.
Le blog de l’Association : www.honneurduvin.com.




Santé
Ballon, ballons et principe de précaution
(14/09/2009) © La Journée Vinicole

Les femmes enceintes font l’objet de toutes les attentions. C’est normal!
Si le principe de précaution impose l’abstinence en matière d’alcool, on peut se poser quelques questions scientifiques sur l’alcoolisation du fœtus.

La semaine dernière le 9 septembre 2009, qui sera unique en ce siècle (9/9/9), fut entre autre choisi comme la journée de sensibilisation sur le syndrome d’alcoolisation fœtale. Toute la semaine, l’Assurance maladie de la région du Nord a fait campagne sur les marchés, dans les lycées, les maternités, les braderies, les universités. «L’alcool est très toxique pour les cellules en développement», indique l’Union régionale de l’assurance maladie dans son dossier de presse sur les dommages de l’alcool au fœtus. «La sensibilité est maximale sur les organes pendant les trois premiers mois de la grossesse, et l’alcool est nocif pour le cerveau du fœtus pendant toute la durée de la grossesse». Conséquences, un retard de développement du cerveau. «Il est impossible de déterminer un seuil en dessous duquel la prise d’alcool de la femme enceinte n’a pas d’effet sur la santé du fœtus». Quelque 650 enfants par an sont touchés, à des degrés divers, dans la région, mais 60% des Français pensent encore  qu’une consommation occasionnelle est sans effet sur le fœtus, et 11% des femmes enceintes déclarent boire au moins un verre d’alcool dans la semaine précédent l’enquête.

Il y a deux types de femmes concernées. D’abord les alcoolo-dépendantes, pour lesquelles la prise en charge est lourde, au delà de la simple information. C’est un problème avant la grossesse, qui devient aigu avec la grossesse et qui nécessite un suivi après. Cela concerne 5% des femmes enceintes, en France, comme dans le Nord-Pas-de-Calais. Et puis il y a 95% des consommatrices, qui n’ont pas de difficulté avec l’alcool. Le message s’adresse aussi à elles, elles ne savent pas toujours que quand elles boivent, leur alcoolémie sanguine est égale à celle du fœtus. Quand elle est à 0,20, il est à 0,20 aussi.

Qu’est-ce qui se passe?

Le placenta ne filtre pas. Or ses organes sont immatures, et il subit encore plus les conséquences de l’alcool. Le fait d’être dans le ventre de sa mère, on peut comparer ça à un aquarium. Il absorbe l’alcool, puis il l’urine, et le réingère. Ça entraîne des dommages scientifiquement prouvés à partir de deux verres par jour. En dessous on ne sait pas. On peut dire que zéro alcool, c’est zéro risque, y compris pour quelqu’un qui a un désir de grossesse.

Dans cette approche, il apparaît très clairement que les scientifiques identifient clairement le problème au dessus d’un certain seuil, mais qu’ils sont incapables de savoir ce qui se passe sur des seuils faibles. Comme, ils n’ont pas de réponse, ils se couvrent au nom du sacro-saint principe de précaution, avec le zéro alcool.

Il y a toujours des professionnels, vieux praticiens, qui continuent de prescrire, ou du moins de ne pas interdire le fameux verre de vin.
Bien sûr ils s’attirent les foudres des professionnels de la santé qui préfèrent le zéro alcool.
Et pourtant! Il ne serait pas impossible que les vieilles habitudes et le bon sens qui prévalaient naguère, soient plus en phase avec la réalité scientifique que les nouvelles sommités.
Nous prendrons pour référence, l’étude réalisée en Italie, dont nous avons fait écho dans la JV n°22438 du 8/09/09.

Les recherches ont été menées par l’INMM-CNR de Rome en collaboration avec l’Institut supérieur de la Santé et le Centre alcoologique de la région de Latium. Elles ont révélé que le vin rouge, grâce aux propriétés de ses composés, tels que les polyphénols et les anthocyanes, est en mesure de limiter les effets toxiques de l’alcool. Des expériences menées sur des souris, à la fois pendant la grossesse et l’allaitement, ont comparé les effets d’une solution d’éthanol et d’eau avec ceux du vin rouge, les deux titrant 11%. La toxicité induite était beaucoup plus élevée pour la solution alcoolique mais minime voire nulle pour les souris exposées au vin rouge.

Conclusion

Dans notre propos, nous n’allons nous transformer en pourfendeur du zéro alcool. Il ne s’agit là que d’une étude dont les conclusions méritent sans doute un approfondissement.
Mais cela nous donne l’occasion, une fois de plus de déclarer que les amalgames vins et alcools sont dangereux pour ceux qui les profèrent et que les ayatollahs de la santé publique feraient bien de mettre un peu de vin dans leur eau pour éviter le ridicule des positions péremptoires qu’ils prennent au nom d’un savoir qu’ils ne maitrisent pas.

R.A




Italie
« Il faut mettre fin à la diabolisation du vin »
(08/09/2009) © La Journée Vinicole

Selon le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, « conduire et boire peuvent être compatibles. Il suffit de respecter la loi ».
Dans une plaidoirie récente en faveur de la culture du bien-boire, le ministre italien a appelé de ses vœux que l’on mette fin à la « diabolisation » du vin et que l’on parle des « autres causes » d’accidents de la route. « Pourquoi, au lieu de diaboliser le vin, est-ce que les moralisateurs ne disent pas que parmi les principales causes d’incidents sur la route figurent le non respect du code de la route, l’excès de vitesse, la fatigue et la distraction, souvent causée par le téléphone portable ou le tabagisme, ou encore l’abus de médicaments ? » s’est-il insurgé. Et de fustiger le comportement de certains jeunes conducteurs, consommateurs d’alcool fort ou de drogues. « Même l’OMS rappelle que les causes à l’origine des accidents de la route sont multiples et souvent liées entre elles ».
Pour le ministre italien, « lorsqu’une personne saine consomme deux verres de vin à table, cela ne signifie pas qu’elle s’enivre. Pourquoi n’éduque-t-on pas à une consommation modérée, responsable, de qualité, au lieu de se taire sur cette habitude, désormais courante chez les jeunes, d’aller acheter des alcools forts dans les supermarchés où il n’y a pas de contrôle ou de limites aux quantités achetées avant d’aller boire, souvent l’estomac vide, et se défoncer ? Pourquoi ne dit-on pas que la situation est aggravée par la consommation de médicaments comme les anti-dépresseurs, les tranquillisants ou les antihistaminiques, ou par la consommation de cocaïne, ou que l’on conduit souvent pendant des heures en accumulant un stress psycho-physique énorme, que l’on parle souvent au portable en conduisant, que l’on monte en voiture après une journée entière de travail ou sans avoir dormi, que le mauvais entretien de l’automobile et l’absence de ceintures provoquent des accidents particulièrement graves ? On préfère, au contraire, agiter les épouvantails. Pour notre part, nous voulons dire la vérité, construire et aider la population à retrouver la culture d’une alimentation saine et du bien-boire ».




Italie
Le vin rouge ne serait pas nocif pendant la grossesse
(08/09/2009) © La Journée Vinicole

D’après de nouvelles recherches italiennes, la consommation d’alcool pendant la grossesse serait nocive, mais pas pour le vin rouge.
Les recherches ont été menées par l’INMM-CNR de Rome en collaboration avec l’Institut supérieur de la Santé et le Centre alcoologique de la région de Latium. Elles ont révélé que le vin rouge, grâce aux propriétés de ses composés, tels que les polyphénols et les anthocyanes, est en mesure de limiter les effets toxiques de l’alcool. Des expériences menées sur des souris, à la fois pendant la grossesse et l’allaitement, ont comparé les effets d’une solution d’éthanol et d’eau avec ceux du vin rouge, les deux titrant 11%. La toxicité induite était beaucoup plus élevée pour la solution alcoolique mais minime voire nulle pour les souris exposées au vin rouge. « Les données issues de ces recherches ont montré que chez les souris nées de mères exposées uniquement au vin rouge aucun problème cognitif n’est survenu » explique l’un des scientifiques impliqués dans ce projet. « En revanche, les bébés dont les mères étaient exposées à la solution alcoolique ont été complètement atteints au niveau de l’hippocampe et d’autres régions cérébrales ». Les chercheurs ont également observé qu’il n’y pas ou très peu de dégâts hépatiques en cas de consommation d’alcool sous forme de vin rouge, ce qui n’était pas le cas pour la solution alcoolique. Pour les équipes de recherche, « les résultats obtenus viennent confirmer, une fois de plus, les fortes propriétés antioxydantes de certains composés contenus dans le vin rouge. L’étude explique aussi pourquoi, dans les pays autour de la Méditerranée où la consommation de vin rouge domine, le Syndrome d’alcoolisation fœtale est plus rare que dans les autres pays industrialisés où la consommation d’alcool pendant la grossesse est basée essentiellement sur d’autres boissons alcooliques ».




Santé
La bio...dégradée
(03/08/2009) © La Journée Vinicole

Selon une étude britannique, les produits issus de l’agriculture biologique ne seraient pas meilleurs pour la santé. Encore des résultats d’études pseudo scientifiques réalisées avec une méthodologie qui laisse réveur. Les résultats ne tenaient pas compte de la présence de résidus de pesticides dans les produits analysés...

Selon une étude publiée la semaine dernière par l’American Journal of Clinical Nutrition, les produits issus de l’agriculture biologique ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires et n’offrent pas d’avantages nutritionnels supplémentaires. Que ce soit vis-à-vis des apports en calcium, en fer ou en vitamine C.
Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs de la « London School of Hygiene & Tropical Medicine » ont procédé à un examen systématique de 162 études scientifiques publiées sur le sujet au cours des 50 dernières années. Les auteurs de ce rapport réalisé pour le compte de la FSA (Food Standards Agency), l’agence britannique des normes alimentaires, révèle « quelques légères différences ont bien été relevées mais elles ne sont pas statistiquement significatives ». Et de conclure, « il est improbable qu’elles soient d’une importance quelconque au regard de la santé publique ». De son coté la FSA précise « l’étude ne dit pas aux gens de ne plus acheter d’aliments bio », « la FSA n’est ni pour ni contre le bio... », « Mais il est absolument essentiel de fournir au public des informations précises lui permettant de choisir ce qu’il mange en toute connaissance de cause ». Ben voyons! C’est ce qu’on appelle de l’information orientée. Car il faut préciser que dans les études incriminées, on ne prenait pas en considération la présence de résidus chimiques... Autant comparer deux voitures sans parler de leur tenue de route ou de leur moteur, ou étudier les risques des produits OGM en mesurant leur teneur en sucre ou en vitamines...
Ce n’est pas la première fois que les bénéfices nutritionnels de l’alimentation bio sont remis en question. En France, un rapport publié en 2003 par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) était déjà arrivé aux mêmes conclusions que son homologue britannique. « Les faibles écarts ou tendances pris individuellement, qui ont pu être mis en évidence pour quelques nutriments et dans certaines études entre la composition chimique et la valeur nutritionnelle des produits issus de l’agriculture biologique ou de l’agriculture conventionnelle, n’apparaissent pas significatifs en termes d’apport nutritionnel », concluait ce document qui fait toujours référence. Mais, il avait l’honnêteté de conclure, « Les insecticides chimiques étant exclus des cahiers des charges de l’agriculture biologique, la grande majorité des produits bio en sont exempts, quand on en retrouve c’est à des niveaux très inférieurs à ceux détectés dans les autres produits ».
Ne prenons pas les produits bio, pour ce qu’ils ne sont pas; mais reconnaisons leurs qualités intrèsèques, au moins pour ce qu’elles sont!

Les " Pieds Nickelés " de la recherche

On croit rêver! On compare, mais l’on ne prend pas en cause certains paramètres primordiaux. Au nom dont-on ne sait quel oubli, si ce n’est celui tout à fait volontaire d’omission, afin de garantir les résultats de ce que l’on souhaite prouver. C’est là où le bats blesse! On se demande où est la motivation de ces chercheurs « à la petite semaine », qui partent sur des postulats et des a priori pré établis. Leurs protocoles sont bien sur fantaisistes, comme les résultats de leurs études. Et l’on n’évoquera même pas le choix de leurs échantillonnages tout autant sujet à caution. Ces professeurs Nimbus, nous l’espérons très minoritaires, sont soit totalement déconnectés de leur sujet, soit en recherche de reconnaissance médiatique En France, avec le rapport de l’INCa, nous avions nos Pieds Nickelés cherchant à tout prix à démontrer, que le vin même en quantité infinitésimale était mauvais pour la santé. En Angleterre, on a eu les spécialistes des métaux lourds décelés dans le vin, puis ces études sur le « bio ». Le plus grave, c’est que ces publications se drapent du sceau valorisant de la démarche scientifique, pour être ensuite remises à la presse qui en fait écho, inextenso, sans se préoccuper de la nature du contenu. On se retrouve ainsi avec des informations tendancieuses, non vérifiées, souvent extraites de leur contexte, qui sont promues en faits révélés scientifiquement.
C’est toute l’aberration de notre information actuelle, dans laquelle le sensationnel paraît indispensable, au détriment de l’information pure. Surtout, quand le journaliste rajoute un commentaire allant dans le sens de l’orientation délibérée de la pseudo recherche.
Ce qui est plus grave dans ce type de phénomène c’est le coté réducteur des conclusions. Comme si l’on recherchait à tout simplifier, à tout réduire, pour tout sécuriser et rassurer en éliminant tous les biais et toutes les différences. En fait, la tendance à atteindre le rêve industriel et chimique, où tout serait aseptisé et où il n’y aurait plus de danger. Revers de la médaille, finis les choix; finies les libertés, place aux produits standartisés en attendant les pilules, pour répondre à tous les besoins alimentaires, voire existentiels. Une nouvelle alternative de société ou de vie. Pas sûr, qu’elle soit à ce jour partagée et voulue par une majorité de nos concitoyens.

R. Amalric




Santé
L’INCa à l'index
(31/07/2009) © La Journée Vinicole

En déconseillant, en matière de prévention des cancers, la consommation d’alcool quel que soit le type de boisson, et en affirmant que « le risque de cancer s’accroît dès le premier verre », l’Institut National du Cancer (INCa) avait suscité la polémique. La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a saisi en début d’année le Haut Conseil de la santé publique pour qu’il examine l’opportunité de modifier les recommandations sanitaires actuelles en matière d’alcool. Dans l’avis qu’il vient de rendre public, le HCSP recommande de « conserver le principe actuel de recommandations basées sur des repères de consommation ». S’il considère que « les données scientifiques objectivent un risque de cancer associé à la consommation d’alcool sans effet seuil », il souligne que « les données analysées ne permettent pas d’estimer avec précision les risques attribuables aux consommations d’alcool à faible dose ». le Haut Conseil estime également qu’une recommandation nutritionnelle destinée au grand public, telle que la brochure de l’INCa qui devait être diffusée auprès des praticiens français, « doit tenir compte de l’ensemble des effets et impacts potentiels et ne pas se baser sur une morbi-mortalité spécifique », en l’occurrence le cancer.
Le HCSP préconise d’engager « un travail d’actualisation et d’harmonisation des repères de consommation, fondé sur des données factuelles, qui tiennent compte du risque attribuable aux faibles doses », et d’effectuer « un travail de synthèse des connaissances afin de préciser le risque attribuable aux faibles consommations d’alcool, et le cas échéant d’examiner la relation bénéfice/risque de la consommation d’alcool à faible dose ». Il suggère en outre que soit harmonisés les différents messages de recommandations issus d’organismes différents dès lors que ces organismes sont publics, et d’évaluer les résultats des politiques de prévention afin de pouvoir les faire évoluer si nécessaire.




Recommandations en matière de consommation d’alcool
Le Haut Conseil de la santé publique contredit l’INCa
(29/07/2009) © La Journée Vinicole

En déconseillant, en matière de prévention des cancers, la consommation d’alcool quel que soit le type de boisson, et en affirmant que « le risque de cancer s’accroît dès le premier verre », l’Institut National du Cancer (INCa) avait suscité la polémique. La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a saisi en début d’année le Haut Conseil de la santé publique pour qu’il examine l’opportunité de modifier les recommandations sanitaires actuelles en matière d’alcool. Dans l’avis qu’il vient de rendre public, le HCSP recommande de « conserver le principe actuel de recommandations basées sur des repères de consommation ». S’il considère que « les données scientifiques objectivent un risque de cancer associé à la consommation d’alcool sans effet seuil », il souligne que « les données analysées ne permettent pas d’estimer avec précision les risques attribuables aux consommations d’alcool à faible dose ». le Haut Conseil estime également qu’une recommandation nutritionnelle destinée au grand public, telle que la brochure de l’INCa qui devait être diffusée auprès des praticiens français, « doit tenir compte de l’ensemble des effets et impacts potentiels et ne pas se baser sur une morbi-mortalité spécifique », en l’occurrence le cancer.
Le HCSP préconise d’engager « un travail d’actualisation et d’harmonisation des repères de consommation, fondé sur des données factuelles, qui tiennent compte du risque attribuable aux faibles doses », et d’effectuer « un travail de synthèse des connaissances afin de préciser le risque attribuable aux faibles consommations d’alcool, et le cas échéant d’examiner la relation bénéfice/risque de la consommation d’alcool à faible dose ». Il suggère en outre que soit harmonisés les différents messages de recommandations issus d’organismes différents dès lors que ces organismes sont publics, et d’évaluer les résultats des politiques de prévention afin de pouvoir les faire évoluer si nécessaire.




Première victoire pour l’Honneur du vin
La brochure « nutrition » de l’Institut National de Cancer retirée
(02/07/2009) © La Journée Vinicole

« Le risque de cancer s’accroît dès le premier verre d’alcool ». On se souvient de cette phrase, extraite de la brochure de l’Institut National du Cancer (INCa), qui devait être diffusée à tous les praticiens français. Et bien entendu, une seule boisson y était citée, le vin ! Déjà en 2008, L’institut National de la Consommation parlait de la première goutte ! C’était en début d’année et cette première goutte de vin avait, pour les vignerons, les producteurs et plus largement les acteurs du monde vitivinicole, fait déborder un vase déjà plein à ras bord. En réaction, l’association « Pour l’Honneur du Vin » était créée et se donnait pour mission de réagir concrètement à toutes les agressions oenophobes. Le recours administratif et préalable auprès du ministère de la Santé pour obtenir la non diffusion de cette brochure vient de porter ses fruits. Non seulement les 70 000 exemplaires imprimés n’ont pas été envoyés aux médecins, mais le texte a été retiré du site du ministère. Par ailleurs, l’association a également fait retraduire le rapport mondial World Cancer Research Fund (WCRF) qui était revendiqué comme référence et elle a pu mettre en évidence de graves distorsions dans son interprétation. L’Honneur du vin compte bien garder la main et continuer la contre-offensive. Si la présentation, prévue fin juin, de la version définitive du plan cancer 2009/2013 par le président de la République a bien été différée, l’Honneur du Vin reste vigilant. Tous les textes, rapports, analyses et compte-rendus d’actions sont disponibles sur le site www.honneurduvin.com.




Vin et santé
Conférence débat : le vin un vrai nutriment ?
(02/04/2009) © La Journée Vinicole

Député de la 6e circonscription de l’Hérault, Elie Aboud est médecin spécialisé dans les maladies vasculaires, et membre du groupe d’étude sur la viticulture à l’Assemblée nationale. Réagissant aux attaques dont le vin a fait l’objet récemment (brochure INCa), il organise samedi 4 avril prochain à partir de 16 h, une conférence-débat publique au théâtre de la Cigalière à Sérignan (34) pour répondre à la question « Le vin : un vrai nutriment ? ». Après une courte introduction, il donnera la parole à des professeurs en médecine qui évoqueront les rapports qu’entretiennent le vin et la santé. Charles Janbon, professeur honoraire de médecine vasculaire à la faculté de Médecine de Montpellier expliquera les relations entre « Vin et protection cardio-vasculaire ». Jean-Pierre Daures, professeur en épidémiologie à la faculté de Médecine de Montpellier donnera son point de vue sur « Vin et santé publique ». Bernard Hedon, professeur de gynécologie à la faculté de Médecine de Montpellier traitera du « Vin et santé féminine ». Claude Jeandel, professeur en gérontologie, chef de service au centre Antonin Balmes de Montpellier, interviendra sur « Vin et vieillissement ». Chaque spécialiste aura 20 minutes pour présenter son sujet avant qu’une heure ne soit consacrée à répondre aux questions de la salle. Une collation mettra fin aux débats, accompagnée d’une consommation modérée de vin. Informations complémentaires sur www.e-aboud.fr




HPST
Pour l’honneur et corriger les erreurs...
(23/03/2009) © La Journée Vinicole

L’association « Honneur du Vin » a engagé, le 13 mars, la première étape d’une action judiciaire au ministère de la Santé, avec communication du dossier, en double original, au Premier Ministre. L’association dont nous avons annoncé le lancement dans notre édition du vendredi 13 mars, veut également éviter la diffusion du fameux document de l’INCa qui avait mis le feu aux poudres.

Dans un communiqué, retransmis ce jour, Jean Clavel, secrétaire de "l'Honneur du vin" déclare :
« L’Association entend se réserver le droit de solliciter réparation des préjudices économiques et moraux subis, dont l’évaluation est en cours, et qui sont susceptibles de s’élever à plusieurs millions d’euros.
D’ores et déjà, dans le cadre du présent recours administratif, l’association « l’Honneur du Vin », demande :

Vu l’absence d’avis du Conseil de Modération et de Prévention,
Vu l’absence de consultation de l’Académie de Médecine,

A titre principal, suspendre la diffusion de la Brochure du ministère de la Santé « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations » et en tout état de cause procéder à la rectification de l’ensemble des renseignements erronés et à la suppression des mentions tendancieuses concernant la consommation modérée de vin contenues dans ladite brochure (CE, 6 févr. 1980, Guilhaumé : Rec. CE 1980, tables, p. 726 ; AJDA 1980, p. 367. – V. également CE, sect., 12 févr. 1993, Gaillard, cité infra n° 82).

A titre subsidiaire, ordonner la consignation en annexe de Brochure du ministère de la Santé « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations », de l’ensemble des observations ci-dessus, conformément aux dispositions de l’article 3 de la loi du 17 juillet 1978 (CADA, avis, 9 sept. 2004, Perollier : Rapp. 2004, p. 46)

Dans le cas où le ministre répondrait par une fin de non recevoir, ou ne répondrait pas au terme des 2 mois, nous étudions le recours contentieux au Tribunal administratif de Paris et envisageons éventuellement la suite au Conseil d’Etat.

Nous avons le soutien politique et financier d’organisations viticoles importantes et de nombreux scientifiques, en particulier de professeurs de médecine qui contestent l’utilisation abusive du principe de précaution, mais ce n’est pas encore suffisant et nous souhaitons votre participation ».




santé
Face au cancer, le vin n’agit pas en simple alcool
(19/03/2009) © La Journée Vinicole

Objectifs de l’étude

Les objectifs de l’étude étaient de déterminer les relations entre la consommation de différentes boissons alcoolisées (vin, bière, alcools forts, selon la dose), et les risques de décès par cancers sur une cohorte de l’est de la France (la cohorte COLOR), comprenant 100 000 sujets examinés au Centre de Médecine Préventive de Nancy entre 1978 et 1985, dont la mortalité a été suivie jusqu’en 2005.

1. A partir de quelle quantité de différentes boissons alcoolisées, le risque de décès par cancer de la prostate, du côlon, du poumon, du sein augmente t-il chez l’adulte d’âge moyen ?
2. Y a-t-il des différences selon les boissons alcoolisées ?
3. Existe-t-il une dose de certaines boissons alcoolisées correspondant à une protection contre certains types de cancers ? Chez l’homme ? Chez la femme ?
Cette étude consiste à suivre depuis 25 ans les causes de mortalité d’une cohorte adulte de 100 000 sujets, 45 000 hommes et 55 000 femmes, aujourd’hui âgés de 60 à 90 ans, dont on connaît les habitudes de consommation de boissons alcoolisées et les principaux paramètres biométriques et biologiques de santé au point de départ. Elle a été la première en France à avoir montré qu’une consommation modérée d’alcool, plus particulièrement de vin est associée avec une réduction de 40% de la mortalité cardio-vasculaire chez l’homme d’âge moyen. L’analyse de notre cohorte a pour la première fois démontré que le vin, consommé à la dose de 1 à 3 verres par jour chez l’homme, et seul le vin parmi les boissons alcoolisées, était associé avec une baisse de 20% de la mortalité par cancers. (Renaud S, Guéguen R, Siest G, Salamon R. Wine, beer and mortality in middle-aged men from Eastern France. Arch Intern Med 1999;159:1865-70.). Ces résultats ont été confirmés au Danemark. (Gronbaek M, Becker U, Johansen D et al. Type of alcohol consumed and mortality from all causes, coronary heart disease and cancer. Ann Intern Med 2000;133:411-9.).

1. Enjeux et défis scientifiques et techniques

Enjeux : ce projet intéresse un segment de l’économie française : la viticulture. Il contribue à clarifier les relations entre la mortalité par cancers et la consommation de différents types de boissons alcoolisées, qui pour l’instant ne sont pas différenciées dans les rapports d’experts internationaux comme celui du Fond Mondial de Recherche contre le Cancer de l’automne 2007.
Défis scientifiques : la plupart des études épidémiologiques publiées jusqu’à présent sur ce sujet ne permettent pas de conclure clairement sur les corrélations entre différentes boissons alcoolisées et les différents types de cancer, à cause de la taille insuffisante des populations étudiées. Nous disposons d’une puissance statistique assez élevée avec 98 000 sujets.
Une des premières difficultés a été d’identifier tous les sujets décédés de la base de données. Il a fallu développer une méthode particulière et travailler à partir des fichiers nationaux INSEE de décès, puis obtenir les causes de décès à partir du service CEPI-DC de l’INSERM.
La difficulté a été aussi d’utiliser des données d’observation pour émettre des hypothèses sur le rôle étiologique de l’alcool et des différentes boissons alcoolisées et de développer des modèles d’analyses de la survie avec autant de cofacteurs et d’interactions potentielles.
Enfin, il a fallu travailler avec 2 limites :
- Un recueil pas très fin de la consommation d’alcool, le premier seuil étant à ¼ l, c’est-à-dire l’équivalent de 2 verres de vin, ce qui est un vrai problème pour la femme chez laquelle les seuils se situent probablement en deçà pour de nombreux risques de cancer,
- L’absence de données alimentaires, ce qui nous interdit tout ajustement sur l’alimentation.
La première limite fait que nos résultats chez la femme sont décevants car peu discriminants.
Quant à la seconde, elle représente aussi un obstacle dans l’interprétation des résultats car on peut se demander si l’alimentation des buveurs à dominance vin n’est pas plus équilibrée que celle des autres buveurs, ce qui contribuerait à un effet protecteur. Nous savons que beaucoup des cofacteurs sur lesquels nous ajustons nos résultats sont directement reliés à l’alimentation (glycémie, cholestérol, corpulence, consommation de boissons sucrées etc.), ce qui compense en partie l’absence d’ajustement sur l’alimentation. D’autre part, nous avons étudié l’alimentation des buveurs de vin dans différentes cohortes, soit lorraines, soit nationale, en collaboration avec d’autres équipes. Avec la même approche que dans la cohorte COLOR, c’est-à-dire en différenciant les buveurs consommant plus ou moins 50% de leur alcool sous forme de vin, ces équipes ont pu mettre en évidence des différences significatives dans l’équilibre alimentaire dans le sens d’un meilleur équilibre des buveurs de vin mais de faible amplitude, qui à notre avis ne permettent pas d’expliquer l’ampleur des corrélations entre vin et décès.

2. Résultats

Nous avons exploré dans un premier temps la mortalité prématurée < 65 ans sur la population des 45 à 60 ans ayant visité le Centre de Médecine Préventive entre 1978 et 1985, car la totalité de cette population a dépassé 65 ans fin 2005, année jusqu’à laquelle nous disposons de tous les cas de décès avec leur cause. Après exclusion des individus sous traitement à visée cardiovasculaire et à ECG anormal, nous disposons de 31332 hommes dont 3316 sont décédés prématurément. Les modèles de régression logistique à l’aide du logiciel R ont tenu compte de 12 cofacteurs qui balayent de façon satisfaisante les différents facteurs confondants possibles : âge, niveau d’études, tension artérielle systolique, cholestérol, glycémie, tabagisme, BMI (corpulence), activité physique, consommation d’alcool en g/kg poids/jour, consommation de boissons sucrées, consommation d’eau, préférence vin (> 50% d’alcool sous forme de vin).
Nous retrouvons les facteurs de risque classiques de mortalité de toutes causes, niveau d’éducation peu élevé, tension artérielle dès les valeurs de systolique supérieures à 12, tabagisme, sédentarité. Parmi les notions moins répandues : nous ne trouvons pas le cholestérol comme étant un facteur de risque de mortalité prématurée de toutes causes, c’est même le contraire chez l’homme. Un BMI < 20 est un facteur de risque chez l’homme. Une consommation de plus de 500 ml de boissons sucrées par jour est associée à une augmentation significative du risque de mortalité de toutes causes, de même que le fait de ne presque pas boire d’eau chez l’homme. La préférence vin est associée chez les hommes avec un risque significativement plus bas de mortalité prématurée de toutes causes (RR = 0.75, p<0.0001), par cancers (RR = 0.77, p = 0.0002) et par maladies cardio-vasculaires (RR = 0.74, p = 0.003), pour les cancers du tube digestif (œsophage, estomac, intestin, côlon, rectum) : (RR = 0.66, p = 0.01), pour les cancers du poumon : (RR = 0.78, p=0.04).
En mortalité générale par cancer, non prématurée, sur population « saine » au départ, 4128 décès par cancers chez les hommes et 2077 décès par cancers chez les femmes ont été pris en compte dans des modèles de Cox ajustés sur 12 cofacteurs.
Chez 36118 hommes de la cohorte COLOR, nous observons comme facteurs de risque de mortalité par cancer : niveau d’éducation bas, tension artérielle élevée, cholestérol bas, BMI < 20 (même en retranchant les décès des 5 premières années), tabagisme, sédentarité, de même que le fait de ne presque pas boire d’eau. Alors que plus la consommation d’alcool est élevée (en g/kg poids), plus le risque de mortalité par cancer augmente, la préférence vin, quelle que soit la dose d’alcool, est associée avec un risque significativement plus bas de mortalité par cancers (RR = 0.84, p <0.0001), par cancer du poumon (RR = 0.82, p = 0.02), par cancer du tube digestif VADS comprises (RR = 0.73, p = 0.001), de la bouche et pharynx (RR = 0.42, p < 0.0001). Le risque de mortalité par cancer du côlon, de l’estomac, du pancréas, du foie, de la prostate n’est pas relié à la préférence vin, tendance non significative pour le rectum/anus (RR = 0.57, p = 0.06) et pour la vessie (RR = 0.62, p = 0.06).
Chez 39561 femmes, les facteurs de risque de mortalité par cancer sont les suivants : tension artérielle élevée, tabagisme, BMI ≥ 30. La consommation élevée d’alcool est associée avec un risque significativement plus élevé de mortalité par cancers (en g d’alcool/kg poids 0.30 à 0.70 : RR=1.27, p = 0.009), (> 0.70 : RR = 1.46, p = 0.006), alors que la préférence vin n’est pas significative (RR = 1.01, p=0.84). De la même façon, le risque de mortalité par cancer du sein augmente avec la dose d’alcool mais n’est pas relié à la préférence vin.

Voir tableau

3. Perspectives

Le programme est prolongé de 6 mois afin que nous puissions étudier le chaînage des examens de santé de la cohorte COLOR. En effet, entre 50 et 60% des individus reviennent au Centre de Médecine Préventive au bout de 5 ans. C’est pourquoi nous projetons d’approfondir les relations entre l’évolution dans le temps des habitudes de consommation de boissons alcoolisées et les risques de mortalité en utilisant le chaînage des examens de santé pour les individus qui reviennent une deuxième, 3ème ou même 4ème fois, tous les 5 ans. Ceci permettra d’affiner les interactions temps - cofacteurs que nous avons pu observer grâce aux modèles de Gray qui ne permettent pas d’expliquer cette interaction.

4. Réponses apportées par le projet aux enjeux majeurs du programme PNRA en 2005

« Il s’agit de l’axe thématique « Alimentation et prévention – adaptation inadaptation nutritionnelle aux évolutions de l’alimentation et de l’environnement. » Analyse de l’impact de la nutrition sur la prévention des pathologies, intégration de cette thématique au sein d’une cohorte épidémiologique existante. »
Ce programme nous rappelle que le vin, contrairement aux autres boissons alcoolisées courantes, est le mélange d’une substance à effets délétères, l’alcool, et de substances à effets bénéfiques provenant du jus de raisin, avec une extraction supplémentaire des polyphénols au cours de la macération des peaux et des pépins. Alors que la consommation d’alcool est clairement un facteur de risque de cancer, les fruits entrent dans la catégories des aliments qui protègent contre différents cancers à des degrés divers de niveaux de preuve (probable, ou évocateur). Il n’est donc pas étonnant que la consommation de vin, jus de fruits fermenté, mélange de deux types de substances à effets antagonistes : - l’alcool et - le jus de fruit enrichi en polyphénols, s’avère différente de celles des autres boissons alcoolisées dans son association avec le risque de mortalité par cancer.
La santé et l’hygiène de vie des français sont caractérisés par le « French Paradox », c’est-à-dire le plus bas taux de mortalité cardio-vasculaire du monde occidental (et N°2 mondial après le Japon), toujours vrai aujourd’hui, malgré des facteurs de risque égaux ou supérieurs, et aussi par la première consommation de vin per capita. Il faut réfléchir au fait que la manière traditionnelle française de consommer le vin, modérément et régulièrement au moment des repas, représente apparemment un modèle de nutrition préventive, à rapprocher du modèle dit « méditerranéen », et une alternative aux modèles anglo-saxons et américains (« binge drinking » et « fast food ») comme mode de vie favorisant un bon état de santé, à condition bien sûr, de proscrire tout excès, dont on connaît trop bien les dangers.




Vin et Santé
Vins de Qualité à teneur réduite en Alcool
(19/03/2009) © La Journée Vinicole

1- Objectif de l’étude

La mondialisation du vin a remis en cause la géographie viticole mondiale, les modes traditionnels de consommation et les représentations attachées au vin et à son marketing. L’évolution démographique récente s’est par ailleurs accompagnée d’une préoccupation croissante pour la
santé, le bien-être et le plaisir qui se retrouve dans les comportements alimentaires. La crise viticole actuelle touche pour la première fois les vins de qualité. La régulation économique du marché concerne l’ensemble de la gamme des vins. Il est assez généralement admis que la
sortie de crise passe, en particulier, par l’élaboration de produits mieux adaptés aux attentes et aux goûts des consommateurs. De ce point de vue les vins de qualité actuels se caractérisent par un degré alcoolique trop élevé (12 à 14 voire 15% vol.), en contradiction avec les politiques de santé publique et la sécurité routière.

2- Enjeux et défis scientifiques et techniques

L’enjeu du projet était donc de contribuer à la pérennité de la viticulture française au travers : de l’appréhension des modes et des contextes de consommation émergents et du développement d’une recherche intégrée permettant de construire à partir d’un cahier des charges pré défini des vins de qualité à teneur significativement réduite en alcool. Le programme a rassemblé 12 partenaires publics et privés. Les verrous identifiés ont conduit à structurer le projet en 3 ateliers dont les missions respectives étaient : Atelier technologique. La sélection de stratégies innovantes permettant de réduire la teneur finale des vins en éthanol, l’identification des paramètres permettant leur choix raisonné et la maîtrise de leur mise en oeuvre à l’échelle industrielle (désalcoolisation partielle des vins finis, réduction du rendement de conversion des sucres en éthanol par la levure, désalcoolisation partielle en cours de fermentation, sélection de cépages accumulant peu de sucres à maturité). Atelier sensoriel. La description quantitative des modifications de perception sensorielle en fonction du niveau de réduction de la teneur en alcool et l’évaluation expérimentale de l’effet de l’information relative à la réduction de la teneur en alcool sur l’appréciation du produit et le comportement du consommateur.
Atelier socio-économique.
L’analyse des questions soulevées dans les sociétés modernes par l’introduction de vins à teneur réduite en alcool au moyen d’une approche associant sociologie de la consommation et marketing. Les travaux de ces trois ateliers vont conduire à la soutenance de trois thèses CIFRE en 2009. Une étude de prospective sur le thème de l’alcool et de la filière vigne et vin met en synergie les connaissances accumulées dans les trois ateliers.

3- Principaux résultats

• Stratégies de réduction de la teneur finale des vins en éthanol.

Quatre cépages qualitatifs (2 blancs et 2 rouges) résistants aux maladies fongiques ont été sélectionnés. Ils possèdent à maturité une teneur en sucre correspondant à 10 degrés d’alcool potentiel. Certaines pratiques culturales (e.g. conduite en taille minimale) permettent, mais sur une
plage plus restreinte (-0,5%vol à –2%vol) de réduire la teneur en alcool du vin. Cette action répond aussi aux objectifs du Grenelle de l’Environnement de réduction de 50% des intrants phytosanitaires. Elle sera poursuivie. Compte-tenu des procédures réglementaires nécessaires
pour l’homologation, ce type de matériel végétal devrait être mis à disposition des viticulteurs en 2014.
Une souche de levure présentant une déviation significative du flux de carbone vers la voie des pentoses phosphates a été sélectionnée, mais l’effet sur le rendement de conversion des sucres en éthanol s’est révélé très faible. Néanmoins, cette nouvelle souche de levure possède des qualités fermentaires intéressantes qui justifient la poursuite de son étude.
Différentes technologies de réduction de la teneur finale en alcool ont été étudiées: diminution de la teneur en sucre du moût, désalcoolisation en cours de fermentation, désalcoolisation du vin fini.
Les possibilités ou les conditions de transfert vers la profession ont été précisées. La fermentation du moût dilué avec du vin sans alcool donne des produits de qualité, cela reste très facile à mettre en oeuvre pour les unités élaborant du vin sans alcool. Néanmoins son développement nécessitera de lever des verrous réglementaires. Le traitement du moût par couplage UltraFiltration-NanoFiltration (UF-NF, procédé REDUX) donne également de bons résultats, il est applicable en cave. Cependant, ce procédé induit une perte de volume non négligeable d’environ 6% par degré d’alcool potentiel retiré. Dans tous les cas, la diminution de la concentration en sucres améliore sensiblement le déroulement de la fermentation des moûts...
La désalcoolisation en cours de fermentation a été réalisée par distillation sous vide ou par « stripping ». Ces 2 méthodes nécessitent une intervention à un moment précis de la fermentation, contrainte très difficile à gérer en période des vendanges. Malgré certains résultats intéressants, ces contraintes d’organisation excluent de facto les applications en cave.
La désalcoolisation sur vin fini a été réalisée par assemblage après distillation partielle ou totale, stripping, osmose inverse (OI) couplée à la distillation (OI-D) ou aux contacteurs à membranes (OI-CM), nano-filtration couplée aux CM (NF-CM) et traitement direct par CM. Dans la majorité des cas pour un traitement éliminant 2 degrés d’alcool, l’assemblage du vin initial avec du vin totalement désalcoolisé par distillation ou le couplage OI-CM donnent des produits qui ne se distinguent pas du vin témoin à la dégustation.
L’analyse par une approche d’économie de l’innovation des expériences professionnelles en cours a permis de confirmer que l’accès aux techniques de désalcoolisation ne constitue plus un verrou au développement des produits à teneur réduite en éthanol.

• Perception sensorielle des VDQAs

En moyenne sur les échantillons préparés par l’atelier technologique (Merlot, Syrah, Chardonnay et Sauvignon blanc), la réduction d’alcool dans un vin titrant initialement 13%vol à 14%vol n’est pas perceptible tant que celle-ci reste inférieure à 3%vol. Un entraînement à l’analyse sensorielle des vins ne semble pas diminuer ce seuil.
Lorsqu’elle est perçue, la réduction d’alcool induit toujours une diminution de la sensation de chaleur et de la persistance du vin. De plus, dans les vins rouges on observe parfois une diminution de l’amertume au profit de l’astringence. Dans les vins blancs, c’est soit l’acidité, soit l’amertume qui augmente. D’un point de vue aromatique, les vins sont moins «puissants», mais cela laisse parfois la place à la dominance de notes fruitées en fin de bouche. Les effets sont tout de même très variables d’un type de vin à l’autre. La complémentation aromatique a eu très peu d’impact sur l’appréciation des vins de Chardonnay partiellement désalcoolisés.

• Acceptabilité et comportement de consommation des VDQAs

Une enquête auprès de plus d’un millier de personnes a montré que la teneur en alcool perçue ou attendue d’un vin de qualité se situe entre 10,5%vol et 13%vol pour les rouges et entre 9,5%vol et 12%vol pour les blancs et les rosés. Sachant que le titre alcoolique d’un vin a été réduit par un procédé technologique, le consommateur tend à ne plus considérer ce produit comme un vin lorsque son titre alcoolique est inférieur à environ 9%vol.
En dégustation à l’aveugle, les consommateurs français apprécient autant les VDQA que les vins de base, du moins jusqu’à 3 %vol d’alcool retiré. Dans les mêmes conditions, les professionnels du vin déprécient les VDQA dés une réduction de 2%vol d’alcool en invoquant une perte de complexité, alors que cette dépréciation n’intervient qu’à partir de 4%vol pour la moyenne des consommateurs. Cette dépréciation est souvent associée par les consommateurs à une perte de complexité, mais pourrait être atténuée par une complémentation en sucre. Une segmentation a cependant été mise en évidence chez les consommateurs avec un groupe qui apprécie les VDQA dont la réduction est supérieure à 3%vol et un groupe qui les déprécie. Ce dernier contient davantage d’hommes, plutôt âgés et amateurs de vins.
Bien qu’en dégustation à l’aveugle, des vins à teneur réduite en alcool de plus de 3 degrés puissent donc être préférés au vin standard, les consommateurs français déprécient en général les vins annoncés à teneur réduite en alcool et ce phénomène est plus net pour les vins rouges que pour les vins blancs. Toutefois, derrière cette tendance moyenne se cache une forte segmentation : soit l’attente vis-à-vis des VDQA n’est pas négative (en majorité des femmes, des jeunes et des non connaisseurs) et dans ce cas les VDQA sont en général préférés à la dégustation, soit il existe
un a priori négatif fort et dans ce cas la dégustation le confirme et l’aggrave (consommateurs masculins, plutôt connaisseurs en vins et âgés).
Enfin, le volume de vin consommé au cours d’un repas, qu’il soit pris en restauration collective ou à domicile, ne semble pas lié au titre alcoolique de ce vin, ce qui justifie la promotion des VDQA d’un point de vue santé publique. D’ailleurs, nos enquêtes montrent que dans de nombreux pays, le degré d’alcool du vin ne figure pas dans les critères de choix du vin au restaurant ou en magasin.

• Etudes sociologiques

De l’analyse comparative entre la France et la Crande-Bretagne de la « filière du boire » ressort une évolution sensible des positions des différents acteurs pendant les 3 années d’observation.
Les vins à teneur réduite en alcool sont devenus un objet d’intérêt pour la presse et la profession, même si en matière de consommation, le bilan est moins clair que la prédiction de certains organismes.
Les vignerons favorables aux VDQA sont ceux qui pensent leur production en termes de gammes et de stratégies commerciales. Ils souhaitent rester maîtres des procédés et préfèrent des solutions viticoles.
En France, les cavistes indépendants à clientèle urbaine acceptent maintenant de référencer des VDQA de domaines à forte notoriété. En Grande-Bretagne, la filière commerciale tente de lancer les vins à teneur en alcool réduite pour répondre à la diversification croissante de la demande et aux problèmes d’alcoolisme des jeunes en soirées festives. La promotion de ces produits reste peu développée avec des engagements nettement différents de diverses enseignes et une promotion préférentielle du secteur haut de gamme.
Les VDQA sont appréciés des femmes actives urbaines (30-50) buvant régulièrement ou par une population âgée qui retrouve le vin de table d’antan (léger et équilibré). Plus généralement les VDQA semblent correspondre aux attentes de nouvelles clientèles ne disposant pas forcement d’une culture du vin, ou de groupes de consommateurs qui veillent à leur santé. Le vin léger plaît, le vin allégé est bien perçu s’il est fait par un viticulteur à grande notoriété ou s’il s’inscrit dans une logique de marque qui « sécurise » le consommateur. Par contre si le vin allégé est « anonyme » il suscite des représentations négatives d’un produit industriel et peu naturel.
A partir d’expériences de distribution de VDQA en Angleterre et d’interviews d’animateurs de club de dégustation ou de journalistes, il ressort que la façon de présenter les VDQA construit une représentation préalable qui favorise ou freine leur dégustation.

• Etudes prospectives, nouvelles questions

A partir du travail des 3 ateliers et de la prospective sur la filière « vignes et vins de France » réalisée par l’INRA, un travail collectif a permis de faire émerger des hypothèses complémentaires et de générer une nouvelle matrice interdisciplinaire. Les hypothèses particulièrement liées entre elles ont été regroupées en trois sous-ensembles qui concernent :
- Les relations entre les politiques de santé publique et les attentes des consommateurs,
- La perception de la désalcoolisation par les consommateurs,
- L’élargissement de la gamme des méthodes oenologiques légales et saconséquence sur la désalcoolisation et les teneurs en alcool des vins dans l’Union Européenne.
A partir de chacun de ces 3 groupes d’hypothèses, des scenarii ont été générés.

4- Quelques conclusions et perspectives

Le vin reste un produit traditionnel pour lequel plusieurs technologies permettent d’éliminer l’excés d’alcool (2%vol à 3%vol) sans impacter significativement les caractéristiques organoleptiques. Lorsqu’on l’interroge spécifiquement, le consommateur privilégie cependant pour la réduction d’alcool les approches viticoles, mais des variétés adaptées ne seront pas disponibles avant plusieurs années. Pour les vins jusqu’à 8% - 10%vol, la cible marketing semble être une population jeune, plutôt féminine et sans culture préalable du vin. Tous les vins, en particulier les rouges, ne se prêtent pas à une désalcoolisation poussée. Enfin, les études concernant les degrés d’alcool plus bas (6%-8%vol) situent clairement ces produits hors gamme vin. Ce travail ouvre des pistes sérieuses pour l’innovation en matière de vins à condition de préparer le consommateur à découvrir de véritables produits nouveaux, agréables à boire et respectant ses attentes pour des vins frais, aromatiques et désaltérants car à faible teneur en alcool.
Les effets d’une réduction supérieure à 3%vol de la teneur en alcool sur les caractéristiques sensorielles sont variables d’un type de vin à l’autre. Si ce phénomène a été bien décrit au cours du projet, les mécanismes sous-jacents restent très mal compris et mériteraient d’être précisés par une approche physico-chimique plus générique en milieu modèle puis dans les matrices vin ainsi que par une approche physiologique sur les mécanismes en jeu lors de la perception de l’alcool en mélange avec beaucoup d’autres composés.

5- Réponses apportées aux enjeux du programme PNRA 2005

Le projet s’inscrivait dans les priorités 1 (comportement des consommateurs) et 3(construction de la qualité de l’aval vers l’amont) du programme PNRA. Par rapport à la première priorité, il apporte des connaissances originales sur l’incidence de la teneur en alcool sur la perception sensorielle des vins par le consommateur et sur l’interaction de l’information relative à la désalcoolisation avec cette perception. Enfin, il a permis de délimiter les niveaux de désalcoolisation acceptables. Par rapport à la priorité 3, il précise l’efficacité et l’effet sur les caractéristiques du produit de différentes techniques de réduction de la teneur finale en alcool. Il précise de plus leurs possibilités et leurs délais d’application. Enfin, il ouvre de réelles perspectives de développement de boissons faiblement alcoolisées.




HPST
La loi de la raison
(10/03/2009) © La Journée Vinicole

Il y en a eu des manoeuvres de dissuasion, des attaques préréglées, des recherches téléguidées avant l’étude de cette loi ! Pour une fois, les élus ont su raison garder, et adopter une position responsable en matière de santé publique. Les articles votés dans le cadre de la loi « Hôpital, patients, santé et territoire » définissent de nouveaux champs de réglementation sans sombrer dans la prohibition.
Parmi les dispositions votées hier, l’on relèvera : l’interdiction de la vente d’alcool et de tabac aux mineurs, l'interdiction de la vente d'alcool entre 18h00 et 8h00 dans les stations-service, la possibilité pour les maires d’interdire la vente d’alcool à emporter la nuit de 20h00 à 8h00 ; par contre la loi autorise la publicité pour le vin sur Internet, avec certaines contraintes (lire La JV d’hier) remplissant ainsi le vide juridique laissé par la loi Evin de 1991. (Dans notre édition de demain, nous reviendrons en détail, sur les différents articles votés).
Certains regretteront, dans cette nouvelle loi, une empreinte répressive encore trop prégnante, en rappelant que ce ne sont pas ces dispositions qui résoudront le « binge drinking ». D’autres feront remarquer avec raison, que ces dispositions sont de nature essentiellement répressive et dénuées d’une indispensable politique de prévention.
C’est en effet, la principale critique que l’on peut formuler à l’encontre des textes votés . Ils ne consacrent aucune place à la responsabilisation, à la formation et à l’éducation. C’est une question de discernement.
Souhaitons que les sénateurs feront preuve dans leur approche de la même perspicacité, en espérant qu’ils l’agrémentent peut-être de cette fameuse dose de prévention et d’éducation, qui fait cruellement défaut dans le texte actuel.

R Amalric




ANPAA
Des efforts de lobbying infructueux, mais qui se poursuivent
(10/03/2009) © La Journée Vinicole

Malgré des efforts de lobbying intenses, voire une véritable tentative de déstabilisation de l’opinion, les associations antialcooliques n’auront pas réussi à empêcher plusieurs votes favorables au secteur vitivinicole lors des débats à l’Assemblée nationale sur la réforme des hôpitaux. Pour l’ANPAA, chef de file de ces associations, « la santé publique est passée après les intérêts économiques », comme si la filière vin n’était nullement sensible aux enjeux sanitaires d’une société dont ses représentants font autant partie que ceux des ligues antialcool. Et d’affirmer encore : « une poignée de députés, militants de l’Association des élus de la vigne et du vin, ont transformé un débat de santé publique en un débat sur la viticulture. Mais c’est une erreur d’espérer résoudre des difficultés structurelles par des mesures de mise en danger de la santé de nos concitoyens ». Puis, à propos des restrictions apportées aux sites internet principalement dédiés à la jeunesse ou concernant des activités sportives : « ces restrictions ne constituent que de simples alibis destinés à donner bonne conscience à ceux qui les ont votées ». Insistant sur « l’incohérence » entre l’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs et l’autorisation de la publicité sur internet, l’ANPAA affirme qu’elle continuera à relayer « la voix des Français » exprimée dans un sondage commandité… par elle-même, lors du prochain débat devant le Sénat. L’honnêteté intellectuelle règne.




Etude de Nancy
« Avec une « préférence vin », les gens ont 20% de chances en moins de développer un cancer »
Interview du Dr Dominique Lanzmann-Petithory
(10/03/2009) © La Journée Vinicole

Les connaissances et la médiatisation des liens entre la consommation d’alcool et la santé sont bien souvent travesties à cause de l’assimilation de l’ensemble des boissons alcoolisées sous une seule étiquette : « alcool ». Or, des décennies de recherches ont démontré qu’il ne convient pas de traiter toutes les boissons alcoolisées de la même manière, à la fois parce que certaines d’entre elles renferment des composés connus pour leurs propriétés bénéfiques et parce qu’elles ne se consomment pas toutes dans les mêmes circonstances. Les composés phénoliques du vin – de puissants antioxydants – et son mode de consommation, essentiellement dans le cadre du repas, modéré et régulier, lui confèrent, de l’avis de beaucoup de spécialistes, une place à part. Seulement, les études permettant de différencier les vins des autres boissons alcoolisées sont difficiles et coûteuses à réaliser, et dans le pays où se réalise une grande partie des études – les Etats-Unis – le vin n’est pas encore suffisamment répandu dans la population pour être représentatif. Néanmoins, la France peut se targuer d’avoir contribué à enrichir les connaissances sur les effets spécifiques du vin, à travers une étude épidémiologique de grande envergure, dite « Etude de Nancy ». Ses conclusions sur la consommation des différentes boissons alcoolisées et la mortalité par cancer sont très attendues et seront présentées ce mercredi 11 mars à Paris dans le cadre du 1er Colloque final du Programme national de recherche en alimentation et nutrition humaine. A la veille de cette présentation, nous avons demandé au docteur Dominique Lanzmann-Petithory du Groupe d’études des substances végétales à activité biologique de nous livrer ses réflexions sur les affirmations récentes concernant le lien entre l’alcool et le cancer, et de nous dévoiler les premiers résultats de ses recherches à Nancy sur le cancer, tout en expliquant les différentes problématiques posées par la réalisation des études.

Quelles réactions vous inspire la publication de la brochure de l’INCa ?
Cette brochure INCa s’appuie entièrement sur une synthèse publiée en novembre 2007 par le World Cancer Research Fund qui ne fait pas la différence entre les différentes boissons alcoolisées. Il faut dire qu’il n’existe pas beaucoup d’études épidémiologiques dans le monde qui peuvent différencier entre elles les boissons alcoolisées, soit par manque d’effectifs soit parce qu’il n'y a pas assez de buveurs de vins, notamment dans les études américaines. Le WCRF travaille sur une importante bibliographie, à partir de laquelle il fait une sélection, sur les dix dernières années. Il conclut sur trois niveaux de preuves. Le seul moyen d’obtenir une preuve absolue en nutrition, en science en général et en santé humaine, c’est de réaliser des études randomisées où l’on tire des groupes au sort avec un groupe témoin, puis on réalise une étude sur une dizaine d’années par exemple. Or, ce sont des études quasiment impossibles à réaliser parce qu’il faudrait, par exemple, que le groupe témoin cesse de boire pendant dix ans. Nous n’avons donc pas ce niveau de preuve absolue pour les cancers. En revanche, nous l’avons pour les maladies cardiovasculaires car le processus est moins long, ces maladies mettent moins de temps pour se mettre en place que le cancer.

Quel type d’études peut-on utiliser pour le cancer ?
Pour le cancer, nous ne disposons pas d’étude d’intervention ; nous sommes donc obligés de nous contenter d’études dites « d’observation »  où l’on prend une grande population et l’on observe ce qui se passe, sachant qu’il existe beaucoup de biais possibles. A l’extrême, on peut arriver à des conclusions les plus farfelues, qui permettraient d’affirmer par exemple que le nombre de postes de télévision est associé au risque d’infarctus ! Par ailleurs, dans les études d’observation, il est difficile d’arriver à des effets de causalité. Ceci étant dit, nous disposons de techniques pour rapprocher la causalité et de techniques pour pouvoir ajuster en tenant compte des éventuels facteurs de biais. Nous n’arrivons pas à la causalité absolue mais plutôt à un faisceau d’arguments plus ou moins forts pour lesquels trois niveaux de preuve ont été définis : le faible niveau, évocateur simplement, puis un niveau moyen appelé « probable », et ensuite le plus haut niveau qu’on appelle « convaincant ». Dans ces conditions, le WCRF a trouvé que l’alcool globalement, augmente de façon convaincante le risque de cancer. Il est à noter qu’il peut modifier le statut attribué aux différents facteurs. En effet, il a modifié son appréciation des fruits : en 1997, date de son avant-dernier rapport, il a trouvé que les fruits jouaient un rôle « convaincant » dans la protection contre le cancer, alors qu’en 2007, date du dernier rapport, cela devient seulement « probable », pour tenir compte de nouvelles études parues pendant les dix années entre les deux rapports.

Quels résultats avez-vous observé dans l’étude de Nancy ?
L’étude de Nancy porte sur 98 000 personnes, et les observations relèvent du niveau « probable ». Sur les 98 000 personnes, il y a eu 18 300 décès, durant les vingt-cinq ans de l’étude. Pour les hommes, nous avons 4 000 décès par cancer. Il ressort que l’effet alcool augmente le risque de cancer, mais pas pour tous les cancers. En effet, il existe des cancers qui semblent insensibles à l’alcool. Il en est ainsi pour le cancer de la thyroïde par exemple, ou de l’estomac, et également les lymphomes. L’alcool a peut-être même un effet protecteur sur les leucémies. Dans le domaine de l’alcool en général, nos résultats concordent avec ceux d’autres chercheurs. Un certain consensus d’ailleurs se dégage pour dire qu’il existe des cancers sensibles à l’alcool et d’autres non. Par ailleurs, nous avons une variable que nous appelons « préférence vin ». Nous avons séparé les gens en deux groupes, c’est-à-dire ceux dont plus de 50% de la consommation d’alcool provient du vin, et ceux pour qui ce pourcentage est inférieur à 50%. Nous avons trouvé que les gens qui ont une préférence pour le vin, ont globalement, tous cancers confondus, 20% de chances en moins de développer la maladie. Pour certains cancers, la préférence vin n’agit pas du tout ; c’est le cas du cancer du côlon par exemple. En revanche, pour les cancers les plus liés à l’alcool, comme les voies aérodigestives supérieures, ils sont très sensibles à la préférence vin. Cette préférence est associée avec une diminution de 50% du risque de mortalité par ces cancers-là.

Pour quel niveau de consommation constate-t-on cet avantage ?
Nous avons procédé en grammes par kilo, où la consommation dépend du poids de l’individu, ce qui est beaucoup plus logique que d’autres moyens de mesure. Cela permet de mieux comparer hommes et femmes. Bien évidemment, les bienfaits dépendent de la dose. Par rapport aux autres boissons alcoolisées, le vin a la particularité d’être le mélange d’un principe néfaste – l’alcool – et d’un principe bénéfique, à savoir le jus de raisin. Il s’agit même d’un jus de fruit enrichi en polyphénols à cause du procédé de fabrication. Le vin est ainsi la conjonction de deux principes antagonistes. A dose modérée, le principe fruit est supérieur au principe alcool et même, pour certains cancers, à doses moyennes cet effet fonctionne encore. L’alcool augmente le risque de façon convaincante et le fruit protège de façon probable. Pour l’heure, il n’a pas été possible de réaliser une analyse très fine des seuils de protection pour les femmes car dans le questionnaire utilisé dans l’Etude de Nancy, vieille de vingt-cinq ans, la tranche passe de 0 à 2 verres. Or, pour les femmes, probablement que le seuil est inférieur à 2 verres pour le risque de cancer. Néanmoins, d’autres études, notamment celles de Gronbaek au Danemark ont pu préciser ces points : le risque augmente à partir de 21 verres de vin par semaine chez la femme pré-ménopausée et de 6 verres de vin par semaine chez la femme ménopausée, ce qui est le cas dans notre cohorte, c’est pour cela que nous ne voyons rien avec notre seuil de 2 verres.

Enfin, qu’en est-il du financement de vos études ?
Effectivement, j’ai eu de grosses difficultés pendant trois ans entre 2002 et 2005 pour financer mes recherches. Si j’avais eu des financements au bon moment, mes études seraient déjà publiées et auraient pu être prises en compte par le PNSS. En réalité, ce sont dix années qui ont été perdues car le WCRF ne publie ses conclusions que tous les dix ans. Il faudra ainsi attendre le prochain rapport qui sera publié en 2017…

Propos recueillis par Sharon Nagel




Projet de loi Hôpital
La filière entend rester vigilante
(04/03/2009) © La Journée Vinicole

La filière viticole, à travers Vin et Société, « prend acte » des propos tenus par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. « Si le projet de texte doit être réécrit de façon à ne pas interdire les dégustations de vins en France, la filière entend rester vigilante », assure l’association.
La filière viticole a interpellé, dans une lettre ouverte parue dans la presse ce mardi 3 mars, les députés sur les dangers que la rédaction du projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » fait courir à son secteur, les dégustations aux caveaux, dans les salons ou dans les foires et les menus « vin compris », dans la mesure où ils pourraient tomber sous le coup d’une interdiction pure et simple.
Vin et Société « prend acte des propos de la ministre, qui a rappelé que les objectifs du projet de loi visant à lutter contre le phénomène des open bars ne visaient pas le produit vin et toute la tradition qu’il véhicule dans notre pays, et qui reconnaît que la rédaction du projet de loi mérite d’être précisée. »
Pour autant, la filière Vins reste vigilante jusqu’au vote de l’article 24 et d’un amendement en ce sens. « Madame Bachelot entend les préoccupations de la filière vin et on peut s’en réjouir. Mais le texte pose encore des problèmes, comme c’est le cas de l’interdiction de la publicité sur Internet et la remise en cause du concept de la modération » a déclaré Marie-Christine Tarby, présidente de Vin et Société. L’association rappelle qu’elle soutient les objectifs de santé publique affichés dans le projet de loi. Toutefois, elle considère que doivent primer modération et prévention.




Projet de loi Hôpital
Un amendement à l’article 24 pour éviter toute confusion
(04/03/2009) © La Journée Vinicole

« Il n’a jamais été question d’interdire les dégustations, les fêtes traditionnelles, les salons et autres réunions œnologiques qui font partie de la culture viticole et de la culture française » a déclaré la ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot, lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale mardi 3 mars 2009. A la question du député du Vaucluse Thierry Mariani sur « l’émoi et l’incompréhension » que suscite, dans le monde viticole, l’article 24 du projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » du fait de son ambiguïté, la ministre a répondu : « l’alcoolisme des jeunes est un véritable fléau de santé publique. Les dispositions du projet de loi sur l’hôpital que je vous présenterai dans quelques jours pour lutter contre ce fléau sont absolument indispensables. L’interdiction des open bars, mais aussi de la vente d’alcool aux mineurs, sont essentielles ; elles reçoivent du reste l’appui massif de nos concitoyens, qui sont plus de 80 % à les approuver. Néanmoins (…) nous avons travaillé sur ces questions avec les députés qui siègent sur tous les bancs de cet hémicycle. Il n’a évidemment jamais été question d’interdire les dégustations, les fêtes traditionnelles, les salons et autres réunions œnologiques qui font partie de la culture viticole et de la culture française. Je reconnais volontiers que la rédaction initialement proposée méritait d’être précisée pour éviter toute confusion à cet égard. Je reste ferme sur les principes d’interdiction de la vente aux mineurs et d’interdiction des open bars. Mais la précision apportée par un amendement auquel nous avons travaillé ensemble, et que j’accepterai, nous permettra de respecter la tradition française et de dissiper toute confusion. »
Près d’une centaine d’amendements a été déposée par les députés sur l’article 24 du projet de loi.




Une étude anglaise réitère les risques de cancer
De la nécessité de garder un esprit critique vis-à-vis des recherches sur vin et santé
(03/03/2009) © La Journée Vinicole

Il ne faut peut-être pas tomber dans la paranoïa pour y voir des initiatives orchestrées, mais toujours est-il que la semaine dernière l’université britannique d’Oxford a publié une étude qui affirme qu’un ou deux verres d’alcool par jour augmentent le risque de cancer chez les femmes. Dans la mesure où elle fait suite, à quelques jours près, aux déclarations dans le même esprit de l’Institut national du Cancer en France, cette coïncidence ne peut néanmoins que laisser planer un léger doute. A l’instar de la médiatisation des déclarations de l’INCa, on peut s’attendre à ce que les conclusions de l’étude britannique fassent le tour des journaux, incriminant un peu plus encore, la consommation faible à modérée d’alcool, souvent représenté sous forme de vin. Et surtout, contribuant à une remise en cause progressive des bienfaits du vin sur la santé, quelle que soit la maladie…

Les références de cette étude sont toutes autres que celles du rapport de l’INCa : menée auprès de plus d’un million de femmes en Grande-Bretagne, elle a été publiée dans une prestigieuse revue scientifique internationale, le Journal of the National Cancer Institute, et se base sur un suivi assez significatif, d’une durée moyenne de 7,2 ans. Les résultats montrent une augmentation du risque de cancer, pour plusieurs types de cancer, notamment ceux des voies aéro-digestives supérieures, du foie, du sein et du rectum, l’effet étant aggravé par le tabagisme dans le premier cas. En revanche, pour d’autres types de cancer ‑ de la thyroïde, des reins et du lymphome non hodgkinien ‑ une association inverse a été constatée, ce qui souligne bien le fait qu’il est impossible de parler du cancer comme étant une seule maladie.

Pas de distinction entre boissons

Cette étude contient plusieurs éléments à forte « valeur » médiatique : il y est annoncé par exemple que pour chaque verre supplémentaire consommé par jour, il se produit 15 cas de cancers supplémentaires pour 1 000, des effets qui s’observent, dès le premier verre. Par ailleurs, les chercheurs, dirigés par le Dr Naomi Allen, affirment que 13% des cancers du sein, du foie, du rectum, de la bouche et de la gorge sont à attribuer à la consommation d’alcool. « Ces conclusions suggèrent que même des niveaux de consommation relativement faibles ‑ environ un ou deux verres par jour ‑ augmentent le risque de développer chez les femmes un cancer du sein, du foie et du rectum, et chez les fumeuses, un cancer de la bouche et de la gorge » a déclaré notamment le Dr Allen, pour qui aucune distinction n’est à faire entre les boissons alcooliques.

Des résultats à relativiser

Si ces résultats peuvent soulever le doute dans la profession quant au bien-fondé d’une mise en valeur des effets bénéfiques du vin sur la santé, en réalité, ils doivent être largement relativisés. S’il n’est nullement question de nier le rôle négatif d’une consommation excessive d’alcool dans le domaine du cancer, cette étude et les commentaires de certains chercheurs des plus éminents à son sujet, illustrent bien toute la problématique des recherches sur les effets des boissons alcooliques sur la santé. En effet, comme le souligne le chercheur américain, Dr Curtis Ellison, dans une critique de l’étude, aucune distinction n’est faite entre la consommation régulière et modérée, et la consommation excessive, de type « binge drinking », si fréquente au Royaume-Uni. Or, d’autres études ont bien démontré l’importance de la consommation régulière, dans le cadre du repas.

Seul le bénéfice net compte

Par ailleurs, comme pour le rapport de l’INCa, on analyse les effets sur une seule maladie, le cancer, pour établir des préconisations sur la consommation d’alcool. Cela, alors que l’on sait bien que ce type de préconisation ne doit se baser que sur le bénéfice net, c’est-à-dire l’effet sur l’ensemble des maladies. Pour comprendre l’importance du bénéfice net, il suffit de reprendre les chiffres rappelés par Curtis Ellison : « les dernières statistiques finales du CDC (pour 2005) sur les décès ont fait ressortir 7 773 décès aux Etats-Unis par cancer de la lèvre, de la cavité buccale ou du pharynx, des maladies associées en général avec une consommation très élevée d’alcool. A titre de comparaison, 856 030 décès causés par les grandes maladies cardiovasculaires ont été recensés et les données indiquent fortement que la consommation faible à modérée d’alcool est associée à une diminution considérable du risque ».

Du vin, oui, mais lequel ?

D’autres facteurs plus techniques, notamment sur la manière de présenter l’évolution des risques selon les quantités consommées – qui aurait pu être mieux exprimée en forme de courbe en « J » ou en « U » - ou encore le manque de distinction entre les anciennes buveuses, aujourd’hui abstinentes, et les femmes qui ont toujours été abstinentes, posent aussi des problèmes quant à l’interprétation des résultats. Enfin, si les différents types de boissons alcoolisées étaient séparés pour les fins de l’étude, s’agissait-il de vin rouge ou de vin blanc ? On sait, en effet, que le vin blanc a souvent été privilégié par les consommatrices anglaises, qui l’ont même longtemps bu allongé de soda ou de limonade en dehors des repas. Or, dans le vin blanc, une teneur moindre en composés phénoliques ‑ mis en avant par les chercheurs comme ayant des propriétés anti-cancer ‑ pourrait expliquer une protection moins importante observée pour le vin en Grande-Bretagne par rapport à celle constatée dans d’autres études, en France ou au Danemark par exemple. Quid aussi des méthodes déclaratives pour suivre la consommation réelle d’alcool ? Ne pourrait-on pas soupçonner une volonté des femmes de sous-estimer les quantités, la stigmatisation autour de la consommation féminine de l’alcool étant toujours présente ? Qu’en est-il enfin de la polyconsommation des boissons alcooliques, les effets bénéfiques du vin pouvant être diminués ou annulés à cause des «interférences» provoquées par d’autres boissons ?
Ces éléments de réflexion, voire de critique, permettent de relativiser les grands effets d’annonce dans les médias, le but ultime devant toujours être de fournir aux consommateurs une information juste et de dépassionner le débat.

Un site pour connaître la vérité

L’association des « 4 vérités sur le vin », qui se bat pour faire connaître la vérité sur les bienfaits et les méfaits d’une consommation modérée de vin sur la santé, a réalisé une étude complète du choix des études de référence du rapport de l’INCa qui démontre bien son manque de rigueur scientifique. Pour lire cette étude : http://web.mac.com/quatreverites/Blog_des_4_Verites_sur_le_Vin/Blog/Entrées/2009/2/24_Halte_à_la_désinformation.html

Sharon Nagel




Alcool et cancer
« Le risque zéro n’existe pas, c’est absurde de faire croire le contraire »
Interview de Joël de Leiris
(02/03/2009) © La Journée Vinicole

Joël de Leiris est professeur des universités, spécialisé dans le cœur et la nutrition, à l’Université Joseph Fourier de Grenoble. Il a réalisé et collaboré à plusieurs études sur le vin et ses effets bénéfiques sur la santé. Il réagit suite à la publication de la brochure de l’INCa sur l’alcool et le risque de cancer.

Quel regard portez-vous sur cette brochure et sa médiatisation ?

Je suis réceptif à toute information pour peu qu’elle soit réellement scientifique et fondée. Ma position sur un sujet donné peut très bien évoluer si l’on m’apporte des arguments recevables scientifiquement et incontournables. Ce que je trouve choquant dans le cas de cette brochure, c’est qu’au moment où l’on discute la loi Bachelot au Parlement, on publie des arguments massue sans donner les éléments scientifiques crédibles qui autorisent de telles affirmations. Lorsque Madame Bachelot affirme, d’un ton parfaitement assuré, qu’un verre de vin augmente le risque de cancer, en insistant là-dessus, j’estime qu’elle a tort : la ministre prône une approche scientifique, elle met d’ailleurs toujours en valeur le fait qu’elle est pharmacienne de formation. Or, en l’occurrence, elle lance des affirmations non fondées, sans doute à la demande de son directeur de cabinet ou de ses conseillers. Cela me choque.

Quelle peut-être la conséquence de ce type de déclaration ?

En prônant ce type d’approche, on entre alors dans le système de la prohibition. On a vu ce que la prohibition a donné aux Etats-Unis… Il faut, à mon sens, toujours rester prudents : dans ce cas précis, on aura inquiété des centaines de milliers de personnes avec des arguments qui reposent sur des bases dont on peut s’interroger sur le fondement. D’après mon expérience, il existe beaucoup d’études sur la consommation modérée de vins qui montrent qu’elle entraîne non seulement une diminution de la mortalité cardiovasculaire mais en même temps de la mortalité toutes causes, y compris donc de cancer. Ce qui me choque, c’est qu’à travers les médias nationaux, l’on se soit précipité pour lancer cette information : un verre de vin et c’est déjà le chemin vers le cancer. Cette affirmation est d’autant plus grave que les gens qui l’ont lancée détiennent le pouvoir et sont donc écoutés.

Quelle est l’implication justement du pouvoir, notamment du ministère de la Santé, selon vous dans cette campagne ?

Pour moi, l’Institut national du Cancer ne peut pas être véritablement indépendant parce qu’il est entièrement financé par l’Etat. Rappelons qu’il a connu des problèmes de gestion lors de ses premières années de fonctionnement, comme en témoigne le rapport de la Cour des Comptes. Il est à noter que le président Dominique Maraninchi est un excellent cancérologue avec un nombre impressionnant de publications. Il a publié près de 300 articles dans des revues internationales bien cotées, ce qui souligne sa réputation. Néanmoins, parmi ces publications, aucune d’entre elles ne porte sur l’alcool. Pour ce qui est du ministère de la Santé, il me semble qu’il aurait dû organiser une table ronde ou des Etats généraux sur la question pour déterminer s’il y a une réelle toxicité. Que peut-on répondre à cette question ? Si toxicité il y a, comment doit-on faire ?

Quel est votre avis là-dessus ?

Tout le problème réside dans la dose. Pour illustrer la problématique, on peut prendre l’exemple de l’alcool au volant. On sait que la limite est de 0,5 g, mais elle ne veut rien dire à l’échelle d’une population. Les jeunes conducteurs ne réagissent pas comme des conducteurs plus expérimentés, les personnes âgées non plus, ou encore ceux qui sont sous l’emprise d’anxiolytiques ou d’anti-dépresseurs, voire de drogues. Pour moi, toute cette campagne sur les risques de cancer à partir d’un verre de vin a été montée de fil en aiguille par le ministère de la Santé. Soulignons d’ailleurs l’antagonisme important entre celui-ci et le ministère de l’Agriculture, qui s’est montré plutôt favorable à la démonstration des effets bénéfiques. D’un côté, on retrouve des hauts fonctionnaires tenants de l’abstinence, de l’autre, des gens qui considèrent que les intérêts économiques de la filière sont importants pour la nation et qu’il faut être extrêmement prudents dans les déclarations que l’on fait.

Que penser de l’amalgame qui est fait entre alcool et vin ?

C’est scandaleux. Il va sans dire que trop boire et pendant de nombreuses années ne peut pas être sans conséquence pour la santé, ne serait-ce qu’à cause de la quantité de calories que cela apporte. Certes, le vin contient du potassium, ce qui est bénéfique pour la santé, mais il ne remplacera jamais le poisson ou les fruits et légumes. Il n’empêche que, dans la brochure de l’INCa, les effets délétères ont été largement exagérés. Citons l’exemple du cancer du foie : il y est affirmé que la consommation de vin conduit à une cirrhose qui conduit à un cancer du foie. Or, les gastro-entérologues savent bien quelle est la quantité d’alcool et la durée pendant laquelle il faudrait en consommer pour développer une cirrhose, qui, elle-même pourrait, éventuellement, conduire à un cancer du foie. Avec de telles déclarations et de tels objectifs, c’est-à-dire l’interdiction de la consommation d’alcool par les mineurs, l’effet produit sera le contraire de celui escompté. Vouloir interdire toute consommation d’alcool dans la population est même particulièrement sordide.

L’effet sera d’autant plus néfaste que la brochure est destinée aux médecins…

Absolument, car désormais les médecins ne pourront pas faire autrement que de dire à leurs patients qu’il faut arrêter de boire. Tout patient qui développe un cancer pourrait se retourner contre son médecin et l’attaquer pour ne pas lui avoir dit d’arrêter de boire. Le drame, c’est bien cela. On lance ce type de recommandation sous prétexte du principe de précaution, mais à ce compte-là, il ne faudrait plus prendre son vélo, sa voiture, le train, l’avion… Le risque zéro n’existe pas. C’est une absurdité de faire croire le contraire. D’autant plus que l’on sait que l’individu a des défenses qui varient énormément d’une personne à l’autre. A l’extrême, on peut citer le cas des Asiatiques qui n’ont pas ou peu de l’enzyme alcool déshydrogénase qui dégrade l’alcool dans le foie. Les grands groupes pharmaceutiques oeuvrent dans ce sens. Le laboratoire Roche, par exemple, travaille énormément sur la médecine personnalisée, la médecine à la carte, parce qu’on sait très bien que pour une molécule donnée, il y a de bons et de mauvais répondeurs : ce dernier aura besoin de prendre deux fois la dose, alors que le premier en prendra la moitié. Des recherches considérables sont menées dans ce domaine. C’est la médecine de l’avenir.

Propos recueillis par Sharon Nagel




Interview
Pierre Aguilas, président de la CNAOC : « On cherche toujours à démolir, jamais à défendre »
(27/02/2009) © La Journée Vinicole

Dans sa brochure « Nutrition et cancer » destinée aux médecins généralistes, l’Institut national du cancer déconseille toute consommation d’alcool, même modérée, et ce quel que soit le breuvage. Se sentant attaquée de toute part, la filière viticole réagit. C’est le cas notamment de Pierre Aguilas, président de la CNAOC pour qui ce rapport est « une réelle manipulation des esprits ».

La Journée Vinicole : Comment expliquez- vous que les études démontrant l’effet bénéfique du vin ne soient pas autant médiatisées que le dernier rapport de l’INCa ?

Pierre Aguilas :
Le problème est toujours le même, on ne communique que de manière négative sur le vin sinon on perd sa crédibilité. Et puis, les scientifiques sont davantage écoutés qu’un simple vigneron. Or, ils n’ont toujours pas compris que les personnes au comportement répressible n’étaient pas intéressées par la qualité mais par la quantité. Or, nous savons bien que tout abus est néfaste, et ce quel qu’il soit. Et puis, on connaît le french paradox, et d’autres études étrangères, parfois françaises, qui disent que le vin en consommation modérée peut avoir des effets bénéfiques sur des maladies cardiovasculaires ou des cancers, comme le lymphome. Alors pourquoi ne pas reprendre ce genre d’informations et ne relayer toujours que celles qui vont à l’encontre du vin ? On cherche toujours à démolir, jamais à défendre. Il y a donc une réelle manipulation des esprits.

La JV : Ce genre de rapport peut-il réellement nuire à la consommation de vin en France?

P.A. :
Depuis la Loi Evin, le vin est sans cesse attaqué. Nous avons mis le doigt dans un engrenage catastrophique. La France est pourtant le pays du vin. Mais dans le vin on ne retient que l’alcool. C’est ancré dans les mentalités : chez nous l’alcoolisme c’est le vin. Pourtant 1 Français sur 2 ne consomme plus du tout de vin. D'ailleurs, pour nous, c’est même une catastrophe. Quant à ceux qui restent, il s’agit essentiellement de consommateurs occasionnels. Les chiffres prouvent qu’on consomme donc de moins en moins de vin, on est passé en 20 ou 30 ans de 120 litres par an et par habitant à 50 litres. Donc déjà que la consommation ne se porte pas très bien, on ne peut pas dire que ce genre de communication négative, voire de harcèlement contre le vin, va nous aider à relancer les chiffres. Bien au contraire.

La JV : Comment la filière peut-elle réagir face à ce genre d’attaques ?

P.A. :
Malheureusement, la grande faiblesse du monde viticole, c’est qu’il n’y a pas de lobby viticole. Il n’existe pas à cause de nos divisions. C’est pour cela que nous sommes incapables de résister alors qu’on en a les moyens. Des associations comme Vin et Société pourraient faire avancer les choses. Le seul problème c’est que les divisions habituelles des gens font que cette association est trop souvent isolée. Il y a aussi la question des moyens. Il faudrait apporter le tiers de tout le budget publicitaire à cette association pour qu’elle ait définitivement les moyens d’intervenir, pour nous défendre et attaquer ceux qui nous attaquent mais également pour jouer un rôle majeur dans l’éducation au vin.
Et puis, en France, on ne communique pas autour du vin. Depuis vingt ans qu’on nous attaque, on nous a toujours plus ou moins déconseillé de répliquer pour ne pas dire de bêtises.
Pourtant devant ces attaques on ne peut lutter qu’en communiquant. D’ailleurs la seule réplique que nous pouvons avoir c’est de promouvoir et de prôner la consommation modérée et la production de vin qualitatif. Il vaut mieux boire bon que boire trop.

La JV : À quelques jours du vote du projet de loi « Hôpital, santé, patients, territoire » comment percevez-vous les nouvelles orientations de la viticulture ?

P.A. :
Le contexte est particulièrement mauvais pour le vin, puisque cette loi va sûrement être appliquée vers le 8 mars. Celle-ci prévoit une restriction de la communication sur Internet. Pourtant Internet n’est qu’un simple moyen de communication et reste un moyen moderne d’information. Pourquoi on empêcherait la publicité de tel ou tel autre produit ? Et puis sur Internet on peut trouver des choses bien pires que des publicités sur le vin. Il faut donc commencer à nettoyer ces choses horribles. Là aussi il y a un paradoxe : sur Internet on peut pratiquement tout voir sauf parler du vin ! Dès qu’un nouvel outil peut permettre à la viticulture de se développer, il est tout de suite contré. C’est le cas d’Internet mais également de l’oenotourisme très réglementé, voire impossible aujourd’hui, si l’interdiction des dégustations aux caveaux est appliquée.
Pourtant il ne faut pas oublier que sur le plan économique, on est plus nombreux dans la viticulture en terme d’emplois directs que dans l’automobile qui a d’énormes difficultés actuellement. C’est un pilier de l’économie française. Rien qu’avec la TVA dont nous sommes les seuls payeurs, nous versons des sommes colossales. On rapporte donc d’énormes recettes à la France. Mais là je connais la réponse des détracteurs : on va me rétorquer qu’on dépense aussi beaucoup pour soigner les malades de l’alcool.
C’est une histoire sans fin et c’est toujours le vigneron qui trinque.




Alcool et cancer
Les Vignerons Coopérateurs du Vaucluse demande à la CCVF de porter plainte
(27/02/2009) © La Journée Vinicole

Le président de la Fédération des Caves des Vignerons coopérateurs du Vaucluse, Joël Reynaud, a écrit au président de la CCVF, Denis Verdier, pour demander que la Confédération porte plainte contre l’Institut national du Cancer suite à la parution de sa brochure « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations ». La FCVCV estime que la sortie de ce document, « de façon concomitante avec l’examen du projet de loi HPST… est orchestrée pour déstabiliser encore la filière et manipuler l’opinion publique ». La Fédération départementale estime qu’il y a lieu de porter plainte « étant donné la vacuité de ce rapport scandaleux ». Elle a demandé que ce point figure à l’ordre du jour du prochain Conseil d’administration de la CCVF, ce 25 février. La Fédération des caves coopératives des Bouches-du-Rhône ferait la même demande, et certaines délégations de VIF seraient également dans ce mouvement. C’est le cas du Syndicat des Vignerons Indépendants de l’Hérault. Lors de sa séance du 24 février, le Bureau a délibéré favorablement pour donner mandat à son président, Jean-Charles Tastavy, d’étudier la faisabilité d’une plainte « à la suite des attaques odieuses dont le vin fait actuellement l’objet ». Depuis une semaine, et la publication du rapport de l’INCa, JC Tastavy entouré de juristes reconnus et de conseils multiples affirme avoir déjà « bien progressé sur le fond du dossier » et invite les Organisations Professionnelles à prendre contact avec lui.




Vin et santé
Loi HPST : amendements... danger
(16/02/2009) © La Journée Vinicole

La bataille parlementaire a commencé. Bien que le texte relatif à la publicité sur l’alcool ne représente qu’une toute petite partie de la loi, il risque pourtant de susciter une bataille féroce d’amendements.
Dans ce projet de loi « Hôpital, patients, Santé et Territoires », les députés se sont emparés en premier, des dispositions susceptibles de lutter contre l’alcoolisme. Une cinquantaine d’amendements ont déjà été déposés. La plupart n’ont aucune chance de passer, mais la commission des Affaires sociales en a retenu quelques uns-qui provoquent déjà des remous auprès de la filière viticole.
Le plus attaqué est, sans conteste, l’amendement défendu par les députés Yves Bur (UMP - Bas-Rhin) et Jean Marie Le Guen (PS - Paris). Il vise à limiter la publicité pour l’alcool sur Internet aux seuls sites des professionnels du secteur, producteurs ou négociants. Sur ce point, on est actuellement dans un vide juridique, la loi Evin de 1991 n’ayant rien prévu pour ce moyen de communication peu utilisé à l’époque.
Cet amendement est inacceptable pour Marie Christine Tarby, présidente de « Vin et Société », comme pour Jean Huillet, président des vins de pays du Languedoc-Roussillon, qui n’a pas hésité dans la presse locale à mettre en garde les élus de toutes dérives coercitives contre le vin.
D’autres amendements proposent une approche plus modérée, interdisant la publicité aux seuls sites dédiés à la jeunesse, aux associations sportives et aux publicités dites « intrusives » (pop-ups).
Qui l’emportera ? La ministre de la Santé pour sa part semble plutôt favorable à l’interdiction, annonçant des mesures de santé publique « indispensables » ; sans plus de précision.
Le gouvernement devrait aussi soutenir des amendements donnant le pouvoir aux maires d’interdire la vente d’alcool dans les commerces de détail entre 22 heures et 6 heures du matin.
La ministre Roselyne Bachelot se déclare par contre prête à aménager l’article interdisant la vente d’alcool au forfait dans le cadre des « open bars ». Un amendement devrait aussi préciser que les fêtes traditionnelles organisées autour du vin ne seraient pas concernées par cette interdiction. Enfin, les salons et les dégustations ne seraient pas concernés par ce projet de loi.




Vin et santé
Les ados fument moins, mais boivent plus
(06/02/2009) © La Journée Vinicole

Publiés ce 2 février, les résultats de l’enquête ESPAD révèlent une évolution sur cinq ans du comportement des adolescents.

L’ESPAD, acronyme de School Survey on Alcohol and Other Drugs, vient de diffuser les premiers résultats de son enquête réalisée sur l’année 2007. En France, cette enquête lancée sous le patronage scientifique de l’Observatoire français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) et de l’Inserm, s’est appliquée à 2 800 élèves de 202 établissements sous forme de questionnaires standardisés.
Selon les premières données, comparativements aux précédentes études, il ressort que la consommation régulière d’alcool est en hausse. Aujourd’hui, près de 9 jeunes sur 10 affirment avoir déjà bu des boissons alcooliques. La consommation régulière (10 fois au cours des 30 derniers jours) concerne 13% des adolescents. Ce pourcentage n’était que de 7%, il y a 4 ans. Dans les boissons incriminées, la bière arrive en tête, suivie des spiritueux et du... champagne. On peut se poser la question sur la consommation régulière par les jeunes du champagne, qui reste une boisson élitiste...
Par contre, côté tabac, les résultats sont meilleurs. Agés de 16 ans, ils étaient 8 sur 10 en 1999 à déclarer avoir déjà fumé. Ils ne sont plus que 6 sur 10 en 2007. Même résultat encourageant pour le cannabis dont la consommation régulière passerait de 6,1% en 2003, à 3,4% en 2007.
Signalons enfin que 9% des jeunes de ce panel déclarent n’avoir encore ni bu, ni fumé.
Que penser de ce contexte addictogène ? Qu’il reste encore beaucoup de travail de prévention à faire.
Nous n’évoquerons pas les problèmes d’éducation familiale qui restent une tendance lourde. Nous reviendrons par contre sur l’éducation sociale.
Il faut poursuivre l’initiation au goût, apprendre la dégustation, faire apprécier les saveurs, inculquer le savoir-être et le savoir-vivre. Est-ce le rôle de l’école ? On est revenu à l’instruction civique, à défaut d’une instruction du savoir boire et manger. Peut-être faudrait-il ouvrir l’école à des opérations extérieures pour initier, comme ce fut le cas en son temps pour « la semaine du goût » (initiée et sponsorisée par le sucre), une fête des saveurs, une semaine de la gastronomie, etc, qui viendraient rythmer les cycles scolaires ou les activités périscolaires... L’idée c’est d’éduquer, d’éveiller, de former pour développer la sensibilité à l’alimentation et procurer plus de connaissances, moins de dépendances, plus d’autonomie, moins de stéréotypes, plus de liberté et moins de soumissions mimétiques.
Face aux résultats de cette étude, les différentes ligues ont réclamé plus de moyens. C’est bien, mais pourquoi faire ? Continuer à prôner la prohibition, l’interdiction sous forme de diabolisation ? L’intelligence serait, on ne cesse de le répéter, de faire un vrai travail d’éducation.
Il y a tout à craindre que lors de la prochaine loi « Hôpital, patients, santé et territoires » le gouvernement soit tenté, malgré le discours de Xavier Darcos (lire La JV 22295 du 02/02/09) de légiférer en prônant encore plus d’interdictions.

R.A.




Vin et santé
Une étude met en avant les bienfaits des vins de la Vallée du Rhône
(19/01/2009) © La Journée Vinicole

D’après les conclusions d’une thèse financée par Inter Rhône, « les effets des vins de la Vallée du Rhône sur certaines pathologies liées au risque de maladie cardiovasculaire sont réels et peuvent être majorés par certaines pratiques de vinification ». Les travaux menés sur les cépages grenache et syrah et leur assemblage révèlent une composition phénolique intéressante des vins de la Vallée du Rhône, composition d’autant plus importante que la vinification se réalise en utilisant la technique de la flash détente. Débutée en 2006 et s’achevant en 2009 par une étude « in vivo » sur modèles animaux, la thèse s’intitule : « Les effets potentiels d’une consommation régulière et modérée des vins des Côtes du Rhône sur la santé ». Ses principaux enseignements ont été commentés par les professeurs Teissedre, Cristol, Rouanet et Cros des universités de Bordeaux et de Montpellier, lors du colloque Vin et Santé organisé par Inter Rhône le 15 janvier 2009 à Avignon. Ces chercheurs ont souligné l’intérêt des polyphénols en tant qu’anti-oxydants naturels, particulièrement utiles à la santé humaine et notamment à la prévention des maladies cardiovasculaires, cause principale de mortalité des pays occidentaux. Ce que démontrent les travaux in vivo menés dans le cadre de la thèse, c’est que la consommation modérée des vins de la Vallée du Rhône - la dose administrée aux animaux témoins, hamsters syriens dorés et rats était égale à 2 verres par jour pour un homme de 70 kg - a des effets bénéfiques sur des pathologies à l’origine des maladies cardiovasculaires : le stress oxydatif, la formation de la plaque d’athérosclérose, le pré-diabète et l’hypertension. Cette consommation permet à l’organisme de rétablir ses défenses à la fois contre les radicaux libres, les déclencheurs du diabète et aide à réduire la tension systolique.

Lors de ce colloque ont également été présentées une étude sur la perception par le consommateur du vin santé et une étude sur l’ensemble des publications scientifiques sur le vin et la santé, présentées par Marie-Christine Tarby, présidente de Vin et Société.




Vin et Santé
Comment concilier les deux faces de Janus ?
(09/01/2009) © La Journée Vinicole

La Chaire UNESCO « Culture et Traditions du Vin » à l’Université de Bourgogne propose une conférence publique sur le thème « Vin et Santé... ou comment concilier les deux faces de Janus ». C’est Norbert Latruffe, professeur du Centre de Recherche INSERM U 866, qui interviendra ce mercredi 14 janvier 2008, 20h, à l’ancienne Faculté Chabot-Charny de Dijon. Le vin est un produit absolument exceptionnel et sans équivalent, notamment lorsque ses molécules réagissent dans notre corps. La science nous apprend l’extraordinaire similitude des relations entre un polyphénol et sa plante productrice avec ce même composé dans notre organisme. C’est là que le vin devient réalité biologique, lui faisant perdre une partie de son mystère. Le concept de vin et santé est sans doute aussi ancien que l’histoire du vin, ses effets sur le corps humain étant déjà mentionnés plusieurs millénaires avant notre ère. En Occident, le siècle dernier correspond à la prise de conscience des dangers de l’alcool. Même si les années 1990 voient un espoir de réhabilitation du vin avec le « French paradox », en ce début de siècle, vue du côté socio-culturel, la relation vin et santé est battue en brèche, seul le vin festif semblant encore toléré. Informations complémentaires sur
www.u-bourgogne.fr/chaireunesco-vinetculture




Vin et santé
Les « pépins » de la leucémie
(04/01/2009) © La Journée Vinicole

Une nouvelle étude américaine vient de démontrer les virulents effets d’extraits de pépins de raisin sur des cellules leucémiques humaines. Peut être, une nouvelle avancée pour un traitement efficace et abordable de ce cancer.

Le vin est bon pour la santé. On ne cesse de le clamer, malgré les cris d’orfraie poussés par certains. Si tout est bon dans le vin, consommé avec modération, tout est bon également dans les sous produits du vin. Nos distillerie coopératives qui recyclent les peaux et les pépins des raisins peuvent en témoigner. Les polyphénols qu’elles en retirent, offrent des utilisations sans cesse nouvelles.

La plus récente se trouve dans le dernier numéro de la revue « Clinical Cancer Research ». Cette publication présente les travaux d’une équipe de l’Université du Kentucky (USA ), dont les recherches portaient sur des lignées de cellules leucémiques humaines. Ces cellules cancéreuses sont immortelles et se divisent de façon rapides et anarchiques. L’équipe de chercheurs a démontré que ces cellules mises en contact, seulement 24 heures, avec des extraits de pépins de raisins enregistraient une mortalité supérieure à 76%. Sans que les raisons aient à ce jour été parfaitement cernées, il semblerait que ce soit les oligo-proanthocyanidines (OPC) largement présents dans les extraits de pépins, qui serviraient de catalyseur pour assurer l’augmentation d’enzymes, en l’occurrence les « caspases » qui se chargeraient de suicider les cellules malignes. Mais il y aurait aussi une autre interaction des OPC avec des protéines. Appelée « apoptose », plusieurs réactions protéiques précipiteraient également le « suicide » des cellules cancéreuses. Ce n’est bien sûr qu’un travail obtenu en laboratoire ; mais si cette piste s’avérait fiable, ce sont les traitements contre la leucémie qui pourraient s’en retrouver chamboulés. Si les essais cliniques des hématologues validaient ces essais, la lutte contre la leucémie pourrait gagner en efficacité et surtout en coût, compte tenu du prix de la matière première.
Les pépins de la leucémie sont, peut-être demain, dans tout ou partie du fruit de la vigne.

R.A.




Vin et santé
Une consommation modérée contre le déclin cognitif chez les femmes
(04/01/2009) © La Journée Vinicole

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Glasgow, une consommation modérée d’alcool pourrait protéger les femmes âgées contre le déclin cognitif. L’étude, publiée en décembre dans le « Journal of the American Geriatrics Society », montre que seules les femmes bénéficient de cet avantage potentiel, aucun bénéfice significatif n’ayant été observé chez les hommes. Près de 6 000 personnes âgées de 70 à 82 ans ont été suivies en Irlande, Ecosse et aux Pays-Bas pendant 3,2 ans. Les chercheurs ont observé que les performances cognitives étaient supérieures chez les femmes qui consommaient modérément de l’alcool par rapport à celles qui n’en consommaient pas. Parmi les mécanismes pouvant être à l’origine de ces bénéfices, les chercheurs évoquent une modification des lipides, des taux de fibrinogène plus faibles et l’inhibition de caillots de sang permettant de réduire le risque d’AVC. Rappelons, cependant, qu’il s’agit de résultats portant sur toutes boissons alcooliques confondues.




Vin et santé
Baclofène : la lutte continue
(15/12/2008) © La Journée Vinicole

Voilà 33 jours, nous avons lancé et soutenu une pétition à l’initiative de Pierre Leclerc. Le but était simple. Mettre les ligues anti-alcooliques face à leurs responsabilités, pour qu'elles soutiennent et financent une étude pour vérifier l’efficacité du baclofène, comme traitement contre l’alcoolisme.

Vous avez été des centaines à répondre de tous les coins de France à cette pétition. Nous vous en remercions vivement.

Depuis, nous avons poursuivi notre enquête pour déterminer, la ou les structures qui devraient s’engager. Comme souvent, quand il est question de payer, les rangs se clairsèment, chacun invoquant les capacités de son voisin, pour mieux se défiler. La seule satisfaction de notre tour de piste, fut les bonnes paroles proférées sur nos propositions et les a priori positifs : « bonne idée », « nécessité d’engager une étude », mais pour le reste, allez voir ailleurs...
Déçus, mais résignés, nous n’entendons pas baisser la garde.

C’est la raison pour laquelle, dans une lettre ouverte, nous demandons à tous ceux qui sont concernés, les ligues anti-alcooliques, l’Inserm, les laboratoires, les services d’addictilogie des hôpitaux, de bien vouloir confirmer leurs propos, de suivre et d’appuyer cette étude pour la faire aboutir.

Forts de ces soutiens et de tous ceux qui voudront bien s’y joindre une nouvelle fois, nous interpellerons le gouvernement et le ministre de la santé, tout en alertant le président de la République pour essayer, pour quelques milliers d’euros, de résoudre ce qui reste un épineux problème de santé publique.

Robert AMALRIC

(Lire l'interview de Bertrand Nalpas, ci-après.
Découvrez et souscrivez à la Lettre Ouverte, ci-après)




Baclofène
« Un nouveau protocole est prêt à démarrer »
(15/12/2008) © La Journée Vinicole

On parle aujourd’hui de « phénomène baclophène ». Ce médicament générique a su en effet s’attirer toute l’attention du monde médical, mais pas seulement. Après les associations anti-alcooliques c’est aujourd’hui l’INSERM, par le biais de Bertrand Nalpas, directeur de recherche et responsable de l’action thématique concertée alcool, qui monte au créneau pour expliquer pourquoi, alors que ce produit a su démontrer son potentiel, il n’est toujours pas question d’essais cliniques…

La Journée Vinicole : Un protocole qui devait conduire à des essais cliniques a déjà été déposé à l’INSERM, mais celui-ci n’a pas abouti. Pour quelles raisons ?

Bertrand Nalpas : Initialement le protocole, sur le plan méthodologique, justifiait une révision. Il n’était pas complet ni assez détaillé. C’était un essai, contre placebo, qui était d’emblée à des doses trop élevées. Aujourd’hui la méthodologie a été révisée et un nouveau protocole est prêt à démarrer. Le seul obstacle étant malheureusement l’argent.

La JV : Justement, sur ce point, n’est-ce pas à l’INSERM de finaliser ces essais cliniques ?

BN : L’INSERM n’a pas vocation à financer des essais thérapeutiques. Cela rentre davantage dans le cadre du programme hospitalier de recherches cliniques. (Ndlr : PHRC)

La JV : On a l’impression finalement que tout le monde se renvoie la balle…

BN : Effectivement c’est l’impression que ça donne. D’ailleurs ce que répond le PHRC c’est qu’il y a un produit qui est sur le marché pour une autre indication que celle du traitement de l’alcoolo-dépendance, c’est donc aux laboratoires de financer les essais. Les laboratoires, quant à eux, ne sont pas intéressés car le baclofène est un médicament générique…

La JV : Comment alors encourager à mener ces essais cliniques ?

BN : Ce qu’il pourrait éventuellement se passer c’est que des ordres, du moins de fortes recommandations émanent de l’Afssaps afin de conduire un essai sous l’égide de l’INSERM, sans pour autant que ce soit à l’INSERM de le financer. Voilà la subtilité.
Il y a un projet que j’ai pu consulter qui est très bien ficelé, qui est typiquement de l’ordre de la recherche clinique. C’est un essai de phase 3 qui va être mené dans un cadre hospitalier, puisqu’il faut des patients. Cela peut être des unités hospitalières ou des centres de soins ambulatoires. La logistique pourrait éventuellement être assurée par l’INSERM qui pourra amener sa contribution de cette façon-là.

La JV : Pensez-vous que la forte médiatisation autour du baclofène contribue à faire avancer les choses?

BN : Je sais que le projet sera une nouvelle fois déposé au programme hospitalier de recherche clinique cette année, ou début 2009. On doit justement ce mouvement à la forte médiatisation. Toutefois de par cette médiatisation, il y a aujourd’hui une très forte demande des patients ou des personnes souffrant d’alcoolo-dépendance. Il faut donc résister à cette demande car à partir du moment où on accepte la prescription, on n’aura plus la possibilité de monter des essais qui nous donneront une réponse fiable quant à l’efficacité du produit. La médiatisation est cependant une bonne caisse de résonance pour trouver des moyens de mener cet essai.

La JV : Un colloque regroupant la MILDT et l’INSERM autour d’appel à projet, s’est tenu la semaine dernière. A-t-il été question du baclofène ?

BN : Nous n’avons pas abordé le sujet du baclofène, car ce colloque s’est beaucoup plus ciblé sur les drogues illicites. C’est un choix de la mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie. Ce choix a été orienté par la nécessité de répondre à une demande du gouvernement.

Propos recueillis par Céline Bourgeois




Engagement
Œuvrons tous ensemble, pour trouver un traitement contre l’alcoolisme
(15/12/2008) © La Journée Vinicole

Au XXIe siècle, l’alcoolisme est toujours un problème de santé publique.

Avec le temps, les évolutions sociales ont permis des avancées sur les excès de consommation, et par ricochet ont entraîné la baisse de l’accidentologie au volant et la baisse de la mortalité directement imputable à l’alcool. Le problème n’est pas résolu pour autant, ce qui implique une vigilance continue, notamment pour les phénomènes nouveaux qui frappent la jeunesse.

Dans ce domaine, comme pour l’ensemble de la question, l’essentiel du travail doit se poursuivre dans la formation la prévention et l’éducation, pour endiguer les phénomènes délétères et améliorer les performances de la lutte.

De notre point de vue, les ligues anti-alcooliques, l’association vin et santé, les vignerons comme tous les acteurs concernés par le sujet, doivent poursuivre de façon constructive des initiatives performantes pour initier, mettre en garde, former, éduquer.

Ce travail performant doit se poursuivre en parfaite cohérence, pour créer les synergies et les accompagnements combinés nécessaires, au delà des querelles anciennes.
Mais, au-delà de ces actions d’information, d’éducation et de prévention, il y a un autre sujet à prendre en considération : le suivi et le traitement des alcooliques. Dans ce domaine de nombreuses actions sont menées. Cependant, l’on peut regretter que la recherche marque le pas, ne trouvant pas de solutions, ni de traitement réellement efficace.

L’actualité récente a mis en avant, le test d’un médecin cardiologue, Olivier Ameisen, reprenant à son compte une étude réalisée aux USA sur des souris. Celle-ci démontrait l’efficacité d’un médicament générique le « baclofène », initialement destiné aux traitements de contractures musculaires, dans la lutte contre les addictions à l’alcool, voire aux opiacés. Cette thérapie inédite, le médecin l’a testée sur sa propre personne ; il a enregistré des performances au-delà de toute attente. Est-ce un effet placebo ? un cas isolé ? ou une réelle action efficace ? Aujourd’hui de nombreux autres essais ont corroboré ces résultats. Mais le système est bloqué, ce médicament n’est pas homologué pour traiter les addictions. Alors qu’on détient, peut-être enfin, une arme efficace pour traiter ce problème de société et de santé publique, il manque une vraie étude, pour vérifier l’efficacité du « blacofène » et en autoriser l’usage aux doses adéquates pour traiter l’alcoolisme. Au nom des alcooliques français disparus, au nom des malades actuels et du devenir de milliers d’individus, et sans doute d’économies de santé très substantielles, il est impératif d’investir quelques milliers d’euros, pour valider ce traitement.

Nous lançons donc une pétition, pour faire aboutir une étude dont les résultats pourraient révolutionner l’univers de l’alcoologie et sans doute apporter plus de sérénité dans le débat actuel de la lutte contre l’alcoolisme. R. Amalric




Baclofène
Lettre ouverte
(15/12/2008) © La Journée Vinicole

Messieurs les représentants de l’alcoologie et de la santé publique,

Un cardiologue brillant prétend, depuis plus de 3 ans, avoir découvert un traitement pouvant guérir de nombreux alcooliques. Une guérison qui serait totale, définitive, sans effets secondaires et pour le coût dérisoire d’un médicament générique destiné aux contractures musculaires !

Pour officialiser ou démentir, la portée considérable de cette découverte datant de 2004, quelques centaines de milliers d’euros (300 000 €?) suffiraient, pour mener une étude, sur quelques centaines de patients.

Sachant que déjà plusieurs dizaines de personnes ont été guéries, aux USA, en Europe et même en France.

Sachant également qu’une étude partielle réalisée en Italie a démontré la supériorité du baclofène sur les benzodiazépines en concluant : « L’intérêt de ces travaux est de montrer qu’il peut y avoir une alternative aux benzodiazépines avec un médicament bien toléré, pouvant être efficace dans le sevrage, mais aussi le maintien de l’abstinence et pouvant plus facilement être prescrit en ambulatoire ou dans les sevrages mixtes ». Am J Med. 2006 Mar; 119(3):276.e13-8.

Retenant enfin, le commentaire du Dr. Bertrand Nalpas, MD, PhD de l'Inserm en 2007 : « Les médicaments utilisables pour aider les alcooliques à lutter contre leur dépendance sont peu nombreux et leur efficacité reste encore modeste. Il ne serait donc guère concevable de se priver d'un produit dont le potentiel apparaît intéressant. Cela n'autorise pourtant à agir dans la précipitation ; tant que l'efficacité et la tolérance n'auront été évaluées dans un essai à large échelle, toute prescription apparaîtrait déraisonnable ».

Nous constatons qu’à ce jour, malgré ces a priori positifs, ni la recherche privée, ni la recherche publique, n’ont réagi. 1 200 jours de perdus. Le succès du livre « Le Dernier Verre », écrit pour mobiliser le grand public n’a apparemment pas suffi. C’est pourtant une évidence, il faut vérifier les propriété du baclofène, aux bonnes doses, pour traiter les sujets alcooliques…

Rien qu’en France : 12 alcooliques meurent de cirrhose du foie chaque jour (alors qu’ils seraient sauvés, le jour où ils s’arrêteraient de boire). Ne rien faire, est un véritable délit de non assistance à personne en danger. Il y a déjà eu trop de morts inutiles pour ce « retard de réaction »

Nous demandons publiquement, par la présente lettre ouverte, à l’ANPAA, la MILDT et l’INPES de s’engager, pour soutenir un projet d’étude sur le baclofène.

Nous demandons publiquement, par la présente lettre ouverte, à l’Inserm de s’engager à défendre et programmer cette étude dès le début de l’année prochaine.
Nous demandons aux différents centres d’addictologie des hôpitaux de France, de souscrire au protocole qui sera défini.

Nous demandons publiquement, par la présente lettre ouverte, au gouvernement et au ministre de la santé, de prendre les dispositions nécessaires pour faire aboutir ce projet.

Nous demandons publiquement, par la présente lettre ouverte, au président de la République d’intercéder pour régler dans des délais très brefs le financement de cette étude.




Baclofène
Souscription
(15/12/2008) © La Journée Vinicole

Souscrivez et faites participer vos parents et amis pour soutenir cette opération.
C'est gratuit.

Et si elle aboutit, des milliers de personnes vous en seront reconnaissantes.
Pour cela un simple clic sur :

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Vin et Santé
L’action des polyphénols dans la prévention de la maladie d’Alzheimer
(28/11/2008) © La Journée Vinicole

Des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), en collaboration avec une équipe de l’Ecole de Médecine Mt Sinai à New York, affirment avoir identifié les mécanismes associés à la réduction de l’incidence de la maladie d’Alzheimer à travers les polyphénols du vin rouge. Dans une étude publiée le 21 novembre dans le « Journal of Biological Chemistry » le professeur de neurologie, David Teplow, et ses collègues ont démontré comment ces polyphénols empêchent la formation de protéines à l’origine de plaques toxiques soupçonnées de détruire des neurones. Ils ont découvert, par ailleurs, comment ces mêmes polyphénols réduisent la toxicité de plaques existantes, diminuant ainsi la détérioration cognitive. L’équipe de Teplow étudie par quel moyen la bêta-amyloïde (Aß) est impliquée dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Dans cette étude, les chercheurs ont examiné la manière dont les protéines Aß40 et Aß42 se sont enroulées et adhérées les unes aux autres pour produire des agrégats responsables de la mort de cellules nerveuses chez des souris. Ils ont ensuite traité les protéines avec un composé phénolique extrait de pépins de raisins. Cela leur a permis de constater que les polyphénols ont empêché la formation des agrégats d’Aß toxiques et ont diminué la toxicité lorsqu’ils ont été associés à de l’Aß avant que celle-ci ne soit ajoutée aux neurones. « Ce que nous avons découvert est en réalité relativement simple » a explique David Teplow. « Si les protéines Aß ne peuvent pas s’assembler, les agrégats toxiques ne peuvent pas se former et il n’y a donc pas de toxicité ». Les chercheurs affirment ainsi qu’en administrant les composés aux patients souffrant de la maladie d’Alzheimer, cela « pourrait bloquer le développement des ces agrégats toxiques, empêcher le développement de la maladie et améliorer la maladie existante ». Des essais cliniques doivent être réalisés, sachant que la fréquence de cette maladie dans nos sociétés constitue un moteur très important pour faire avancer les recherches dans ce domaine.




Codex Alimentarius
Un code pour limiter la présence d’ochratoxine A dans les vins
(09/07/2007) © La Journée Vinicole

Lors de sa session annuelle qui vient de se dérouler à Rome du 2 au 7 juillet 2007, la Commission du Codex Alimentarius, organe mixte mis en place par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a étudié l’adoption de plusieurs normes en matière de sécurité sanitaire et de qualité des aliments, dont un projet de Code d’usages pour la prévention et réduction de l’ochratoxine A dans les produits issus de la vigne. Ce Code comprend toutes les mesures ayant prouvé leur utilité pour éviter ou réduire la présence de ce contaminant dans les vins. L’OIV s’était vu confier la rédaction d’une première ébauche de Code, les Etats-membres de l’organisation ayant déjà adopté par consensus en octobre 2005 un Code de bonnes pratiques vitivinicoles pour limiter au maximum la présence d’ochratoxine A dans les produits issus de la vigne.




Alcool et Santé
Quels effets sur le vieillissement ?
(19/06/2007) © La Journée Vinicole

La 30ème Matinée de l’IREB (Institut de recherches scientifiques sur les boissons), qui se déroulera ce jeudi 21 juin dans les salons de la Maison des Arts et Métiers à Paris (16), aura pour thème l’alcool et ses effets sur le vieillissement. Comment la consommation d’alcool varie-t-elle avec l’âge ? Quel est le rôle de l’alcool sur la santé des personnes âgées ? A-t-il un effet d’accélérateur dans la perte d’autonomie ? Serait-il au contraire un frein au vieillissement ? Luc Letenneur, épidémiologiste, chargé de recherche à l’Inserm U593 à Bordeaux et Marc Verny, PUPH, chef de service de gériatrie à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, essaieront d’apporter des réponses à toutes ces questions.




Etude italienne
Consommer du vin aide à lutter contre le vieillissement
(31/05/2007) © La Journée Vinicole

Sous le titre : « La consommation d’un verre de vin par jour préserverait la santé... », Santé Magazine rapporte sur son site internet les conclusions d’une étude italienne publiée dans la revue Neurology, selon laquelle consommer un verre de vin par jour ralentirait jusqu’à 85% le risque de démence chez la personne âgée. L’enquête, réalisée par des chercheurs de l’Université de Bari, en Italie, a consisté à suivre 1.566 personnes âgées pendant trois années et demie. Selon les résultats, les personnes qui boivent un verre de vin par jour auraient un risque de démence inférieur de 85% à celles qui n’en boivent pas du tout. Un effet qui a été constaté pour la consommation de 15 cl de vin, mais aussi de 33 cl de bière par jour. Les bénéfices d’une consommation modérée de vin pour la santé ont été démontrés par les chercheurs sur la longévité, la mémoire, la protection contre les maladies cardio-vasculaires et de nombreux cancers.




Recherche
Des effets santé de nouveau démontrés pour le resvératrol
(09/11/2006) © La Journée Vinicole

Le magazine scientifique « Nature » a publié en début de mois les résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’université américaine de Harvard et de plusieurs instituts de santé aux Etats-Unis, qui montre un effet positif du resvératrol sur la longévité de différentes espèces, dont des souris. Les chercheurs ont démontré que le resvératrol a modifié la physiologie de souris d’âge moyen ayant un régime alimentaire très calorique pour la rapprocher de celle de souris ayant un régime alimentaire normal, augmentant ainsi de façon considérable leurs chances de survie. Le resvératrol a stimulé des changements associés à une plus grande longévité, parmi lesquels une plus grande sensibilité à l’insuline et une amélioration des fonctions motrices. Les chercheurs en concluent que « ces données montrent que l’amélioration de la santé générale des mammifères, en utilisant de petites molécules, est un but qui peut être atteint et elles montrent la voie vers de nouvelles approches pour le traitement de troubles liés à l’obésité et de maladies liées à l’âge ». D’après un article paru dans le « Washington Post », des magasins diététiques aux Etats-Unis annoncent être en rupture de stock de gélules de resvératrol depuis la parution de cette étude. Espérons qu’il en soit de même pour les ventes de vins…




Sécurité alimentaire
Les allégations nutritionnelles et de santé sous contrôle
(17/05/2006) © La Journée Vinicole

Le Parlement européen a voté mardi 16 mai 2006 en deuxième lecture le projet de règlement relatif aux allégations nutritionnelles et de santé, qui établit des règles plus strictes en matière de promesses nutritionnelles présentes sur les étiquettes des denrées alimentaires. L’utilisation d’allégations telles que «faible teneur en matières grasses», «riche en fibres» ou «teneur réduite en sucres» sera soumise au respect de certains seuils. Le Parlement a également maintenu l’article relatif aux profils nutritionnels, en vertu duquel un produit ne peut porter d’allégation nutritionnelle que s’il correspond à un certain profil nutritionnel (c’est-à-dire s’il se situe en deçà d’une certaine teneur en sel, en matières grasses et/ou en sucres). Conformément à la proposition de la Commission, les députés européens ont voté l’interdiction des allégations nutritionnelles sur les produits alcoolisés, sauf si ces allégations portent sur une réduction du taux d’alcool ou du nombre de calories. Les boissons titrant plus de 1,2% d’alcool ne pourront comporter comme seule allégation nutritionnelle, la mention «à faible contenu énergétique» ou «à faible teneur en alcool». En l’absence de règles communautaires se référant à une «faible teneur en alcool» ou la «réduction ou l’absence d’alcool» ou du «contenu énergétique» les règles nationales seront d’application. Le Conseil doit donner son accord politique sur les amendements du Parlement, avant d’adopter officiellement le règlement à l’automne prochain. Cette nouvelle réglementation entrera en vigueur vingt jours après sa publication au Journal officiel et les premières dispositions du règlement seront applicables six mois après son entrée en vigueur.




Une consommation quotidienne de vin pourrait prévenir le cancer de l’estomac
(22/09/2005) © La Journée Vinicole

Selon une enquête menée par des chercheurs scandinaves et publiée dans l’European Journal of Cancer Prevention, une consommation quotidienne de vin pourrait prévenir certains cancers et notamment le cancer de l’estomac. En comparaison avec les non-buveurs de vin, les participants à l’étude qui déclaraient boire de 1 à 6 verres de vin par semaine avaient un risque réduit de 24% et ceux qui buvaient plus de 13 verres de vin par semaine présentaient quant à eux un risque réduit de 84% en moyenne ! Après analyses de tendances, les chercheurs ont conclu qu’à chaque verre de vin bu par jour était associé un risque de cancer de l’estomac réduit de 40%. Reste toutefois à ajouter à l’étude des chercheurs scandinaves que ces effets de réduction des risques ne peuvent être observés qu’en cas de consommation modérée.




Vin et Santé - Vigne OGM : Nature & Progrès s’inquiète
(06/09/2005) © La Journée Vinicole

Alors que ce 7 septembre, l’INRA de Colmar s’apprête à mettre en pleine terre et à l’air libre des plants de vigne dont les porte-greffes ont été génétiquement modifiés pour résister à un nématode vecteur de la maladie du court-noué, la fédération internationale Nature & Progrès dénonce les dangers pour l’environnement, la santé et l’économie viticole générés par ces essais. Elle estime que cela est dangereux à la fois pour l’environnement, pour la santé humaine, et pour la notoriété des vins d’Alsace : « La nouvelle vocation de l’INRA serait-elle de disséminer les maladies ? » s’interroge la fédération car « On ne sait rien des possibles transferts et recombinaisons de gènes dans les plantes et les produits qui en sont issus, ni de leurs conséquences sur les personnes qui les consomment. On sait par contre que la transgénèse les amplifie et que cette construction transgénique contient un gène conférant une résistance à un antibiotique, ce qui est contraire au principe de précaution et aux règlements communautaires ». Nature &Progrès rappelle enfin que le court-noué est une maladie qui peut être maîtrisée par une simple rotation des cultures d’une dizaine d’années et à l’utilisation de plants sains.




Vin et cassis sont-ils vasculo-protecteurs ?
(08/05/2005) © La Journée Vinicole

« Vin et cassis sont-ils vasculo-protecteurs ? », c’était le thème du colloque organisé fin avril à Dijon par la Société Française d’Angéiologie (SFA), en partenariat avec le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne. Loin des déclarations polémiques et des prises de position passionnelles, la SFA a souhaité aborder avec sérénité la question des effets bénéfiques potentiels du vin et du cassis sur les artères et les veines, sur la base d’arguments scientifiques présentés par des biochimistes, des épidémiologistes, des angiologues et des œnologues. Les travaux scientifiques, tant fondamentaux que cliniques ou épidémiologiques, convergent pour apporter des arguments attestant des bénéfices pour la santé humaine de nombre de composants du vin et notamment sur le système cardiovasculaire. Pas question pour autant de présenter le vin comme une thérapeutique visant à prévenir les maladies vasculaires. Une consommation trop élevée comporte des risques liés à l’alcool qu’il contient, mais le dénigrement systématique de sa consommation modérée apparaît mal fondé. Comme beaucoup de produits entrant dans l’alimentation humaine au quotidien, le vin comporte des avantages et des inconvénients. Une consommation modérée permet que les avantages prévalent sur les inconvénients potentiels.




L’alimentation méditerranéenne augmenterait la longévité
(12/04/2005) © La Journée Vinicole

Selon une étude de suivi de cohorte conduite dans 9 pays européens et publiée dans la dernière édition (Vol 330, N° 7495) du British Medical Journal, le régime méditerranéen augmenterait la longévité. On connaissait le bénéfice de cette alimentation au plan cardio-vasculaire et contre le cancer, mais cette étude d’une équipe scientifique dirigée par Antonia Trichopoulou montre une action sur la mortalité globale. Avec ses collègues, ils ont suivi durant 7 ans près de 75 000 personnes âgées de plus de 60 ans dont une partie vit en dehors du pourtour méditerranéen : France, Grèce, Italie, Espagne, mais aussi Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni. Ils leur ont demandé d’adopter un régime proche de celui des Crétois, remplaçant simplement les lipides mono-insaturés par des poly-insaturés pour une facilité d’approvisionnement dans toute l’Europe. Ceux qui ont adopté au plus près ce régime présentent au final une mortalité plus faible que les autres. Une personne de 60 ans suivant sérieusement ce régime vivrait en moyenne un an de plus ! Ce régime méditerranéen se caractérise par une consommation élevée de fruits, légumes et céréales, une consommation modérée à élevée de poisson, faible à modérée de produits laitiers et faible de viande, une faible consommation d’acides gras saturés et une consommation élevée d’acides gras insaturés, sans oublier une consommation modeste d’alcool, principalement du vin. http://bmj.bmjjournals.com




Vin, Santé, Vérité : les premières assises se sont tenues à Béziers
(21/03/2005) © La Journée Vinicole

Dans un contexte tendu et malgré le boycott de certains responsables professionnels, les premières Assises nationales Vin, Santé, Vérité se sont tenues ce 18 mars à Béziers. Organisées à l’initiative du député de l’Hérault et professeur de médecine Paul-Henri Cugnenc, rédacteur du chapitre « vin et santé » du Livre blanc sur la Place du vin dans la société, elles ont permis de réunir scientifiques, professionnels et parlementaires autour de cinq grands thèmes d’actualité, chacun traité en commission. Il s’agissait du Conseil de la modération, dont le président Jean-Marie Poirier était présent, mais aussi de la sécurité routière, du vin et des maladies cardiovasculaires, du vin et ses effets sur d’autres maladies et d’une nouvelle approche œnologique. Si pour certains ces Assises pouvaient paraître en décalage par rapport à la crise du secteur, il n’empêche que des orientations actuelles en matière de santé sont une source majeure de préoccupation pour l’avenir de la filière : qu’il s’agisse de l’étiquetage visant les femmes enceintes, des orientations européennes en matière d’allégations nutritionnelles ou encore du projet de la DG Sanco sur l’alcool, ce sont autant de menaces qui nécessitent une vigilance accrue et le dialogue. C’est d’ailleurs pour cette raison que la venue du président du Conseil de la modération était attendue, cette instance pouvant représenter un lieu de concertation entre le secteur et les pouvoirs publics. La venue du ministre de l’Agriculture était, elle aussi, attendue mais ne s’est pas soldée par des annonces de mesures. C’eût été étonnant à seulement quelques jours de la rencontre avec des responsables professionnels, une rencontre que le ministre a dit préparer en partie sur le terrain lors de sa visite à Béziers.




Vin et chocolat au menu des fêtes et d'un régime santé ?
(30/12/2004) © La Journée Vinicole

Une équipe de chercheurs a étudié un régime composé de vin, poisson, chocolat noir, fruits, légumes, amande et ail pouvant permettre de réduire le risque de maladies cardio-vasculaires et d'améliorer l'espérance de vie de plus de six ans chez les hommes et cinq pour les femmes. Publiée dans le « British Medical Journal » cette étude a mesuré les effets de ce régime et comparé ses bénéfices pour la santé avec ceux d'un cocktail de médicaments pouvant réduire le risque de maladies cardio-vasculaires de plus de 80%. Ce régime alimentaire, comprenant une dose de 150 ml de vin et 100 g de chocolat noir par jour, pourrait être presque aussi efficace (75%), mais aussi moins cher et quand même plus agréable à avaler. http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/329/7480/1447?ehom




La Journée Vinicole vous présente ses meilleurs voeux pour 2005
(30/12/2004) © La Journée Vinicole




Une goutte de vin pour la santé
(17/08/2004) © La Journée Vinicole

Inflammation articulaire généralement située au niveau du gros orteil, la goutte est souvent associée aux repas riches en protéines et à la consommation d’alcool, mais pas n’importe quel alcool, comme le révèle une étude récente publiée dans une célèbre revue médicale britannique (The Lancet 2004. Volume 363. Issue 9417. Page 1277) sur la consommation d’alcool et la goutte : Alcohol intake and risk of incident gout in men : a prospective study. L’équipe de Hyon K Choi, de la Harvard Medical School de Boston, a analysé l’effet des habitudes alimentaires et de la consommation de boissons sur l’apparition de la goutte à partir d’un échantillon de 47 150 hommes. La consommation d’alcool, notamment de bière et, à un degré moindre, de spiritueux, serait fortement associée à une augmentation du risque de goutte (2,5 fois plus chez les consommateurs quotidiens de 4 à 5 verres d’alcool que chez les abstinents), alors que la consommation modérée de vin n’augmenterait pas ce risque.




Entreprise et Prévention souhaite participer à l’information des femmes enceintes sur le risque alcool
(10/08/2004) © La Journée Vinicole

Suite à l’annonce le 5 août par le ministre de la Santé de mettre en place toute une série de mesures pour mieux informer les femmes enceintes des risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse, les sociétés productrices de boissons alcoolisées réunies au sein de l’association Entreprise & Prévention annoncent dans un communiqué qu’elles “s’associent à la décision du ministre de la santé de légiférer sur un étiquetage des produits en vue de prévenir le risque de syndrome d’alcoolisation foetale (SAF)”. Elles disent en outre vouloir “participer activement à la prévention de ce risque au-delà de cette obligation légale et renouvellent leur souhait de travailler de concert avec le ministère de la Santé dans ce but. Depuis une quinzaine d’années, Entreprise & Prévention conduit des actions de terrain contre le risque alcool et a toujours rappelé dans ce cadre l’impératif d’une consommation “0” pour les femmes enceintes (ainsi que pour les autres populations ou situations à risque)”. Entreprise et Prévention précise qu’elle ne s’était pas opposée aux amendements déposés sur ce sujet par la sénatrice Anne-Marie Payet lors de l’examen au Sénat du projet de loi de santé publique. “Rappelons que c’est le gouvernement qui avait jugé à l’époque l’étiquetage préventif comme juridiquement et techniquement difficile à mettre en œuvre”. Entreprise & Prévention a déjà prévu une campagne sur le SAF avec l’appui des professions de santé dès le mois de septembre. L’association entend développer ainsi les actions ciblées qu’elle conduit déjà en partenariat avec la Sécurité Routière via les opérations “Conducteur Désigné”.




Femmes enceintes et alcool : Vin & Société souhaite une véritable politique de prévention
(10/08/2004) © La Journée Vinicole

Vin & Société, association regroupant l’ensemble des organisations professionnelles des vignerons et négociants en vin, prend acte de la déclaration faite par Philippe Douste-Blazy concernant sa décision de répondre aux dangers de l’alcool sur les femmes enceintes par l’apposition d’un avertissement sur les bouteilles d’alcool. Cette association tient à rappeler qu’elle ne remet en aucune façon en cause la nécessité d’une politique de prévention contre le risque de consommation d’alcool sur les femmes enceintes. Pour autant, elle s’interroge sur la précipitation avec laquelle cette annonce a été faite et regrette que celle-ci ne s’inscrive pas dans le cadre d’une démarche responsable, globale et concertée, qui permettrait d’identifier les meilleurs leviers de prévention et d’éducation sur cette population sensible. Vin & Société rappelle qu’un groupe de travail interparlementaire, constitué à la demande du Premier Ministre, a travaillé durant plus de 3 mois à la rédaction d’un Livre Blanc intégrant notamment des propositions en matière de prévention et d’éducation des Français pour une consommation responsable de vin. Ce Livre Blanc, remis le 28 juillet 2004 à Jean-Pierre Raffarin, propose d’ailleurs la création d’un Conseil de la Modération, piloté par les parlementaires et réunissant l’ensemble des acteurs concernés (filière et professionnels de Santé). Le 1er Ministre ayant donné un accueil favorable à la création de ce Conseil, il semble pertinent que ce sujet en constitue le premier thème de réflexion, dès la rentrée suggère Vin & Société.




ONIVINS : vin et santé et coopération internationale
(28/04/2004) © La Journée Vinicole

Lors du dernier Conseil de direction de l’ONIVINS du 21 avril 2004, un bilan des recherches médicales conduites dans le cadre du programme “vin et santé” sur les 3 dernières années a été détaillé par le professeur L. Drouet. Le Conseil a affecté un crédit de 0,250 million d’euros, inscrit à l’EPRD 2004, qui permettra la poursuite des travaux scientifiques concernant les effets de certains composants du vin sur la santé humaine. Par ailleurs, une somme de 0,200 M€ a été affectée à la mise en œuvre d’actions de coopération internationale dans le domaine vitivinicole, notamment pour assurer la poursuite du financement du domaine expérimental implanté en Chine, et la coordination de la présence française au sein de l’OIV.




Recherches Vin et Santé
(26/04/2004) © La Journée Vinicole

Lors du Conseil de direction de l’Onivins du 21 avril, un bilan des recherches médicales conduites dans le cadre du programme “vin et santé” sur les trois dernières années, a été présenté par le professeur Ludovic Drouet. A cette même occasion, un crédit de 0,250 M€, inscrit à l’EPRD 2004 de l’Onivins a été affecté à ces recherches. Ce crédit permettra la poursuite des travaux scientifiques concernant les effets de certains composants du vin sur la santé humaine. Par ailleurs, dans le domaine de la coopération internationale, une somme de 0,200 M€, également inscrite à l’EPRD, a été affectée pour la mise en œuvre d’actions, notamment pour assurer la poursuite du financement du domaine expérimental implanté en Chine et pour assurer la coordination de la présence française au sein de l’OIV.




On peut communiquer sur certains effets bénéfiques du vin
(17/02/2004) © La Journée Vinicole

Le monde de la recherche a donné un sérieux coup de pouce à la filière vitivinicole à l’occasion d’une conférence internationale organisée par l’Institut européen vin et santé des régions viticoles (IEVSRV) dans le cadre de Vinisud. Des experts du Canada, du Chili, des Etats-Unis, de France, de Grèce et d’Italie ainsi qu’un représentant de l’OIV ont émis une position commune sur les effets bénéfiques du vin pour la santé. Ils ont conclu, entre autres, que la consommation modérée de vin pendant les repas entraîne une réduction de la mortalité cardiovasculaire et que certaines études épidémiologiques comparant l’action du vin par rapport à la bière et aux spiritueux affirment la supériorité du vin. Ils recommandent ainsi que le vin fasse partie d’une alimentation diversifiée et équilibrée, à condition de respecter des niveaux de consommation « modérés et maîtrisés ». A partir de ces recommandations ils considèrent que « ces éléments pourront être utilisés dans le cadre d’actions de communication ». Le président de l’IEVSRV, Jacques Blanc, a demandé que l’on relance le débat sur la séparation du vin des autres boissons alcoolisées, à l’instar de ce qui s’est fait en Espagne l’année dernière. « Lançons un combat pour que le vin ne soit plus associé aux alcools forts, mais qu’il soit considéré comme un aliment. Je lance un appel solennel à la mobilisation de tous car les enjeux sont positifs pour l’ensemble des hommes ».




Vin et Santé : ami ou ennemi ?
(13/02/2004) © La Journée Vinicole

À l’heure où reviennent sans cesse les refrains très négatifs "vin et alcoolisme – vin et sécurité routière", le Syndicat des Appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur lance un débat sur le sujet "Vin, santé et société", le 5 mars 2004 à Paris. Animée par Jean-Yves Nau, docteur en médecine et journaliste médical, cette conférence réunira les professionnels de la filière viticole et ceux de la santé. Parmi les intervenants : le Professeur Jean-Paul Broustet, cardiologue, professeur des Universités, le professeur Henri Joyeux, Université de Montpellier, cancérologue, chirurgien et spécialiste dans le domaine de la nutrition et de la prévention des cancers, et Luc Le Tenneur, chercheur à l’INSERM de Bordeaux, épidémiologiste spécialiste de la maladie d’Alzheimer.

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Jus de raisin et médicaments ne font pas bon ménage
(30/01/2004) © La Journée Vinicole

Pour certains malades, souffrant d’hypertension artérielle ou de cholestérol, c’est un véritable pépin. C’est du moins ce qu’affirme l’école de pharmacie de Jérusalem : le jus de raisin et les médicaments ne font pas bon ménage. D’après les chercheurs israéliens, certaines propriétés du jus de raisin modifieraient l’assimilation, par l’organisme, de certains médicaments. L’innocent jus de fruit changerait même l’effet de ces produits dans le corps, notamment ceux contenant des inhibiteurs calciques, comme les statines et les benzo-diazépines. Le problème, c’est que l’on trouve ces molécules dans la plupart des médicaments actuels traitant l’hypertension, le cholestérol, ou bien encore dans une vaste gamme de tranquillisants… Si les chercheurs ne donnent pas de consigne, les malades sont tout de même invités à ralentir leur consommation de jus de raisin. Et puis rappelons, pour les plus inconsolables, que les chercheurs israéliens ne font pas le lien entre le jus de raisin… et le vin !




«Le vin est-il bon pour le cœur ?» : Vrai
(23/01/2004) © La Journée Vinicole

Dans le cadre de l’émission de télévision grand public Le Journal de la Santé diffusée le 22 janvier 2004 sur la 5, à la question « Le vin est-il bon pour le cœur, Vrai ou Faux ? » il a été donné la réponse : « Vrai ». Le médecin commentant cette réponse a indiqué que les études épidémiologiques menées sur le sujet confirmaient qu’une consommation modérée de vin rouge (2 à 3 verres par jour) avait un effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires, la fréquence de ces maladies étant en effet inférieure chez les consommateurs modérés que chez ceux qui ne consomment pas de vin. Ce bénéfice n’a été selon le médecin, qui a fait référence à l’effet antioxydant et aux tanins contenus dans le vin, confirmé que pour une consommation de vin rouge, et non d’alcool. Il a précisé qu’une consommation plus importante pouvait multiplier les risques de maladie.




Le vin aurait un effet antibactérien
(15/01/2004) © La Journée Vinicole

Une étude américaine a tout récemment souligné que ne pas boire de vin au cours des repas peut nuire gravement à la santé. Une équipe de scientifiques a mis en évidence l’intérêt du vin pour combattre dans l’estomac les redoutables bactéries que sont les salmonelles. Pour cela, nos chercheurs ont créé un estomac artificiel modèle, l’ont rempli de nourriture et de suc gastrique synthétique, de salmonelles et, selon les cas, de jus de raisin ou de vin. Après 120 minutes passées dans l’estomac aviné, les bactéries étaient indécelables alors qu’elles survivaient dans l’estomac contenant du jus de raisin. Cet effet antibactérien serait d’autant plus marqué que le vin est acide car la fraction non-volatile du vin, c’est-à-dire celle contenant les acides, est plus efficace que la fraction volatile, celle contenant les alcools.




Vin et bois, alliance gagnante contre le cancer ?
(09/01/2004) © La Journée Vinicole

L’élevage bois procure autre chose au vin que de simples apports gustatifs. Sans contact avec le bois, le vin ne contiendrait pas d’acutissimin A, un polyphénol actif contre les tumeurs, explique une équipe de chercheurs français dirigée par Stéphane Quideau de l’Institut Européen de Chimie et Biologie de Pessac, qui a publié une étude scientifique dans l’édition internationale de "Angewandte Chemie", journal allemand spécialisé. L’acutissimin A agirait contre le développement des tumeurs cancéreuses en bloquant l’action d’une enzyme avec une bonne efficacité : des études ont déjà prouvé, in vitro, qu’il serait 250 fois plus actif qu’un médicament utilisé, l’etoposide VP 16.




Vin, santé, thé vert et chocolat
(06/01/2004) © La Journée Vinicole

L’acutissimine A a été découverte il y a 16 ans dans l’écorce de chêne. Ce composé pourrait prévenir la croissance des cellules cancéreuses en inhibant l’action d’une enzyme. En effet, des tests ont mis en évidence un effet 250 fois plus puissant que celui d’un agent anti-cancéreux de référence. L’acutissimine A fait partie de la sous-classe des ellagitannines, elles-mêmes appartenant à la classe des polyphénols, présents dans les fruits, les légumes ainsi que les boissons fabriquées à partir de ces aliments. Les polyphénols du vin rouge, du thé vert et du chocolat sont connus pour leurs propriétés antioxydantes, qui contribueraient à réduire le risque de maladie cardio-vasculaire et d’athérosclérose. Les chercheurs pensent que l’acutissimine A, ainsi que les composés ayant une structure très voisine, se forment dans le vin rouge au cours de son vieillissement en fûts de chêne. Reste à déterminer le moment auquel la teneur du vin en acutissimine A est optimale au cours des étapes du vieillissement.




L’incidence de la consommation d’alcool sur la santé des femmes
(18/11/2003) © La Journée Vinicole

Selon le Journal américain d’Epidémiologie, environ 80 000 femmes, âgées de 34 à 59 ans, ont été incluses dans une étude visant à évaluer les liens entre l’apport en folates (acide folique - vitamine B qui concourt à la formation des globules rouges), la consommation d’alcool et l’incidence des maladies cardio-vasculaires et du cancer. Toutes les participantes étaient indemnes des pathologies précitées au commencement de l’étude. Pendant 16 années de suivi, les auteurs ont documenté 10 666 nouveaux cas de cancer ou de maladie cardio-vasculaire. Les gros buveurs (30 g d’alcool par jour) ayant un faible apport en folates (moins de 180 µg/jour) étaient soumis au risque le plus élevé de maladie cardio-vasculaire ou de cancer, par comparaison avec les individus ne buvant pas d’alcool, et dont l’apport en folates s’élevait entre 400 et 599 µg/jour. Néanmoins, le risque de cancer ou de maladie cardio-vasculaire, normalement accru par une forte consommation d’alcool, était largement diminué lorsque les femmes avaient un apport en folates élevé. Il semble donc qu’un apport adéquat en folates pourrait jouer un rôle important dans la prévention primaire des maladies chroniques majeures, en particulier chez les jeunes femmes consommant plus de deux verres de boisson alcoolisée par jour.




ANEV : “Non au procès d’intention fait au vin”
(06/10/2003) © La Journée Vinicole

Dans le cadre du projet de loi relatif à la santé publique, actuellement en cours d’examen à l’Assemblée Nationale, le député socialiste Jean-Pierre Le Guen a déposé un amendement tendant à interdire la vente d’alcool dans les stations-service d’autoroutes. Soucieux de la protection et de la valorisation des produits issus de la viticulture, Philippe Martin, président de l’Association Nationale des Elus du Vin (ANEV), s’est vivement opposé à cet amendement en proposant d’exclure de ce dispositif l’ensemble des produits régionaux de l’Union Européenne et par voie de conséquence les vins français. Il regrette une nouvelle fois le procès d’intention fait aux vins et dénonce les arguments de santé publique dès lors qu’ils n’ont vocation qu’à assimiler l’achat à l’excès de consommation. En effet, selon le député Martin, il apparaît peu probable qu’une personne souhaitant consommer de l’alcool s’engage à prendre l’autoroute pour s’approvisionner dans les stations-service et en ressortir pour aller le consommer. Il a aussi rappelé que les stations-service offraient une vitrine et une mise en valeur des produits régionaux, dont les vins issus de nos différentes régions, et que dès lors, eu égard au contexte économique auquel est confrontée la viticulture française, une telle interdiction compromettrait encore plus l’avenir de cette filière économique.




Vin et Santé : Changins s’intéresse aux polyphénols
(11/09/2003) © La Journée Vinicole

La Station de Changins en Suisse lance des recherches en œnologie visant à augmenter la quantité de composés phénoliques de bonne qualité des vins rouges afin d’élever leur plénitude en bouche et leur potentiel de garde. Les premiers résultats devraient démontrer d’autres propriétés bénéfiques des polyphénols ajoutant à l’amélioration gustative des vins rouges par des techniques œnologiques des effets bénéfiques sur la santé.




Le vin rouge : un remède contre le vieillissement ?
(27/08/2003) © La Journée Vinicole

Selon une étude récente publiée dans la revue scientifique Nature, la consommation modérée de vin rouge permettrait de rallonger l’espérance de vie. Cette conclusion s’appuie sur une analyse réalisée sur des levures qui montrent que l’espérance de vie de ces micro-organismes est prolongée grâce au resveratrol, polyphénol contenu dans le vin rouge. Les effets du resveratrol sont similaires à ceux découverts, il y a quelques années, sur les régimes de restriction calorique. Selon le docteur Sinclair et ses collègues de l’Ecole de médecine de Havard aux Etats-Unis, la prise de resveratrol, permet d’activer l’enzyme SIR2 qui est supposé ralentir le vieillissement en stabilisant l’ADN. Dans des déclarations faites au New-York Times, le docteur Leonard Guarante, de l’Institut de technologie du Massachussets, a déclaré que si les hommes réagissent de la même façon que cet organisme face au resveratrol, cela permettrait de rallonger l’espérance de vie de 30%. Ainsi une personne qui commence à consommer du resveratrol à 50 ans pourrait gagner 10 ans de vie supplémentaires.




OIV : mieux équilibrer les informations sur le thème « vin et santé »
(07/08/2003) © La Journée Vinicole

Lors de la 83ème Assemblée générale de l’OIV, qui s’est tenue les 18 et 19 juin dernier, les Etats-membres ont adopté par consensus la résolution Oeno 9/2033. Sur la base de cette résolution, sur laquelle la sous-commission « Vin, Nutrition et Santé » travaille depuis plusieurs années, un avertissement sera désormais inclus dans les documents, publiés par l’OIV, relatifs aux questions des effets du vin sur la santé. Selon l’OIV, cette décision souligne la préoccupation des Etats-membres de l’OIV, de diffuser des informations sur le thème « vin et santé » de façon équilibrée. C’est pourquoi l’avertissement ci-dessous sera désormais inclus dans la lettre « Vin, Nutrition et Santé » de l’OIV : « L’OIV souligne que les informations en matière de santé doivent être présentées de façon équilibrée. Même si certaines données scientifiques suggèrent qu’une consommation modérée de vin peut avoir des effets bénéfiques sur la santé humaine, il est important de souligner que la consommation excessive de toutes boissons alcoolisées a des effets nocifs tant au niveau social que pour la santé individuelle ».




Vin et risques d’ulcères de l’estomac
(21/05/2003) © La Journée Vinicole

Une étude réalisée à la “Queen’s University of Belfast” au Royaume-Uni sur la prévention des ulcères de l’estomac vient d’être publiée, rapporte l’OIV. Cette recherche qui porte sur un total de 10 537 sujets hommes et femmes, a examiné l’effet de la consommation de tabac, d’alcool et de café sur le risque d’infection par helicobacter pylori, bactérie qui est associée aux ulcères de l’estomac. Après ajustement, les résultats de cette étude indiquent que les sujets qui consomment 3 à 6 unités de vin par semaine (un verre/jour) et plus, ont un risque d’infection réduit significativement, et respectivement de 11% et de 17%. En ce qui concerne les consommateurs de bière la réduction du risque est comparable aux consommateurs de vin. En conclusion, les auteurs de cette étude indiquent qu’une consommation très modérée de vin ou de bière (1 verre / jour) protège contre l’infection par helicobacter pylori probablement en facilitant leur éradication de l’organisme et par la stimulation de la production de sucs gastriques.




Moût et santé
(12/05/2003) © La Journée Vinicole

Selon les données présentées lors de la réunion de la Fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale, à San Diego, la consommation de moût réduit les niveaux de tension artérielle sur les sujets hypertendus. Selon cette étude, la prise quotidienne de 360 ml de moût permet de diminuer de près de 6% la pression artérielle, autant sistolique que diastolique. Ces résultats s'ajoutent à ceux obtenus lors de deux études réalisées antérieurement sur les bienfaits du jus de raisin dans la prévention des maladies cardiovasculaires.




Le gouvernement veut baisser de 20% la consommation d'alcool
(06/05/2003) © La Journée Vinicole

Dans son avant-projet de loi sur la santé publique, le gouvernement s'est fixé 100 objectifs pour la période 2004-2008. Parmi ces objectifs, figure la volonté de l'Etat de diminuer de 20% la consommation d'alcool et de réduire la prévalence de l'usage à risque ou nocif. Un projet de loi doit être présenté en Conseil des ministres vers la fin juin ou le début du mois de juillet.




La consommation de vin protègerait du rhume
(29/04/2003) © La Journée Vinicole

Une équipe de chercheurs de l'Université de Saint-Jacques de Compostelle a démontré que la consommation de deux verres de vin par jour réduit de 40% le risque d'attraper un rhume. L'étude réalisée sur plus de 4000 étudiants de 5 universités en Galice et aux Canaries, publiée dans The American Journal of Epidemiology, suggère que les polyphenols pourraient être responsables de ce bienfait en interférant dans la production des virus causant le rhume commun.




Le Vin, parlons-en !
(03/04/2003) © La Journée Vinicole

A.F.I.VIN a présenté hier la première étude qualitative réalisée sur la perception du vin par les consommateurs français. Les conclusions de cette étude serviront à la mise en oeuvre d'un programme d'actions visant la promotion d'une consommation responsable et respectueuse de la santé publique. Réalisé par Ipsos Insight Marketing, «Le vin et nous» a permis de mettre en avant plusieurs grandes tendances : l'image du vin est en mutation, elle est duale, se construisant autour de deux pôles : la Modernité et la Tradition. Par ailleurs, les consommateurs développent un sentiment de complexité et de mise à distance vis-à-vis du vin, un sentiment renforcé par les campagnes publiques. Enfin, le consommateur actuel est avant tout un consommateur occasionnel (à 79%). «Ses attentes en termes d'information sur le vin sont diverses mais réelles ; concrètement, il attend qu'on lui parle du vin sous tous ses aspects, en toute liberté et sans tabous pour l'apprécier pleinement», observe A.F.I.VIN. L'accroche choisie pour fédérer les actions de communication autour du vin reflète bien ces attentes : Le Vin, parlons-en ! La campagne s'articulera autour de deux grands
pôles : la mise en place d'un plan de communication dans le cadre du programme communautaire de promotion et d'information et le développement d'actions complémentaires, propres à A.F.I.VIN et financées par ses soins permettant, entre autres, de maintenir une juste place du vin dans la société.




Pas d'amalgame entre tabac et alcool dans la lutte contre le cancer
(01/04/2003) © La Journée Vinicole

Dans une interview accordée au magazine Paris Match, le ministre de la Santé, Jean-François Mattéi a fait une distinction très nette entre le tabagisme et la consommation d'alcool dans le cadre du plan de mobilisation nationale contre le cancer. Si le ministre voit la hausse continue des taxes sur le tabac comme un moyen efficace de lutte contre le tabagisme, il considère qu'il n'y a pas lieu d'augmenter celles sur les boissons alcoolisées dans la mesure où «seul l'excès d'alcool est directement impliqué dans la survenue du cancer. Il n'a jamais été démontré que boire un bon verre de vin à table suscitait telle ou telle maladie». Et le ministre de poursuivre : «l'alcool fait partie aussi de pratiques culinaires et de la tradition gastronomique. On a même quelquefois démontré que ce pouvait être un agent d'équilibre métabolique...»




Plan de mobilisation nationale contre le cancer : l'alcool concerné
(25/03/2003) © La Journée Vinicole

Le plan de mobilisation nationale contre le cancer a été présenté cette semaine par le président de la République. Il constitue un véritable programme stratégique pour les cinq ans à venir. Si une large place est accordée à la lutte contre le tabagisme, qui figure parmi les principales causes de la maladie, certaines recommandations sont également formulées à l'encontre de la consommation excessive d'alcool. Parmi celles-ci, la mise en place d'un avertissement de type “L'excès d'alcool peut faciliter la survenue de cancers”, assorti d'un numéro d'appel pour informer les consommateurs. Outre la formation des professionnels de la santé, l'inclusion d'une démarche de conseil dans la consultation de prévention prévue par la loi relative à la santé publique, et le renforcement de la prise en charge par des équipes de liaison hospitalière, le plan prévoit de relancer une campagne d'information grand public sur les risques sanitaires liés à l'excès d'alcool. Si l'on ne peut que se réjouir d'une lutte renforcée contre la première cause de mort prématurée en France, il semble bien dommage – une fois de plus – que la consommation modérée de vin ne puisse pas faire partie d'un programme de médecine préventive par l'alimentation.




La consommation de vin réduit les risques de démence sénile
(12/03/2003) © La Journée Vinicole

Les résultats préliminaires des études menées par l'Université Erasmus de Rotterdam montrent que la consommation modérée de vin réduit de 30% le risque de démence. Une autre étude, danoise cette fois, dont les résultats ont été publiés récemment, a montré que parmi les 1700 patients suivis pendant 15 ans, les cas de démence sénile et Alzheimer sont moins importants pour ceux qui consomment de façon régulière et modérée du vin et le risque de souffrir de maladies dégénératives de caractère neurologique est réduit de 70%. Au travers de toutes les études menées ces dernières années, les experts s'accordent à dire que les composants du vin, qui jouent un rôle favorable contre le processus de vieillissement et le risque de maladies cardiovasculaires, peuvent réduire l'apparition de maladies neurologiques.




Vin et santé : réduction des risques de maladies vasculaires
(21/02/2003) © La Journée Vinicole

Selon une étude menée par l'Université Erasmus de Rotterdam en Hollande et publiée par The American Journal of Epidemiology, la consommation quotidienne modérée de vin (environ 200 ml) diminue le risque de maladie artérielle périphérique (MAP), soit la formation de thrombose dans les artères. L'étude porte sur 3975 patients sans antécédent de maladie cardiovasculaire. Les meilleurs résultats ont été démontrés pour les femmes non fumeuses consommant modérément du vin au quotidien, pour lesquelles le risque de MAP a diminué de 59%; ce pourcentage est moins important (34%) pour les sujets fumeurs. Diverses études ont prouvé que la consommation de vin en quantité modérée pourrait ralentir le procesus d'arthérosclérose, pathologie la plus commune provoquée par une mauvaise circulation du sang dans les artères.




Composants phénoliques contre le cancer
(06/02/2003) © La Journée Vinicole

L'Association américaine du cancer a signalé que le resveratrol et la quercitine, peuvent réduire la mortalité par cancer de 20%. Ces composants phénoliques, contenus dans le vin, ont démontré avoir les effets les plus bénéfiques pour la prévention contre le cancer, en freinant le processus de l'oxydation, principale cause de la formation et la progression des tumeurs.




Le professeur Parquet élu président de l'OFDT
(03/02/2003) © La Journée Vinicole

L'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies
a élu à sa tête pour trois ans le professeur Philippe-Jean Parquet. Groupement d'intérêt public mis en place en 1995, l'OFDT appuie son action sur un collège scientifique présidé par le Professeur Claude Got et travaille en étroite collaboration avec la MILDT. Le professeur Parquet est, entre autres, l'auteur du rapport "Pour une politique de prévention en matière de comportements de consommation de substances
psychoactives", dit "rapport Parquet", paru en 1997, qui a contribué à la décision du gouvernement de regrouper toutes les substances psychoactives, assimilant ainsi les boissons alcoolisées aux drogues.




La fréquence de consommation expliquerait les bienfaits
(16/01/2003) © La Journée Vinicole

Selon une étude que vient de publier la prestigieuse revue médicale américaine «The New England Journal of Medecine», des chercheurs américains ont conclu au rôle prépondérant de la fréquence de consommation d'alcool dans la prévention des infarctus du myocarde. Estimant que «peu importe ce que l'on consomme, l'essentiel c'est la fréquence avec laquelle on consomme », les chercheurs ont étudié le rapport entre la consommation d'alcool et le risque d'infarctus du myocarde chez plus de 38 000 hommes, professionnels de la santé, pendant douze ans. Ceux qui buvaient de l'alcool entre cinq et sept jours par semaine affichaient une diminution significative – environ un tiers - des risques. Selon l'étude, le risque était comparable pour des consommations variant entre 10g (soit environ un verre) et plus de 30g. Les chercheurs ont observé par ailleurs, que, ni le type de boisson alcoolisée, ni la consommation pendant les repas, ne conférait d'avantages particuliers. Il est certain que dans le cas des maladies du coeur, le facteur «alcool» est souvent apparu comme le «dénominateur commun» entre les différents types de boissons, le rôle bénéfique spécifique du vin apparaissant surtout dans le cas d'autres maladies. On peut également se demander quel est le risque de confusion des effets, dans la mesure où peu de consommateurs boivent un seul type de boisson alcoolisée, surtout sur une période si longue.




Consommation modérée d'alcool et maladie cardiaque
(07/01/2003) © La Journée Vinicole

D'après une nouvelle étude de l'Enquête nationale au Canada, la consommation modérée d'alcool est associée à une diminution des risques qu'un diagnostic de maladie cardiaque soit posé ou qu'un décès causé par cette maladie s'ensuive chez les femmes de 40 ans et plus, mais non chez les hommes du même âge. La cote exprimant le risque d'un diagnostic de maladie cardiaque ou d'un décès causé par une telle maladie au cours des quatre années de suivi variait selon la consommation d'alcool. Elle était plus de deux fois plus faible pour les femmes qui ont déclaré, en 1994-1995, qu'elles avaient consommé de deux à neuf verres d'alcool au cours de la semaine qui avait précédé l'interview que pour celles qui ont dit n'avoir jamais bu d'alcool au cours de leur vie.




Nouveau plan pour la sécurité routière
(19/12/2002) © La Journée Vinicole

Le Premier ministre présidait, le 19 décembre, un Comité interministériel sur la sécurité routière. Il a arrêté plusieurs mesures destinées à lutter plus efficacement contre l'insécurité routière. Dans le cadre des mesures annoncées, la conduite avec un taux d'alcoolémie compris entre 0,5 g et 0,8 g/l dans le sang, sanctionnée par une amende de 4ème classe, sera passible d'un retrait de 6 points du permis de conduire (contre 3 points retirés auparavant). Cette mesure entrera en vigueur au premier semestre 2003. Par ailleurs, dès l'été 2003, l'Institut National de Prévention et de l'Education à la Santé (l'INPES) lancera une campagne nationale d'information sur les modifications du comportement et des réflexes lors de la prise d'alcool, entre autres produits. Pour les contrôles d'alcoolémie, les conducteurs devront également se soumettre aux éthylotests électroniques, jugés plus fiables et plus performants ; ils remplaceront définitivement les alcootests et les éthylotests chimiques.




L'ANPA s'insurge contre la mesure pour les bouilleurs de cru
(18/12/2002) © La Journée Vinicole

Après plusieurs articles de presse dénonçant la modification de la fiscalité pour les bouilleurs de cru, l'Association nationale de prévention de l'alcoolisme intervient à son tour. Elle considère que la modification "nuirait gravement à la santé publique et en particulier aux politiques de lutte contre les cancers et contre l'insécurité routière". Elle estime par ailleurs que cette mesure "augmenterait le flou de la politique gouvernementale sur la question de l'intégration de l'alcool parmi les autres drogues". Les associations travaillant en alcoologie et en addictologie demandent ainsi que ce projet soit abandonné. En outre, elles souhaitent que "le premier ministre, le ministre de la Santé et le ministre des Transports annoncent clairement que la consommation d'alcool sera prise en compte sérieusement - à côté des autres facteurs plus faciles à traiter comme la vitesse ou l'âge du conducteur - lors des décisions à prendre pour lutter contre le "scandale national" de la mortalité sur les routes".




Institut méditerranéen du vin
(10/12/2002) © La Journée Vinicole

La prochaine assemblée générale de l'Institut méditerranéen du vin de l'alimentation et de la nutrition préventive, qui se tiendra le 18 décembre, sera l'occasion de présenter la validation scientifique du concept Nutrition Méditerranéenne en Provence. L'Imvanp finance une thèse sur le pouvoir antioxydant et piégeur des radicaux libres de polyphénols du vin. Enfin, à l'issue de cette réunion, sera mise en place une Union des groupements de producteurs nutrition méditerranéenne en Provence et cela dans plusieurs filières dont la filière vin. Rens : Chambre d'Agriculture des B.D.R. Tel : 04.42.23.06.11




Espagne : Vin, Nutrition et Santé
(18/11/2002) © La Journée Vinicole

Demain se déroulera la Première rencontre du secteur vitivinicole à Barcelone, coorganisisée par la FIVIN, dont le thème principal sera la promotion des bienfaits du vin et du cava sur la santé. Nuria Vilanova, directrice générale de Inforpress, présentera les nouvelles stratégies pour le marketing du vin par la promotion d'une consommation modérée du vin et du cava. La réunion sera aussi l'occasion d'analyser les actions menées jusqu'à aujourd'hui dans ce domaine et les moyens d'atteindre le consommateur par le biais du message Vin et Santé.




Vin et Santé et Alimentation
Une approche plus saine ?
Le 6 novembre au Sénat
(13/11/2002) © La Journée Vinicole

Comment positionner le vin français au 21ème siècle ? La question est au cœur des réflexions stratégiques menées actuellement par toutes les branches de la filière. Comment le positionner en tenant compte des modifications des habitudes alimentaires et des modes de vie, et de la concurrence venue d'un monde aux armes de conquête nouvelles ? Quels sont les moyens les plus efficaces pour contrer la dégradation de l'image du vin au fil des campagnes antialcooliques et de la Sécurité routière en France ? Quelle présentation des vins français pour assurer la meilleure lisibilité d'une offre complexe et extrêmement diversifiée ? Le rapport rédigé par le groupe de travail sénatorial sur l'avenir de la viticulture française, et publié l'été dernier, apporte des éléments de réponse à ces questions. C'est dans l'objectif de continuer à éclairer le débat, que ce même groupe, présidé par le Sénateur Gérard Delfau, a décidé d'organiser le 6 novembre au Sénat, un colloque sur le thème « Vin, santé, alimentation ».




Vin, Santé et Alimentation discutés au Sénat
(10/10/2002) © La Journée Vinicole

Un colloque consacré au thème “Vin, Santé et Alimentation” sera organisé le 6 novembre au Sénat. Initiée par la commission des Affaires économiques et le groupe d'études Economie agricole et alimentaire du Sénat, cette journée s'inscrit dans le prolongement du rapport du groupe de travail sénatorial sur l'avenir de la filière vitivinicole française (voir le Site Internet) paru l'été dernier. Le Sénat souhaite réunir les acteurs de la filière et un certain nombre de spécialistes de différentes disciplines scientifiques et médicales autour de quatre tables rondes : Art de vivre et évolution des modes de consommation, atouts et handicaps de la filière viticole française, bilan de la recherche scientifique des effets du vin sur la santé et communiquer autrement pour valoriser les bienfaits du vin sur la santé.

Renseignements :
Tel : 01 56 58 51 50




Approche sur l'alimentation
(25/09/2002) © La Journée Vinicole

L'Observatoire Cidil de l'Harmonie Alimentaire a organisé le 25 septembre un symposium sur le thème Alimentation, corps et santé. Les premiers résultats du programme de recherche international intitulé Ocha laissent apparaître que la définition du bien manger diffère selon les pays. La notation des aliments change au-delà des frontières. Ainsi, la viande est mieux notée que le vin. Sur l'échelle du sain, il semble que le vin ait un positionnement intermédiaire. Ce ne sont pas les Français qui le notent le mieux mais les Britanniques. Par ailleurs, les Américains sont ceux qui le notent le moins bien.




Le vin protège contre un deuxième infarctus
(05/09/2002) © La Journée Vinicole

De nouvelles recherches, menées en France, ont montré le rôle spécifique du vin dans la prévention d'un deuxième infarctus. Dans une étude que vient de publier la revue scientifique américaine "Circulation", des chercheurs français de l'Université Joseph Fourier de Grenoble, de l'Inrets de Lyon et du CHU de Rennes ont démontré que des hommes d'un certain âge qui avaient déjà eu un premier infarctus réduisait de 50 % le risque d'en avoir un deuxième en consommant au moins deux verres de vin par jour, par rapport aux abstinents. Le Dr Michel de Lorgeril, qui a déjà réalisé des études dans ce domaine, et ses collègues ont étudié 353 hommes âgés de 40 à 60 ans qui venaient d'avoir un infarctus. Sur les 104 cas de complications cardiaques qui ont survenu au cours de l'année suivante, 36 concernaient des abstinents, 34 des hommes qui consommaient moins de deux verres de vin par jour, 18 ceux qui consommaient environ deux verres et 16 ceux qui consommaient entre quatre et cinq verres. Outre leur consommation de vin, aucun autre facteur ne différenciait les sujets.




Les consommateurs de vin ont un mode de vie plus sain que les autres
(30/07/2002) © La Journée Vinicole

Selon une étude que vient de publier le Journal médical américain "American Journal of Clinical Nutrition", les consommateurs modérés de vin aux Etats-Unis ont un mode de vie plus sain que les non consommateurs ou ceux qui préfèrent d'autres boissons alcoolisées. L'étude a porté sur plus de 4 000 sujets, tous d'anciens étudiants de l'Université de la Caroline du Nord participant à une enquête de longue durée destinée à mettre en lumière les risques cardiovasculaires. Les hommes et les femmes qui buvaient modérément du vin, consommaient également moins de graisses saturées et de cholestérol, fumaient moins, et faisaient plus de sport que ceux qui préféraient la bière ou les spiritueux, ou n'affichaient aucune préférence. En revanche, les abstinents avaient tendance à consommer moins de fruits et légumes, fumer davantage et avoir un mode de vie généralement moins sain, facteurs qui pouvaient expliquer leur état de santé moins bon que celui des consommateurs modérés de vin. Il est à noter cependant, que ces résultats divergent d'avec ceux obtenus dans des pays traditionnellement consommateurs de vin, comme la France, où malgré des facteurs de risque élevés, ceux qui buvaient du vin en modération présentaient des risques de maladies cardiovasculaires moins élevés que les autres populations. Des résultats similaires à ceux de cette étude américaine ont été constatés dans des pays non producteurs de vin, tels que le Danemark, dont le chercheur renommé Morten Gronbaek a d'ailleurs participé à cette étude.




Un colloque au Sénat sur vin et santé
(19/07/2002) © La Journée Vinicole

Dans le cadre de sa réflexion stratégique, présentée récemment dans un rapport, le groupe de travail du Sénat sur l'avenir de la viticulture française organise le 6 novembre prochain un colloque sur le thème vin et santé. Il s'agit du premier colloque de ce genre au Sénat et son objectif sera de présenter les effets bénéfiques du vin sur la santé mais aussi d'essayer de susciter de nouvelles orientations de la politique gouvernementale en matière de santé. "Notre volonté est d'obtenir des améliorations de la Loi Evin ", a expliqué Gérard César, sénateur de la Gironde et rapporteur du groupe de travail. "Nous voulons notamment que cette loi soit moins absolue vis-à-vis du vin et que l'on cesse de confondre alcool-alcoolisme et vin. Nous espérons que ce colloque, auxquels seront invités professionnels et pouvoirs publics, défenseurs et détracteurs des arguments vin et santé, permettra de déboucher sur des amendements de la Loi Evin".




Succès renouvelé pour Toques et Clochers
(28/03/2002) © La Journée Vinicole

Malgré "un climat économique timide et frileux" la 13e édition de Toques et Clochers, qui s'est déroulée les 23 et 24 mars, a connu un "très grand succès" avec une augmentation de 11,25% par rapport à la vente de 2001. Les 106 fûts de chardonnay AOC Limoux ont rapporté la somme de 519 100 euros soit une moyenne de 4897,17 euros par fût. Le contenant le plus cher, un Clocher Pauligne Terroir Océanique, s'est envolé à 6 600 euros. En ce qui concerne les vins de pays rouges de la haute vallée de l'Aude, le prix total des 26 lots est de 172 800 euros, soit une moyenne de 6 646,15 euros.




Vin et Santé : 90 % des Chiliens y croient
(07/02/2002) © La Journée Vinicole

Selon une étude réalisée par la société Corpa, près de 90 % des Chiliens reconnaissent les bienfaits d'une consommation modérée de vin pour la santé. Ce pourcentage a sensiblement augmenté au cours des cinq dernières années : près de 40 % de la population n'avait alors jamais entendu parler des effets bénéfiques du vin sur la santé. L'étude a également fait ressortir l'apparition du concept " antioxydant " dans l'esprit des répondants. En 1997, cette propriété n'avait pas été citée par les personnes interrogées, tandis qu'en 2001 42 % des répondants ont dit en avoir entendu parler. Parmi les bénéfices potentiels du vin, les effets sur les maladies cardiovasculaires ont été cités en premier lieu. Le Chili accueillera en octobre prochain à Santiago, Vinsalud Chile, congrès international sur le vin et la santé. De nombreux scientifiques d'envergure internationale y participeront, parmi lesquels les Dr Serge Renaud, Pierre-Louis Teissedre, Morten Gronbaek, Andrew Waterhouse, Curtis Ellison, Jean-Marc Orgogozo et Joseph Vercauteren.

Renseignements :
Site Internet




Vin et santé : une fédération européenne ?
(14/01/2002) © La Journée Vinicole

Une réunion informelle tenue le 9 janvier à Barcelone, en marge du forum international de la Fivin "Le vin face au 21ème siècle", a confirmé une volonté de fédérer les initiatives nationales visant à promouvoir le vin sous l'aspect de ses bienfaits pour la santé. "Il faut créer à Bruxelles un outil léger fédérant les organismes nationaux existants", a déclaré Joël Castany, président du groupe vins au Copa-Cogeca. "Il faut convaincre la Commission que le budget de
promotion interne doit être dédié à la vulgarisation et la diffusion des recherches". Des actions telles qu'une meilleure communication avec le secteur médical, l'encouragement de sites d'information sur internet et le soutien d'initiatives comme le forum organisé par la Fivin, qui a réuni plusieurs centaines de
représentants professionnels et politiques, feraient partie des objectifs d'un tel dispositif. "Lançons un projet européen, avec des financements européens et convainquons la Commission du bien-fondé de ce type d'initiative, qui ne demande qu'une faible contribution financière et est à préférer à la distillation", a
exhorté Joël Castany à l'occasion de ce congrès.




Vinsalud 2002
(03/12/2001) © La Journée Vinicole

Le congrès international sur le vin et la santé Vinsalud aura lieu du 20 au 23 octobre 2002 à Santiago au Chili. La présence de nombreux intervenants de haut niveau – parmi lesquels Alberto Bertelli, Michel de Lorgeril, Curtis Ellison, Elisabeth Holmgren, Serge Renaud, Arthur Klatsky et Jean-Marc Orgogozo – est d'ores et déjà annoncée.

Renseignements :
Email




Alcohol intake, beverage preference, and risk of hip fracture in men and women. Copenhagen Centre for Prospective Population Studies.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Hoidrup S, Gronbaek M, Gottschau A, Lauritzen JB, Schroll M

Danish Epidemiology Science Centre, Institute of Preventive Medicine, Copenhagen University Hospital.

The authors prospectively studied the association between quantity and type of alcohol intake and risk of hip fracture among 17,868 men and 13,917 women. Analyses were based on pooled data from three population studies conducted in 1964-1992 in Copenhagen, Denmark. During follow-up, 500 first hip fractures were identified in women and 307 in men. A low to moderate weekly alcohol intake (1-27 drinks for men and 1-13 drinks for women) was not associated with hip fracture. Among men, the relative risk of hip fracture gradually increased for those who drank 28 drinks or more per week (relative risk (RR) = 1.75, 95% confidence interval (CI) 1.06-2.89 for 28-41 drinks; RR = 5.28, 95% CI 2.60-10.70 for 70 or more drinks) as compared with abstainers. Women who drank 14-27 drinks per week had an age-adjusted relative risk of hip fracture of 1.44 (95% CI 1.03-2.03), but the association weakened after adjustment for confounders (RR = 1.32, 95% CI 0.92-1.87). The risk of hip fracture differed according to the type of alcohol preferred: preferrers of beer had a higher risk of hip fracture (RR = 1.46, 95% CI 1.11-1.91) than preferrers of other types of alcoholic beverages. The corresponding relative risks for preferrers of wine and spirits were 0.77 (95% CI 0.58-1.03) and 0.82 (95% CI 0.58-1.14), respectively. In conclusion, an alcohol intake within the current European drinking limits does not influence the risk of hip fracture, whereas an alcohol intake of more than 27 drinks per week is a major risk factor for men.

Am J Epidemiol 1999 Jun 1;149(11):993-1001




Heavy drinking, but not moderate or intermediate drinking, increases the risk of intracerebral hemorrhage.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Thrift AG, Donnan GA, McNeil JJ

Department of Epidemiology & Preventive Medicine, Monash Medical School, Alfred Hospital, Prahran, Australia.

An increased risk of intracerebral hemorrhage among heavy consumers of alcohol has been demonstrated in several epidemiologic studies. The effect of moderate or intermediate intakes is, however, unclear. Although several studies provide evidence for a protective effect, this conclusion may be spurious, resulting from the inclusion, within the zero intake (reference) group, of past drinkers who have recently abstained for health reasons. The present study describes the relation between alcohol consumption and intracerebral hemorrhage among 331 case-control pairs recruited in Melbourne, Australia. Heavy drinking was associated with an increased risk of intracerebral hemorrhage (odds ratio (OR) 3.4, 95% confidence interval (CI) = 1.4-8.4). The odds ratio of intracerebral hemorrhage with moderate drinking, when compared with never drinkers, was 0.7, (95% CI = 0.4-1.2) and was 0.6 (95% CI = 0.4-1.0) when compared with nondrinkers (never drinkers plus past drinkers). Wine drinkers were apparently protected from intracerebral hemorrhage (OR 0.5, 95% CI = 0.2-0.9). These results are consistent with the possibility that moderate drinking may confer protection from intracerebral hemorrhage, but this protection may be less than that previously reported.

Epidemiology 1999 May;10(3):307-12




Intake of beer, wine, and spirits and risk of stroke : the copenhagen city heart study.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Truelsen T, Gronbaek M, Schnohr P, Boysen G

Danish Epidemiology Science Center at the Institute of Preventive Medicine, Copenhagen University Hospital; Copenhagen, Email

BACKGROUND and PURPOSE: Alcohol consumption has been associated with a protective effect on risk of ischemic stroke. There may, however, be differences in the effect of beer, wine, and spirits due to properties other than ethanol, a topic that has gained only little attention in stroke research. METHODS: Our analysis was a prospective cohort study of 13 329 eligible men and women, aged 45 to 84 years, participating in the Copenhagen City Heart Study. Information on alcohol habits and a number of socioeconomic and health-related factors was obtained at baseline. During 16 years of follow-up, 833 first-ever strokes occurred. Data were analyzed by means of multiple Poisson regression. RESULTS: We found indications of a U-shaped relation between intake of alcohol and risk of stroke. In analyses adjusted for age, sex, and smoking, intake of wine on a monthly, weekly, or daily basis was associated with a lower risk of stroke compared with no wine intake (monthly: relative risk [RR], 0. 83; 95% CI, 0.69 to 0.98; weekly: RR, 0.59; 95% CI, 0.45 to 0.77; daily: RR, 0.70; 95% CI, 0.46 to 1.00). This effect of wine intake remained after complete adjustment for confounding variables (monthly: RR, 0.84; 95% CI, 0.70 to 1.02; weekly: RR, 0.66; 95% CI, 0.50 to 0.88; daily: RR, 0.68; 95% CI, 0.45 to 1.02). There was no association between intake of beer or spirits on risk of stroke. CONCLUSIONS: The differences in the effects of beer, wine, and spirits on the risk of stroke suggest that compounds in the wine in addition to ethanol are responsible for the protective effect on risk of stroke.

Stroke 1998 Dec;29(12):2467-72




Effects of red wine, tannic acid, or ethanol on glucose tolerance in non-insulin-dependent diabetic patients and on starch digestibility in vitro.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Gin H, Rigalleau V, Caubet O, Masquelier J, Aubertin J

Universite de Bordeaux II, France.

This study examines the effect of moderate intake of red wine, tannic acid, or ethanol during a meal in type 2 diabetic patients and the influence of tannic acid on the digestibility of starch by alpha-amylase. Thirty non-insulin-dependent diabetes mellitus (NIDDM) patients aged 53 +/- 6 years were studied (in vivo study) 10 of whom received red wine (200 mL), 10 tannic acid (150 mg), and 10 ethanol (16 g) with their midday meal (600 calories, 65 g carbohydrate, 20 g lipid, and 34 g protein). All patients were tested on two occasions (water or placebo v wine, alcohol, or tannic acid). The influence of tannic acid (0.25, 0.5, and 1 mg) on the digestibility of starch (100 mg) by alpha-amylase (100 U) was tested in vitro by sequential incubation at 37 degrees C (in vitro study). The maximum glucose excursion after lunch was 2.6 +/- 0.8 mmol/L at 90 minutes (T90) for water and 1.8 +/- 0.9 mmol/L at T90 for red wine taken with the meal. The values at T60 and T90 were significant (P < .01). Comparable results were obtained with tannic acid alone (nonalcoholic component of wine): the maximum glucose excursion after lunch was 2.76 +/- 0.9 mmol/L at T120 for placebo and 1.97 +/- 0.9 mmol/L at T90 for tannic acid (P < .01); no difference in glucose and insulin excursion was observed between water and ethanol. No interaction between tannic acid and starch was observed in the in vitro experiments, although after preincubation of alpha-amylase with tannic acid, digestion was slowed in a dose-dependent manner (6.1 +/- 1.1 minutes for 0.25 mg tannic acid and 13.1 +/- 1.59 minutes for 1 mg tannic acid). Drinking red wine with a meal did not increase blood glucose in NIDDM patients, and led to a slight decrease in some instances. The effect appeared to be mediated by the nonalcoholic compounds in wine such as tannic acid. Ethanol itself had no effect on plasma glucose or insulin levels.

Metabolism 1999 Sep;48(9):1179-83




Type of alcohol and drinking pattern in 56, 970 Danish men and women.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Gronbaek M, Tjonneland A, Johansen D, Stripp C, Overvad K

Danish Epidemiology Science Centre at the Institute of Preventive Medicine, Kommunehospitalet, DK-1399 Copenhagen K, Denmark. Email

OBJECTIVE: To describe drinking patterns among individuals who prefer drinking wine, beer or spirits. DESIGN: Cross-sectional study obtaining detailed information on intake of wine, beer and spirits and on frequency of alcohol intake. Adjustment for gender, age, smoking habits, educational attainment and body mass index. SETTING: Denmark. SUBJECTS: 27, 151 men and 29, 819 women, randomly selected from Copenhagen and Aarhus, Denmark. MAIN OUTCOME MEASURES: Drinking pattern-steady or binge drinking. RESULTS: A vast majority (71%) of both men and women preferred wine or beer. At all levels of total alcohol intake, beer drinkers were most likely to be frequent drinkers. Thus, light drinkers of beer had an odds ratio for being frequent drinkers of 1.97 (95% confidence limits 1.50-2.58) as compared to light drinkers of wine (total alcohol intake 3-30 drinks per month), while people who preferred beer had an odds ratio of 1. 29 (1.19-1.40) compared with wine drinkers in the moderate drinking category (31-134 drinks per month). There were no significant differences in total alcohol intake between individuals preferring different alcoholic beverages. CONCLUSION: If binge drinking is less healthy than steady drinking, the relation between wine intake and coronary heart disease mortality could be subject to negative confounding, since beer drinkers seem to have the most sensible drinking pattern. SPONSORSHIP: Danish Cancer Society and the Danish National Board of Health. European Journal of Clinical Nutrition (2000) 54, 174-176

Eur J Clin Nutr 2000 Feb;54(2):174-6




Intake of flavonoids and risk of dementia.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Commenges D, Scotet V, Renaud S, Jacqmin-Gadda H, Barberger-Gateau P, Dartigues JF

Institut National de la Sante et de la Recherche Medicale U330, Bordeaux, France. Email

[Medline record in process]

It has been postulated that oxidative stress may play a key role in dementia. This is substantiated by the recent discovery of the protective effect of wine. In wine, the flavonoids—powerful antioxidant substances also contained in tea, fruits and vegetables—have been thought to offer such protection. We investigated whether flavonoid intake could be associated with a lower incidence of dementia in a cohort of 1367 subjects above 65 years of age (Paquid). A questionnaire was used to evaluate their intake of flavonoids and subjects were followed-up for 5 years between 1991 and 1996: 66 incident cases of dementia were observed. We estimated the relative risk (RR) of dementia according to tertiles of flavonoid intake using a Cox model. The age-adjusted RR of dementia was 0.55 for the two highest tertiles compared to the lowest (95% CI: 0.34-0.90; p = 0.02). After additional adjustment for gender, education, weight and vitamin C intake, the RR was 0.49 (95% CI: 0.26-0.92; p = 0.04). We conclude that the intake of antioxidant flavonoids is inversely related to the risk of incident dementia.

Eur J Epidemiol 2000 Apr;16(4):357-63




Alcohol intake and the risk of lung cancer: influence of type of alcoholic beverage.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Prescott E, Gronbaek M, Becker U, Sorensen TI

Copenhagen Centre for Prospective Population Studies, Danish Epidemiology Science Centre at the Institute of Preventive Medicine, H:S Kommunehospitalet, Copenhagen University Hospital.

Am J Epidemiol 1999 Mar 1;149(5):463-70




Review of moderate alcohol consumption and reduced risk of coronary heart disease: is the effect due to beer, wine, or spirits.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Rimm EB, Klatsky A, Grobbee D, Stampfer MJ

Department of Nutrition, Harvard School of Public Health, Boston, MA 02115, USA.

BMJ 1996 Mar 23;312(7033):731-6




Alcohol consumption and mortality from all causes, coronary heart disease, and stroke: results from a prospective cohort study of scottish men with 21 years of follow up.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Hart CL, Smith GD, Hole DJ, Hawthorne VM

Department of Public Health, University of Glasgow, Glasgow G12 8RZ.

BMJ 1999 Jun 26;318(7200):1725-9




Intake of beer, wine, and spirits and risk of stroke : the copenhagen city heart study.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Truelsen T, Gronbaek M, Schnohr P, Boysen G

Danish Epidemiology Science Center at the Institute of Preventive Medicine, Copenhagen University Hospital; Copenhagen, Denmark.

information :
Email

Stroke 1998 Dec;29(12):2467-72




Light-to-moderate alcohol consumption and mortality in the Physicians’ Health Study enrollment cohort.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Gaziano JM, Gaziano TA, Glynn RJ, Sesso HD, Ajani UA, Stampfer MJ, Manson JE, Hennekens CH, Buring JE

Department of Medicine, Brigham and Women’s Hospital, Harvard Medical School, Boston, Massachusetts 02215-1204, USA.

information :
Email

J Am Coll Cardiol 2000 Jan;35(1):96-105




Resveratrol, an antioxidant present in red wine, induces apoptosis in human promyelocytic leukemia (HL-60) cells.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Surh YJ, Hurh YJ, Kang JY, Lee E, Kong G, Lee SJ

Laboratory of Biochemistry and Molecular Toxicology, College of Pharmacy, Seoul National University, South Korea.

information :
Email

Cancer Lett 1999 Jun 1;140(1-2):1-10




Alcohol intake, beverage preference, and risk of hip fracture in men and women. Copenhagen Centre for Prospective Population Studies.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Hoidrup S, Gronbaek M, Gottschau A, Lauritzen JB, Schroll M

Danish Epidemiology Science Centre, Institute of Preventive Medicine, Copenhagen University Hospital.

Am J Epidemiol 1999 Jun 1;149(11):993-1001




Resveratrol-induced activation of the mitogen-activated protein kinases, ERK1 and ERK2, in human neuroblastoma SH-SY5Y cells.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Miloso M, Bertelli AA, Nicolini G, Tredici G

Istituto di Anatomia Umana, LITA, Universita degli Studi di Milano, Milan, Italy.

Neurosci Lett 1999 Apr 2;264(1-3):141-4




Heavy drinking, but not moderate or intermediate drinking, increases the risk of intracerebral hemorrhage.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Thrift AG, Donnan GA, McNeil JJ

Department of Epidemiology & Preventive Medicine, Monash Medical School, Alfred Hospital, Prahran, Australia.

Epidemiology 1999 May;10(3):307-12




Type of alcohol and mortality from cardiovascular disease.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Gronbaek M

Danish Epidemiology Science Centre at the Institute of Preventive Medicine, Copenhagen University Hospital, H:S Kommunehospitalet.

Food Chem Toxicol 1999 Sep-Oct;37(9-10):921-4




Chemoprevention of cancer and cardiovascular disease by resveratrol.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Lin JK, Tsai SH

Institute of Biochemistry, College of Medicine, National Taiwan University, Taipei, R.O.C.

Proc Natl Sci Counc Repub China B 1999 Jul;23(3):99-106




Effects of red wine, tannic acid, or ethanol on glucose tolerance in non-insulin-dependent diabetic patients and on starch digestibility in vitro.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Gin H, Rigalleau V, Caubet O, Masquelier J, Aubertin J

Universite de Bordeaux II, France.

Metabolism 1999 Sep;48(9):1179-83




Grape juice, but not orange juice or grapefruit juice, inhibits human platelet aggregation.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Keevil JG, Osman HE, Reed JD, Folts JD

Cardiology Section of Department of Medicine, University of Wisconsin, Madison, WI 53792, USA.

J Nutr 2000 Jan;130(1):53-6




Moderate alcohol intake and lower risk of coronary heart disease: meta-analysis of effects on lipids and haemostatic factors.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Rimm EB, Williams P, Fosher K, Criqui M, Stampfer MJ

Department of Nutrition, Harvard School of Public Health, Boston, MA 02115, USA.

information :
Email

BMJ 1999 Dec 11;319(7224):1523-8




A prospective cohort study on consumption of alcoholic beverages in relation to prostate cancer incidence (The Netherlands).
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Schuurman AG, Goldbohm RA, van den Brandt PA

Department of Epidemiology, Maastricht University, The Netherlands. Agnes.

information :
Email

Cancer Causes Control 1999 Dec;10(6):597-605




Type of alcoholic drink and risk of major coronary heart disease events and all-cause mortality.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Wannamethee SG, Shaper AG

Am J Public Health 1999 May;89(5):685-90




Resveratrol induces Fas signalling-independent apoptosis in THP-1 human monocytic leukaemia cells.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Tsan MF, White JE, Maheshwari JG, Bremner TA, Sacco J

Research and Medical Services, Stratton VA Medical Center, Albany, NY 12208, USA.

Br J Haematol 2000 May;109(2):405-12




Nonalcoholic red wine extract and quercetin inhibit LDL oxidation without affecting plasma antioxidant vitamin and carotenoid concentrations.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Chopra M, Fitzsimons PE, Strain JJ, Thurnham DI, Howard AN

Northern Ireland Center for Diet and Health (NICHE), University of Ulster, Coleraine BT52 1SA, Northern Ireland.

information :
Email

Clin Chem 2000 Aug;46(8 Pt 1):1162-70




Resveratrol, a natural stilbene in grapes and wine, enhances intraphagocytosis in human promonocytes: a co-factor in antiinflammatory and anticancer chemopreventive activity.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Bertelli AA, Ferrara F, Diana G, Fulgenzi A, Corsi M, Ponti W, Ferrero ME, Bertelli A

Institute of Human Anatomy, Faculty of Medicine, University of Milan, Italy.

information :
MariaElena.
Email

Int J Tissue React 1999;21(4):93-104




Smoking, type of alcoholic beverage and squamous-cell oesophageal cancer in northern Italy.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Zambon P, Talamini R, La Vecchia C, Dal Maso L, Negri E, Tognazzo S, Simonato L, Franceschi S

Servizio di Epidemiologia dei Tumori, Registro Tumori del Veneto, Padua, Italy.

Int J Cancer 2000 Apr 1;86(1):144-9




Type of alcohol and drinking pattern in 56, 970 Danish men and women.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Gronbaek M, Tjonneland A, Johansen D, Stripp C, Overvad K

Danish Epidemiology Science Centre at the Institute of Preventive Medicine, Kommunehospitalet, DK-1399 Copenhagen

information :
K, Denmark.
Email

Eur J Clin Nutr 2000 Feb;54(2):174-6




Effect of alcohol intake on bone mineral density in elderly women: The EPIDOS Study. Epidemiologie de l’Osteoporose.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Ganry O, Baudoin C, Fardellone P

Service d’Information Medicale et d’Epidemiologie, CHU Hopital Nord, Amiens, France.

Am J Epidemiol 2000 Apr 15;151(8):773-80




Red wine intake prevents nuclear factor-kappaB activation in peripheral blood mononuclear cells of healthy volunteers during postprandial lipemia.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Blanco-Colio LM, Valderrama M, Alvarez-Sala LA, Bustos C, Ortego M, Hernandez-Presa MA, Cancelas P, Gomez-Gerique J, Millan J, Egido J

Research Laboratory, Instituto de Investigacion Medica, Fundacion Jimenez Diaz, Universidad Autonoma de Madrid, Spain.

Circulation 2000 Aug 29;102(9):1020-6




Intake of flavonoids and risk of dementia.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Commenges D, Scotet V, Renaud S, Jacqmin-Gadda H, Barberger-Gateau P, Dartigues JF

Institut National de la Sante et de la Recherche Medicale U330, Bordeaux, France.

Renseignements :
Email

Eur J Epidemiol 2000 Apr;16(4):357-63




Anti-proliferative effect of resveratrol, a natural component of grapes and wine, on human colonic cancer cells.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Schneider Y, Vincent F, Duranton B, Badolo L, Gosse F, Bergmann C, Seiler N, Raul F

ULP/CJF INSERM 95-09, Laboratory of Metabolic and Nutritional Control in Digestive Oncology, IRCAD, 1 Place de l’Hopital, 67091, Strasbourg, France

Cancer Lett 2000 Sep 29;158(1):85-91




Potent inhibitory action of red wine polyphenols on human breast cancer cells.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Damianaki A, Bakogeorgou E, Kampa M, Notas G, Hatzoglou A, Panagiotou S, Gemetzi C, Kouroumalis E, Martin PM, Castanas E

Laboratory of Experimental Endocrinology, University of Crete, School of Medicine and University Hospital, Heraklion, Greece.

J Cell Biochem 2000 Jun 6;78(3):429-41




Inhibitory effect of resveratrol on the proliferation of human and rat hepatic derived cell lines.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Delmas D, Jannin B, Malki MC, Latruffe N

LBMC, Molecular and Cellular Laboratory, University of Burgundy, 21000 Dijon, France.

Oncol Rep 2000 Jul-Aug;7(4):847-52




Anti-tumor effect of methanol extracts from red and white wines.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Kamei H, Hashimoto Y, Koide T, Kojima T, Hasegawa M

Department of Surgery, Aichi-Gakuin University Hospital, Nagoya, Japan.

information :
Email

Cancer Biother Radiopharm 1998 Dec;13(6):447-52




Beverage-specific alcohol consumption and cirrhosis mortality in a group of English-speaking beer-drinking countries.
(25/04/2001) © La Journée Vinicole

Kerr WC, Fillmore KM, Marvy P

University of California-San Francisco, Laurel Heights 94143-0612, USA.

Addiction 2000 Mar;95(3):339-46




La quercétine : un composé anti-cancer potentiel
(29/03/2001) © La Journée Vinicole

Une étude américaine, publiée ce mois-ci dans le journal “Carcinogenesis”, a montré que le composé phénolique quercétine inhibe l’expression et la fonction d’un récepteur d’androgène dans des cellules cancéreuses de la prostate. Ce récepteur est impliqué dans l’initiation et la progression de ce cancer. Les chercheurs de Rochester aux Etats-Unis ont donc évalué l’impact de différents composés afin d’en trouver qui soient capables d’atténuer la fonction du récepteur. Ils ont conclu que la quercétine peut remplir ce rôle et devenir ainsi un agent chimio-protecteur et/ou chimio-thérapeutique contre ce type de cancer.




Les professionnels sud-africains financent des recherches sur alcool et santé
(28/01/2001) © La Journée Vinicole

L’organisme professionnel sud-africain Winetech va financer des recherches sur les effets bénéfiques d’une consommation modérée de vin sur le coeur. Des travaux scientifiques réalisés au cours des trois dernières années ont montré que l’alcool pourrait permettre à ce muscle de résister plus facilement à un infarctus. Dr James Meiring du Hatter Institute for Cardiology Research à l’Université de Cape Town poursuivra ses études sur le sujet grâce à ce financement professionnel. Pour le Dr Michael Sack, chef de service, “comprendre les mécanismes à l’origine de l’effet protecteur d’une consommation modérée de vin sur le coeur pourrait encourager les médecins à faire davantage confiance aux résultats des études épidémiologiques publiées sur le sujet”.




Remise en cause du paradoxe français ?
(24/01/2001) © La Journée Vinicole

Un article paru le 23 janvier dans la revue scientifique américaine “Circulation” publiée par l’American Heart Association recommande aux médecins de conseiller à leurs patients d’autres méthodes que la consommation de vin pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires. Malgré une documentation scientifique abondante sur les bénéfices potentiels d’une consommation modérée de vin dans la réduction du risque de ces maladies, les auteurs estiment “qu’il n’existe aucune preuve scientifique que boire du vin ou tout autre boisson alcoolisée puisse remplacer des moyens conventionnels efficaces”. Ils considèrent que les bénéfices constatés dans des régions où l’on consomme traditionnellement du vin sont essentiellement à mettre sur le compte d’une alimentation riche en fruits et légumes ou en poisson. Serait-ce là un signe de plus d’une remontée en puissance des discours anti-alcooliques aux Etats-Unis, susceptible -de par la portée des recommandations émanant de l’AHA- de faire évoluer des politiques de santé, non seulement outre-Atlantique mais aussi dans d’autres pays ? Quoi qu’il en soit, la filière rejoint ces recommandations dans le sens où elle considère le vin comme partie intégrante de l’alimentation, et non comme la panacée, à elle seule, des grandes maladies de notre époque.




Smoking and alcohol intake as risk factors for bleeding and perforated peptic ulcers: a population-based cohort study.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Andersen IB, Jorgensen T, Bonnevie O, Gronbaek M, Sorensen TI

Copenhagen Centre for Prospective Population Studies, Danish Epidemiology Science Centre, Copenhagen University Hospital, Denmark.

Epidemiology 2000 Jul;11(4):434-9




Chemopreventive properties of trans-resveratrol are associated with inhibition of activation of the IkappaB kinase.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Holmes-McNary M, Baldwin AS Jr Lineberger

Comprehensive Cancer Center, University of North Carolina at Chapel Hill, 27599-7295, USA.

Cancer Res 2000 Jul 1;60(13):3477-83




Effect of alcohol intake on bone mineral density in elderly women : The EPIDOS Study.Epidemiologie de l’Osteoporose.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Ganry O, Baudoin C, Fardellone P

Service d’Information Medicale et d’Epidemiologie, CHU Hopital Nord, Amiens, France.

To study potential associations between alcohol consumption and bone mineral density in women aged 75 years or older, the authors analyzed 7,598 ambulatory women (mean age, 79.9 years; standard deviation, 3.8 years) recruited at five centers in France between 1992 and 1994. The current alcohol intake was assessed using a self-questionnaire. Bone mineral density was measured by dual-photon X-ray absorptiometry of the proximal femur and total body and adjusted for age, weight, and height (Z score). Compared with nonusers, women who drank 11-29 g of alcohol per day (g/day) had higher bone mineral density values at the trochanteric site (p = 0.0017). Neither 1-10 g/day nor >30 g/day users had increased bone mineral density levels. These results were unrelated to estrogen replacement therapy use, dietary calcium intake, current smoking status, usual physical activity, educational attainment, household monthly income, and general health status. Alcohol intake was not associated with bone mineral density at the femoral neck. Total body bone mineral density was lower in subjects with alcohol intakes >30 g/day (p = 0.047). Our data suggest that moderate drinking (e.g., 1-3 glasses of wine per day) is associated with an increase in trochanteric bone mineral density in elderly ambulatory women. However, higher intakes may have detrimental effects on bone mass.

Am J Epidemiol 2000 Apr 15;151(8):773-80




Smoking and alcohol intake as risk factors for bleeding and perforated peptic ulcers: a population-based cohort study.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Andersen IB, Jorgensen T, Bonnevie O, Gronbaek M, Sorensen TI

Copenhagen Centre for Prospective Population Studies, Danish Epidemiology Science Centre, Copenhagen University Hospital, Denmark.

Both the incidence of and mortality from bleeding and perforated peptic ulcers are increasing. We assessed the association between smoking, intake of alcohol (including type of alcoholic beverage), and risk of a complicated peptic ulcer in a population-based study of 26,518 Danish subjects followed up for an average of 13.4 years. There were 214 cases of incident bleeding and 107 cases with perforated ulcers. We estimated relative risks (RRs) for incident bleeding and perforated peptic ulcers using Poisson regression analysis. Smoking more than 15 cigarettes per day compared with never smoking increased the risk of a perforated ulcer more than threefold [RR = 3.5; 95% confidence interval (CI) = 1.7-7.1)]. Drinking more than 42 drinks per week increased the risk of a bleeding ulcer fourfold (RR = 4.4; 95% CI = 2.3-8.3) compared with drinking less than one drink per week. Using the same comparison group, subjects who drank more than 21 drinks per week but no wine were at a higher risk of a bleeding ulcer (RR = 8.8; 95% CI = 2.2-35) than drinkers of the same amount of alcohol, but with more than 25% of their intake as wine (RR = 2.4; 95% CI = 1.0-6.0).

Epidemiology 2000 Jul;11(4):434-9




Beverage-specific alcohol consumption and cirrhosis mortality in a group of English-speaking beer-drinking countries.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Kerr WC, Fillmore KM, Marvy P

University of California-San Francisco, Laurel Heights 94143-0612, USA.

AIMS: To compare beverage-specific per capita consumption and total alcohol consumption’s associations with cirrhosis mortality rates in multiple countries. DESIGN: Pooled cross-sectional time-series analysis. SETTING: Australia, Canada, New Zealand, the United Kingdom and the United States during the years 1953-1993. MEASUREMENTS: National level data on per capita total alcohol, beer, wine and spirits consumption and standardized all-cause cirrhosis mortality rates. FINDINGS: Significant associations with cirrhosis mortality are found for both total ethanol and spirits. Spirits consumption is found to make up the majority of the effect of alcoholic beverage consumption on cirrhosis mortality and the model including only spirits is found to fit the data at least as well as the model including only total ethanol consumption. The lag relationship between all alcohol types and cirrhosis is found to be short with only present and 1 year’s lagged consumption having significant associations. CONCLUSIONS: Spirits consumption rather than beer or wine is associated with cirrhosis mortality in this group of primarily beer-drinking countries. This finding offers important clues to understanding the drinking behaviors associated with cirrhosis mortality on the individual level.

Addiction 2000 Mar;95(3):339-46




Alcohol intake and the risk of lung cancer: influence of type of alcoholic beverage.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Prescott E, Gronbaek M, Becker U, Sorensen TI

Copenhagen Centre for Prospective Population Studies, Danish Epidemiology Science Centre at the Institute of Preventive Medicine, H:S Kommunehospitalet, Copenhagen University Hospital.

Alcohol consumption has been associated with an increased risk of lung cancer, but the antioxidants in wine may, in theory, provide protection. This association was studied in 28,160 men and women subjects from three prospective studies conducted in 1964-1992 in Copenhagen, Denmark. After adjustment for age, smoking, and education, a low to moderate alcohol intake (1-20 drinks per week) was not associated with an increased risk of lung cancer. Men who consumed 21-41 and more than 41 drinks per week had relative risks of 1.23 (95% confidence interval (CI) 0.88-1.74) and 1.57 (95% CI 1.06-2.33), respectively. The risk of lung cancer differed according to the type of alcohol consumed: After abstainers were excluded, drinkers of 1-13 and more than 13 glasses of wine per week had relative risks of 0.78 (95% CI 0.63-0.97) and 0.44 (95% CI 0.22-0.86), respectively, as compared with nondrinkers of wine (p for trend = 0.002). Corresponding relative risks for beer intake were 1.09 (95% CI 0.83-1.43) and 1.36 (95% CI 1.02-1.82), respectively (p for trend = 0.01); for spirits, they were 1.21 (95% CI 0.97-1.50) and 1.46 (95% CI 0.99-2.14), respectively (p for trend = 0.02). In women, the ability to detect associations with high alcohol intake and type of beverage was limited because of a limited range of alcohol intake. The authors concluded that in men, a high consumption of beer and spirits is associated with an increased risk of lung cancer, whereas wine intake may protect against the development of lung cancer.

Am J Epidemiol 1999 Mar 1;149(5):463-70




Resveratrol, an antioxidant present in red wine, induces apoptosis in human promyelocytic leukemia (HL-60) cells.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Surh YJ, Hurh YJ, Kang JY, Lee E, Kong G, Lee SJ

Laboratory of Biochemistry and Molecular Toxicology, College of Pharmacy, Seoul National University, South Korea. surh@plaza.snu.ac.kr

Resveratrol, a triphenolic stilbene present in grapes and other plants, has striking antioxidant and anti-inflammatory activities which have been considered to be responsible for the beneficial effects of red wine consumption on coronary heart disease. Recent studies reveal that resveratrol can inhibit each step of multistage carcinogenesis. However, the molecular mechanisms underlying anti-tumorigenic or chemopreventive activities of this phytochemical remain largely unknown. In the present work, we have found that resveratrol reduces viability and DNA synthesis capability of cultured human promyelocytic leukemia (HL-60) cells. The growth inhibitory and antiproliferative properties of resveratrol appear to be attributable to its induction of apoptotic cell death as determined by morphological and ultrastructural changes, internucleosomal DNA fragmentation, and increased proportion of the subdiploid cell population. Resveratrol treatment resulted in a gradual decrease in the expression of anti-apoptotic Bcl-2. These results, together with previous findings, suggest the cancer therapeutic as well as chemopreventive potential of resveratrol.

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Cancer Lett 1999 Jun 1;140(1-2):1-10




Chemoprevention of cancer and cardiovascular disease by resveratrol.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Lin JK, Tsai SH

Institute of Biochemistry, College of Medicine, National Taiwan University, Taipei, R.O.C.

Resveratrol (trans-3,4’,5-trihydroxystibene) is a phytopolyphenol isolated from the seeds and skins of grapes. Recent studies indicate that resveratrol can block the process of multistep carcinogenesis, namely, tumor initiation, promotion and progression. Resveratrol can also reduce the risk of cardiovascular disease in man. The molecular mechanisms of resveratrol in chemoprevention of cancer and cardiovascular disease are interesting and under intensive investigation. Resveratrol was found to strongly inhibit nitric oxide (NO) generation in activated macrophages, as measured by the amount of nitrite released into the culture medium, and resveratrol strongly reduced the amount of cytosolic inducible nitric oxide synthase (iNOS) protein. The activation of nuclear factor kappa B (NF kappa B) induced by lipopolysaccharide (LPS) was inhibited by resveratrol. The phosphorylation and degradation of nuclear factor inhibitor kappa B alpha (I kappa B alpha) were inhibited by resveratrol simultaneously. Reactive oxygen species (ROS) are regarded as having carcinogenic potential and have been associated with tumor promotion. Resveratrol may act as a reactive oxygen species scavenger to suppress tumor development. In addition, resveratrol may block multistep carcinogenesis through mitotic signal transduction blockade. Reactive oxygen species are pivotal factors in the genesis of heart disease. Meanwhile, efficient endogenous antioxidants, including superoxide dismutase (SOD), glutathione peroxidase (GSHPx), and catalase, are present in tissues. A fine balance between reactive oxygen species and endogenous antioxidants is believed to exist. Any disturbance of this balance in favor of reactive oxygen species causes an increase in oxidative stress and initiates subcellular changes, leading to cardiomyopathy and heart failure. The experimental results indicate that exogenous antioxidant resveratrol is of value in chemopreventing the development of heart disease. It is urgent that more efforts be made to investigate newer therapies employing antioxidants for the chemoprevention of cardiovascular disease and cancer.

Proc Natl Sci Counc Repub China B 1999 Jul;23(3):99-106




A prospective cohort study on consumption of alcoholic beverages in relation to prostate cancer incidence (The Netherlands).
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Schuurman AG, Goldbohm RA, van den Brandt PA

Department of Epidemiology, Maastricht University, The Netherlands. Agnes.Schuurman@hag.unimaas.nl

OBJECTIVES: To examine alcohol consumption in relation to prostate cancer incidence in the Netherlands Cohort Study. METHODS: At baseline in 1986, 58,279 men aged 55-69 years completed a self-administered questionnaire on diet, consumption of alcoholic beverages and other risk factors for cancer. For data processing and analyses the case-cohort approach was used. After 6.3 years of follow-up, 680 incident primary prostate cancer cases were available for analysis. RESULTS: In multivariate analyses adjusted for age, socioeconomic status and family history of prostate cancer, no association between total alcohol consumption, alcohol intake from beer and liquor and prostate cancer risk was found. Increased associations were found for alcohol from white wine and fortified wines compared to nondrinkers, but not for red wine. The RRs (95% CI) in the intake category of > or = 15 g/day were 3.3 (1.2-9.2) and 2.3 (1.2-4.7), respectively, after additional adjustment for total alcohol intake. There was, however, no significant trend in risk. Alcohol intake was more strongly related with localized than with advanced prostate tumors. CONCLUSION: Our results do not support an important role for alcohol in prostate cancer etiology. Nevertheless, for specific types of alcoholic beverages, particularly wines, a positive association was suggested which needs examination in further studies.

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Cancer Causes Control 1999 Dec;10(6):597-605




Smoking, type of alcoholic beverage and squamous-cell oesophageal cancer in northern Italy.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Zambon P, Talamini R, La Vecchia C, Dal Maso L, Negri E, Tognazzo S, Simonato L, Franceschi S

Servizio di Epidemiologia dei Tumori, Registro Tumori del Veneto, Padua, Italy.

Between 1992 and 1997, we conducted a case-control study of oesophageal cancer in 3 areas of northern Italy. Cases were 275 men, ages 39-77 years (median age 60), with a first incident squamous-cell carcinoma of the oesophagus. Controls were 593 men, ages 36-77 years (median age 60) admitted for acute illnesses, unrelated to tobacco and alcohol, to major hospitals of the areas under surveillance. Number of daily cigarettes was strongly associated with risk [odds ratio (OR) for > or =25 cigarettes/day = 7.0)]. Long-duration smoking showed particularly elevated ORs (OR = 6.4 for > or =35 years), and excess risk declined after smoking cessation (OR = 1.5 after > or = 10 years). Oesophageal cancer risk steeply rose with increasing level of alcohol consumption. ORs were 6.2 for 35-55 drinks and 24.5 for 84 drinks or more per week. No trend in risk emerged for duration of alcohol drinking or age at start of drinking. The risk in the highest joint level of alcohol drinking and current smoking was increased 130 folds (i.e., compatible with a multiplicative model). Excess risk in drinkers chiefly derived from wine. In conclusion, alcohol drinking and cigarette smoking were both important, but the roles of dose and duration of exposure differed. The association with alcohol was stronger than the one with smoking by exposure intensity, but apparently unaffected by duration or other temporal variables.

Int J Cancer 2000 Apr 1;86(1):144-9




Resveratrol induces Fas signalling-independent apoptosis in THP-1 human
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Tsan MF, White JE, Maheshwari JG, Bremner TA, Sacco J

Research and Medical Services, Stratton VA Medical Center, Albany, NY 12208, USA.

Resveratrol, a natural product present in wine, has recently been shown to inhibit the growth of a number of cancer cell lines in vitro. In the current study, we have demonstrated that resveratrol inhibits the growth of THP-1 human monocytic leukaemia cells in a dose-dependent manner with a median effective dose of 12 microM. It did not induce differentiation of THP-1 cells and had no toxic effect on THP-1 cells that had been induced to differentiate into monocytes/macrophages by phorbol myristate acetate. A significant fraction of resveratrol-treated cells underwent apoptosis as judged by flow cytometric analysis of DNA content, DNA fragmentation and caspase-specific cleavage of poly(ADP-ribosyl) polymerase. Resveratrol treatment had no effect on the expression of Fas receptor or Fas ligand (FasL) in THP-1 cells, nor did it induce clustering of Fas receptors. In addition, THP-1 cells were resistant to activating anti-Fas antibody, and neutralizing anti-Fas and/or anti-FasL antibodies had no protective effect against resveratrol-induced inhibition of THP-1 cell growth. The effect of resveratrol on THP-1 cells was reversible after its removal from the culture medium. These results suggest that (1) resveratrol inhibits the growth of THP-1 cells, at least in part, by inducing apoptosis, (2) resveratrol-induced apoptosis of THP-1 cells is independent of the Fas/FasL signalling pathway and (3) resveratrol does not induce differentation of THP-1 cells and has no toxic effect on differentiated THP-1 cells. Thus, resveratrol may be a potential chemotherapeutic agent for the control of acute monocytic leukaemia.

Br J Haematol 2000 May;109(2):405-12




Anti-proliferative effect of resveratrol, a natural component of grapes and wine, on human colonic cancer cells.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Schneider Y, Vincent F, Duranton B, Badolo L, Gosse F, Bergmann C, Seiler N, Raul F

ULP/CJF INSERM 95-09, Laboratory of Metabolic and Nutritional Control in Digestive Oncology, IRCAD, 1 Place de l’Hopital, 67091, Strasbourg, France

Resveratrol, a natural polyphenolic phytoalexine present in grapes and wines, has been reported to exert a variety of important pharmacological effects. We investigated the effects of resveratrol on the growth and polyamine metabolism of CaCo-2 human colon cancer cells. Treatment of the CaCo-2 cells with 25 muM resveratrol caused a 70% growth inhibition. The cells accumulated at the S/G2 phase transition of the cell cycle. No signs of cytotoxicity or apoptosis were detected. Resveratrol caused a significant decrease of ornithine decarboxylase (ODC) activity, a key enzyme of polyamine biosynthesis, which is enhanced in cancer growth. ODC inhibition resulted in the reduction of the intracellular putrescine content, indicating that polyamines might represent one of several targets involved in the anti-proliferative effects of resveratrol.

Cancer Lett 2000 Sep 29;158(1):85-91




Resveratrol, a natural stilbene in grapes and wine, enhances intraphagocytosis in human promonocytes: a co-factor in antiinflammatory and anticancer chemopreventive activity.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Bertelli AA, Ferrara F, Diana G, Fulgenzi A, Corsi M, Ponti W, Ferrero ME, Bertelli A

Institute of Human Anatomy, Faculty of Medicine, University of Milan, Italy. MariaElena.Ferrero@unimi.it

Trans-resveratrol, a natural stilbene present in wine and grapes, has been studied mainly for its antiinflammatory and anticancer activities. In this study the activity of resveratrol on proliferative immunological parameters (differentiation, apoptosis, phagocytosis and intracellular killing) was studied using a U937 human promonocytic cell line in comparison with another polyphenol, quercetin. After incubation of the pathogen, Candida albicans, intracellular killing by macrophage-like cells was decreased by quercetin and resveratrol 10 microM but was enhanced by resveratrol 1 microM after 20 h of treatment. Phagocytosis rate, expressed as phagocytosis frequency, (i.e., percentage number of phagocytosing cells/total cells) at 20 h was highest with resveratrol 10 microM and was higher with quercetin 10 microM than with resveratrol 1 microM. The phagocytosis index exhibited the same trend. While both polyphenols demonstrated cytostatic activity on U937 growth, a prointraphagocytic effect for resveratrol 10 microM-treated cells at 10 min, resveratrol 1 microM-treated cells at 20 h and resveratrol 10 microM-treated cells at 48 h was observed. Morphological examination with optic microscopy demonstrated both apoptotic and differentiating cells, even after 10 min treatment. Resveratrol-induced apoptosis (following 4 h treatment) was confirmed by flow cytometry at concentrations as low as 1 microM and 100 nM in the assay for detection of membrane phosphatidylserine. Resveratrol- or quercetin-treated, but unstimulated cells, did not produce tumor necrosis factor-alpha protein. As phosphatidylserine externalization triggers specific recognition by monocytes and macrophages, removal of intact apoptotic cells is important a) in cell population selection and differentiation for antiblastic therapy, and b) in preventing the release of toxic inflammatory substances such as reactive oxygen substances and proteolytic enzymes by dying cells. This observation suggests that wine polyphenols, at the same concentrations as those found in plasma after moderate wine consumption, are important cofactors in antiinfective, antiinflammatory and anticancer nonspecific immune reactions.

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Int J Tissue React 1999;21(4):93-104




Anti-tumor effect of methanol extracts from red and white wines.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Kamei H, Hashimoto Y, Koide T, Kojima T, Hasegawa M

Department of Surgery, Aichi-Gakuin University Hospital, Nagoya, Japan. kamei@dpc.aichi-gakuin.ac.jp

Crude methanol extracts of red and white wines were added to diethyl ether in order to divide them into the anthocyanin fraction (insoluble in diethyl ether) and fractions containing other flavonoids and their derivatives (soluble in diethyl ether). However, the white wine did not contain anthocyanins (all of the methanol extract was soluble in diethyl ether). When HCT-15 cells, derived from human colon cancer or AGS cells, derived from human gastric cancer, were cultured with these fractions, the anthocyanin fraction from the red wine and the non-anthocyanic substances extracted from red and white wines suppressed the growth of the cells, and the suppression rate by the anthocyanin fraction was significantly higher than that of the other fractions. Thin-layer chromatographic analysis revealed mostly delphinidin in the anthocyanin fraction. The other fractions contained mostly flavonoids and their derivatives. The sugars in all fractions were mainly glucose, fucose, and fructose. Flow cytometric study suggested that the anthocyanin fraction blocked mostly S, G2, and M phase, and the non-anthocyanic flavonoids also blocked these phases, although the histographic pattern varied depending on the fractions. Methanol insoluble but water soluble fractions (mostly free sugars) of red and white wines did not show such suppressive effects.

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Cancer Biother Radiopharm 1998 Dec;13(6):447-52




Inhibitory effect of resveratrol on the proliferation of human and rat hepatic derived cell lines.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Delmas D, Jannin B, Malki MC, Latruffe N

LBMC, Molecular and Cellular Laboratory, University of Burgundy, 21000 Dijon, France.

Resveratrol is a polyphenolic compound especially produced by grapevine and consequently found in wine. Based on epidemiological studies resveratrol may act as a cancer chemopreventive compound. The ability of resveratrol to inhibit cell proliferation was studied in rat hepatoma Fao cell line and human hepatoblastoma HepG2 cell line. The results show that resveratrol strongly inhibits cell proliferation at the micromolar range in a time- and dose-dependent manner. Concentrations higher than 50 &mgr;M become toxic. Fao cells are more sensitive than HepG2 cells. Interestingly, the presence of ethanol lowers the threshold of resveratrol effect. Resveratrol appears to prevent or to delay the entry to mitosis since no inhibition of [3H]thymidine incorporation is observed, while there is an increase of cell number in S and G2/M phases. In conclusion, resveratrol shows a strong inhibition of hepatic cell proliferation where alcohol may act as an enhancing agent.

Oncol Rep 2000 Jul-Aug;7(4):847-52




Chemopreventive properties of trans-resveratrol are associated with inhibition of activation of the IkappaB kinase.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Holmes-McNary M, Baldwin AS Jr

Lineberger Comprehensive Cancer Center, University of North Carolina at Chapel Hill, 27599-7295, USA.

Trans-Resveratrol (Res), a phytoalexin found at high levels in grapes and in grape products such as red wine, has been shown to have anti-inflammatory and antioncogenic properties. Because the transcription factor nuclear factor kappaB (NF-kappaB) is involved in inflammatory diseases and oncogenesis, we tested whether Res could modulate NF-kappaB activity. Res was shown to be a potent inhibitor of both NF-kappaB activation and NF-kappaB-dependent gene expression through its ability to inhibit IkappaB kinase activity, the key regulator in NF-kappaB activation, likely by inhibiting an upstream signaling component. In addition, Res blocked the expression of mRNA-encoding monocyte chemoattractant protein-1, a NF-kappaB-regulated gene. Relative to cancer chemopreventive properties, Res induced apoptosis in fibroblasts after the induced expression of oncogenic H-Ras. Thus, Res is likely to function by inhibiting inflammatory and oncogenic diseases, at least in part, through the inhibition of NF-kappaB activation by blocking IkappaB kinase activity. These data may also explain aspects of the so-called "French paradox" that is associated with reduced mortality from coronary heart disease and certain cancers and provide a molecular rationale for the role of a potent chemopreventive compound in blocking the initiation of inflammation and oncogenesis.

Cancer Res 2000 Jul 1;60(13):3477-83




Potent inhibitory action of red wine polyphenols on human breast cancer cells.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Damianaki A, Bakogeorgou E, Kampa M, Notas G, Hatzoglou A, Panagiotou S, Gemetzi C, Kouroumalis E, Martin PM, Castanas E

Laboratory of Experimental Endocrinology, University of Crete, School of Medicine and University Hospital, Heraklion, Greece.

Breast cancer (one of the most common malignancy in Western societies), as well as esophagus, stomach, lung, bladder, and prostate cancer, depend on environmental factors and diet for growth and evolution. Dietary micronutriments have been proposed as effective inhibitory agents for cancer initiation, progression, and incidence. Among them, polyphenols, present in different foods and beverages, have retained attention in recent years. Red wine is a rich source of polyphenols, and their antioxidant and tumor arresting effects have been demonstrated in different in vitro and in vivo systems. In the present study, we have measured the antiproliferative effect of red wine concentrate, its total polyphenolic pool, and purified catechin, epicatechin, quercetin, and resveratrol, which account for more than 70% of the total polyphenols in red wine, on the proliferation of hormone sensitive (MCF7, T47D) and resistant (MDA-MB-231) breast cancer cell lines. Our results indicate that polyphenols, at the picomolar or the nanomolar range, decrease cell proliferation in a dose- and a time-dependant manner. In hormone sensitive cell lines, a specific interaction of each polyphenol with steroid receptors was observed, with IC(50)s lower than previously described. Interaction of polyphenols with steroid receptors cannot fully explain their inhibitory effect on cell proliferation. In addition, discrete antioxidant action on each cell line was detected under the same concentrations, both by modifying the toxic effect of H(2)O(2), and the production of reactive oxygen species (ROS), after phorbol ester stimulation. Our results suggest that low concentrations of polyphenols, and consecutively, consumption of wine, or other polyphenol-rich foods and beverages, could have a beneficial antiproliferative effect on breast cancer cell growth.

J Cell Biochem 2000 Jun 6;78(3):429-41




Review of moderate alcohol consumption and reduced risk of coronary heart disease: is the effect due to beer, wine, or spirits.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Rimm EB, Klatsky A, Grobbee D, Stampfer MJ

Department of Nutrition, Harvard School of Public Health, Boston, MA 02115, USA.

OBJECTIVES: To review the effect of specific types of alcoholic drink on coronary risk. DESIGN: Systematic review of ecological, case-control, and cohort studies in which specific associations were available for consumption of beer, wine, and spirits and risk of coronary heart disease. SUBJECTS: 12 ecological, three case-control, and 10 separate prospective cohort studies. MAIN OUTCOME MEASURES: Alcohol consumption and relative risk of morbidity and mortality from coronary heart disease. RESULTS: Most ecological studies suggested that wine was more effective in reducing risk of mortality from heart disease than beer or spirits. Taken together, the three case-control studies did not suggest that one type of drink was more cardioprotective than the others. Of the 10 prospective cohort studies, four found a significant inverse association between risk of heart disease and moderate wine drinking, four found an association for beer, and four for spirits. CONCLUSIONS: Results from observational studies, where alcohol consumption can be linked directly to an individual’s risk of coronary heart disease, provide strong evidence that all alcoholic drinks are linked with lower risk. Thus, a substantial portion of the benefit is from alcohol rather than other components of each type of drink.

BMJ 1996 Mar 23;312(7033):731-6




Type of alcoholic drink and risk of major coronary heart disease events and all-cause mortality.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Wannamethee SG, Shaper AG

Department of Primary Care and Population Sciences, Royal Free Hospital School of Medicine, London, England.

OBJECTIVES: This study examined the effects of beer, spirits, and wine drinking on coronary heart disease (CHD) events (fatal and nonfatal) and all-cause mortality. METHODS: Men aged 40 to 59 years (n = 7735) were drawn at random from one general practice in each of 24 British towns and followed up for an average of 16.8 years. RESULTS: Regular drinkers showed a significantly lower relative risk of CHD, but no all-cause mortality, than occasional drinkers, even after adjustment for potential confounders. The benefit for CHD of regular drinking was seen within both beer drinkers and spirit drinkers but not among men who reported wine drinking. However, all men who reported wine drinking (both occasional and regular) showed significantly lower age-adjusted risks of CHD and all-cause mortality than men drinking beer or spirits; beer and spirit drinkers showed similar risks. CONCLUSIONS: The findings suggest that regular intake of all alcoholic drinks is associated with a lower risk of CHD, but not all-cause mortality, than occasional drinking. A large part, but not all, of the greater benefit seen in wine drinkers relative to other drinkers can be attributed to advantageous lifestyle characteristics (e.g., low rates of smoking and obesity).

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Am J Public Health 1999 May;89(5):685-90




Chemoprevention of cancer and cardiovascular disease by resveratrol.
(08/01/2001) © La Journée Vinicole

Lin JK, Tsai SH

Institute of Biochemistry, College of Medicine, National Taiwan University, Taipei, R.O.C.

Resveratrol (trans-3,4’,5-trihydroxystibene) is a phytopolyphenol isolated from the seeds and skins of grapes. Recent studies indicate that resveratrol can block the process of multistep carcinogenesis, namely, tumor initiation, promotion and progression. Resveratrol can also reduce the risk of cardiovascular disease in man. The molecular mechanisms of resveratrol in chemoprevention of cancer and cardiovascular disease are interesting and under intensive investigation. Resveratrol was found to strongly inhibit nitric oxide (NO) generation in activated macrophages, as measured by the amount of nitrite released into the culture medium, and resveratrol strongly reduced the amount of cytosolic inducible nitric oxide synthase (iNOS) protein. The activation of nuclear factor kappa B (NF kappa B) induced by lipopolysaccharide (LPS) was inhibited by resveratrol. The phosphorylation and degradation of nuclear factor inhibitor kappa B alpha (I kappa B alpha) were inhibited by resveratrol simultaneously. Reactive oxygen species (ROS) are regarded as having carcinogenic potential and have been associated with tumor promotion. Resveratrol may act as a reactive oxygen species scavenger to suppress tumor development. In addition, resveratrol may block multistep carcinogenesis through mitotic signal transduction blockade. Reactive oxygen species are pivotal factors in the genesis of heart disease. Meanwhile, efficient endogenous antioxidants, including superoxide dismutase (SOD), glutathione peroxidase (GSHPx), and catalase, are present in tissues. A fine balance between reactive oxygen species and endogenous antioxidants is believed to exist. Any disturbance of this balance in favor of reactive oxygen species causes an increase in oxidative stress and initiates subcellular changes, leading to cardiomyopathy and heart failure. The experimental results indicate that exogenous antioxidant resveratrol is of value in chemopreventing the development of heart disease. It is urgent that more efforts be made to investigate newer therapies employing antioxidants for the chemoprevention of cardiovascular disease and cancer.

Proc Natl Sci Counc Repub China B 1999 Jul;23(3):99-106




Type of alcohol and mortality from cardiovascular disease.
(07/01/2001) © La Journée Vinicole

Gronbaek M

Danish Epidemiology Science Centre at the Institute of Preventive Medicine, Copenhagen University Hospital, H:S Kommunehospitalet.

Many epidemiological studies have described a U-shaped relation between alcohol intake and all-cause mortality (Boffetta and Garfinkel, 1990; Fuchs et al., 1995; Gronbaek et al., 1994; Marmot et al., 1981). Most researchers attribute the ‘U’ to a combination of beneficial and harmful effects of ethanol itself. It has, on the other hand, been explained as an artefact due to misclassification or confounding (Shaper et al., 1998). Most of the studies of the effect of total alcohol intake have found that the descending leg of the curve mainly is attributable to death from cardiovascular disease (Rimm et al., 1991; Stampfer et al., 1988). Until recently, most studies addressed the effect of the three beverages taken together as ethanol. Studies of the correlation between wine intake per capita in different countries and incidence of ischaemic heart disease gave rise to the hypothesis that there is a a more beneficial effect of wine than of beer and spirits. Leger et al., Renaud and de Lorgeril and later Criqui and Rigel found an inverse relation between incidence rates of ischemic heart disease and wine consumption in different countries, but no such relation for the other types of beverages (Criqui and Rigel, 1994; Leger et al., 1979; Renaud and de Logeril, 1992).

Food Chem Toxicol 1999 Sep-Oct;37(9-10):921-4




Moderate alcohol intake and lower risk of coronary heart disease: meta-analysis of effects on lipids and haemostatic factors.
(07/01/2001) © La Journée Vinicole

Rimm EB, Williams P, Fosher K, Criqui M, Stampfer MJ

Department of Nutrition, Harvard School of Public Health, Boston, MA 02115, USA. eric.rimm@channing.harvard.edu

OBJECTIVE: To summarise quantitatively the association between moderate alcohol intake and biological markers of risk of coronary heart disease and to predict how these changes would lower the risk. DESIGN: Meta-analysis of all experimental studies that assessed the effects of moderate alcohol intake on concentrations of high density lipoprotein cholesterol, apolipoprotein A I, fibrinogen, triglycerides, and other biological markers previously found to be associated with risk of coronary heart disease. PARTICIPANTS: Men and women free of previous chronic disease and who were not dependent on alcohol. Studies were included in which biomarkers were assessed before and after participants consumed up to 100 g of alcohol a day. INTERVENTIONS: Alcohol as ethanol, beer, wine, or spirits. MAIN OUTCOME MEASURES: Changes in concentrations of high density lipoprotein cholesterol, apolipoprotein A I, Lp(a) lipoprotein, triglycerides, tissue type plasminogen activator activity, tissue type plasminogen activator antigen, insulin, and glucose after consuming an experimental dose of alcohol for 1 to 9 weeks; a shorter period was accepted for studies of change in concentrations of fibrinogen, factor VII, von Willebrand factor, tissue type plasminogen activator activity, and tissue type plasminogen activator antigen. RESULTS: 61 data records were abstracted from 42 eligible studies with information on change in biological markers of risk of coronary heart disease. An experimental dose of 30 g of ethanol a day increased concentrations of high density lipoprotein cholesterol by 3.99 mg/dl (95% confidence interval 3.25 to 4.73), apolipoprotein A I by 8.82 mg/dl (7.79 to 9.86), and triglyceride by 5.69 mg/dl (2.49 to 8.89). Several haemostatic factors related to a thrombolytic profile were modestly affected by alcohol. On the basis of published associations between these biomarkers and risk of coronary heart disease 30 g of alcohol a day would cause an estimated reduction of 24.7% in risk of coronary heart disease. CONCLUSIONS: Alcohol intake is causally related to lower risk of coronary heart disease through changes in lipids and haemostatic factors.

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BMJ 1999 Dec 11;319(7224):1523-8




Grape juice, but not orange juice or grapefruit juice, inhibits human platelet aggregation.
(07/01/2001) © La Journée Vinicole

Keevil JG, Osman HE, Reed JD, Folts JD

Cardiology Section of Department of Medicine, University of Wisconsin, Madison, WI 53792, USA.

Coronary artery disease is responsible for much mortality and morbidity around the world. Platelets are involved in atherosclerotic disease development and the reduction of platelet activity by medications reduces the incidence and severity of disease. Red wine and grapes contain polyphenolic compounds, including flavonoids, which can reduce platelet aggregation and have been associated with lower rates of cardiovascular disease. Citrus fruits contain different classes of polyphenolics that may not share the same properties. This study evaluated whether commercial grape, orange and grapefruit juices, taken daily, reduce ex vivo platelet activity. In a randomized cross-over design, ten healthy human subjects (ages 26-58 y, five of each gender) drank 5-7.5 mL/(kg. d) of purple grape juice, orange juice or grapefruit juice for 7-10 d each. Platelet aggregation (whole blood impedance aggregometry, Chronolog Model #590) at baseline was compared to results after consumption of each juice. Drinking purple grape juice for one week reduced the whole blood platelet aggregation response to 1 mg/L of collagen by 77% (from 17.9 +/- 2.3 to 4.0 +/- 6.8 ohms, P = 0.0002). Orange juice and grapefruit juice had no effect on platelet aggregation. The purple grape juice had approximately three times the total polyphenolic concentration of the citrus juices and was a potent platelet inhibitor in healthy subjects while the citrus juices showed no effect. The platelet inhibitory effect of the flavonoids in grape juice may decrease the risk of coronary thrombosis and myocardial infarction.

J Nutr 2000 Jan;130(1):53-6




Nonalcoholic red wine extract and quercetin inhibit LDL oxidation without affecting plasma antioxidant vitamin and carotenoid concentrations.
(07/01/2001) © La Journée Vinicole

Chopra M, Fitzsimons PE, Strain JJ, Thurnham DI, Howard AN

Northern Ireland Center for Diet and Health (NICHE), University of Ulster, Coleraine BT52 1SA, Northern Ireland. M.Chopra@ulst.ac.uk

BACKGROUND: Antioxidant enrichment of LDL can increase its resistance to oxidation and hence reduce its atherogenicity. The objective of the present study was to investigate whether in vivo supplementation with nonalcoholic red wine extract and quercetin can increase the oxidative resistance of LDL, and also whether the supplementation has any effect on other antioxidative micronutrients present in the blood. METHODS: Twenty-one male subjects were supplemented with a placebo drink for 2 weeks and randomized into two groups. One group (n = 11) received the red wine extract (1 g/day, equivalent to 375 mL of red wine) and the other group (n = 10) quercetin (30 mg/day) for 2 weeks, followed by a 5-week washout period. RESULTS: In the red wine extract-supplemented group, ex vivo copper-initiated oxidation of LDL (lag phase, mean +/- SD) was 40 +/- 11 min at the baseline, and increased significantly to 47 +/- 6 min [P <0.05 compared with placebo (38 +/- 4 min) and the washout values (40 +/- 5 min)]. In the quercetin-supplemented group, the lag phase was 44 +/- 11 and 40 +/- 5 min for the baseline and placebo, respectively, and increased significantly to 51 +/- 7 min [P <0.05 compared with placebo and washout (41 +/- 9 min)] after supplementation. Plasma lipids (triglycerides, total cholesterol, LDL- and HDL-cholesterol) did not change during the study period. Supplementation with red wine extract or quercetin had no effect on plasma vitamin C and E, retinol, and carotenoid concentrations. CONCLUSIONS: Alcohol-free red wine extract and one of its components, quercetin, can inhibit LDL oxidation after in vivo supplementation; such “inhibition” is unrelated to changes in antioxidant vitamin and carotenoid concentrations.

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Clin Chem 2000 Aug;46(8 Pt 1):1162-70




Red wine intake prevents nuclear factor-kappaB activation in peripheral blood mononuclear cells of healthy volunteers during postprandial lipemia.
(07/01/2001) © La Journée Vinicole

Blanco-Colio LM, Valderrama M, Alvarez-Sala LA, Bustos C, Ortego M, Hernandez-Presa MA, Cancelas P, Gomez-Gerique J, Millan J, Egido J

Research Laboratory, Instituto de Investigacion Medica, Fundacion Jimenez Diaz, Universidad Autonoma de Madrid, Spain.

BACKGROUND: Several epidemiological studies have demonstrated the beneficial effect of red wine intake in reducing total and cardiovascular mortality. This effect has been attributed in part to its antioxidant properties. Because the monocytes/macrophages and the nuclear transcription factor kappaB (NF-kappaB) are implicated in the pathogenesis of atherosclerotic lesions, we examined the effect of red wine intake on the activation of NF-kappaB in peripheral blood mononuclear cells. METHODS AND RESUTLS: Sixteen healthy volunteers were studied 3 times each: after a moderate dose, a low dose, and no wine with a fat-enriched breakfast. Lipid profile and NF-kappaB activation (electrophoretic mobility shift assay) were examined in blood samples taken before and 3, 6, and 9 hours after wine intake. In addition, mononuclear cells were incubated with VLDL in the presence of some antioxidants (quercetin and alpha-tocopherol succinate) contained in red wine to study their effects on NF-kappaB activation. Subjects receiving a fat-enriched breakfast had increased NF-kappaB activation in peripheral blood mononuclear cells coinciding with the augmentation in total triglycerides and chylomicrons. Red wine intake prevented NF-kappaB activity even though it induced a certain increase in serum lipids, particularly VLDL, that did not increase after the fat ingestion alone. However, another form of alcohol intake (vodka) did not modify the NF-kappaB activation provided by postprandial lipemia. In cultured mononuclear cells, isolated human VLDL caused NF-kappaB activation in a time-dependent manner that did not occur in the presence of the red wine antioxidants quercetin and alpha-tocopherol. CONCLUSIONS: Our results provide a new potential mechanism to explain the beneficial effects of red wine intake in the reduction of cardiovascular mortality.

Circulation 2000 Aug 29;102(9):1020-6




Selon une étude italienne
Les consommateurs modérés ont une meilleure espérance de vie
(22/09/2000) © La Journée Vinicole

Différentes études dans le monde ont conclu que la consommation modérée d’alcool - notamment de vin - réduit le taux de mortalité toutes causes confondues. Des chercheurs italiens se sont donc donné comme objectif d’établir comment cette réduction se traduit en termes d’espérance de vie. Leurs travaux, qui ont été publiés au mois d’août dans la revue scientifique ‘International Journal of Epidemiology’, ont porté sur 1 536 hommes italiens d’âge moyen (45 à 65 ans). Cette cohorte a été suivie de 1965 à 1995 et sa consommation d’alcool - composée à 97 % de vin, essentiellement du vin rouge - a été rapportée. Après ajustement pour différents facteurs tels le tabagisme et l’activité physique, les chercheurs ont observé que l’espérance de vie parmi les consommateurs modérés d’alcool - 63g par jour, soit 4 à 7 verres - était supérieure d’environ deux ans à celle des consommateurs occasionnels (1 verre ou moins par jour) et des gros consommateurs (plus de 10 verres). Les sujets qui associaient une forte consommation d’alcool et de tabac connaissaient l’espérance de vie la plus faible, tandis que les consommateurs modérés qui étaient aussi des non fumeurs prolongeaient leur espérance de vie. Cet effet était encore accentué lorsque ces deux derniers facteurs se conjuguaient avec une activité physique importante.




Selon une nouvelle étude danoise
Le vin réduit de façon considérable toutes causes de risque de mortalité. La bière et les spiritueux auraient un effet négligeable
(22/09/2000) © La Journée Vinicole

Une étude publiée ce mois-ci dans la revue américaine “Annals of Internal Medecine”, confirme qu’une consommation modérée de vin réduit le risque de décès par cancer, en plus de ses effets bénéfiques sur les maladies coronariennes. Des chercheurs danois ont trouvé que, sous le double effet d’une réduction de 36 % du risque de maladie coronarienne et de 22 % de celui du cancer, une consommation de 8 à 21 verres de vin par semaine diminuait le risque de mortalité toutes causes confondues de 24 % par rapport à des non-buveurs.

Le Dr. Morten Gronbaek et ses collègues du Centre de médecine préventive de Copenhague ont étudié 13 064 hommes et 11 459 femmes âgés de 20 à 98 ans. Ils ont pris en compte le type et la quantité de boisson alcoolisée consommée ainsi que différents facteurs comme le tabagisme, le niveau d’éducation et l’activité physique. L’objectif était d’examiner la relation entre la consommation de bière, de vin et de spiritueux et la mortalité toutes causes confondues, la maladie coronarienne et le cancer. Si l’effet de la bière et des spiritueux sur la mortalité globale était semblable - c’est-à-dire pratiquement insignifiant - celui du vin était considérable. Pour une consommation hebdomadaire de 8 à 21 verres de vin - un verre correspondant à 12g d’alcool, soit environ 12cl à 12° - le risque relatif de mortalité toutes causes était de 0,76. Pour la bière et les spiritueux, ce risque était respectivement de 0,99 et de 1,02 à niveau de consommation équivalent. L’ensemble des boissons avait un impact positif sur la réduction du risque de maladies coronariennes, réduction qui était toutefois plus faible pour les spiritueux (22 %) que pour le vin (36 %) et la bière (37 %).

Ce constat - impliquant des mécanismes tels la réduction de l’aggrégation plaquettaire ou l’augmentation des HDL ou “bon cholestérol” - est corroboré par de nombreuses études, portant aussi bien sur des consommateurs de vin que de bière ou de spiritueux. Pour le Dr Gronbaek et son équipe, “l’effet bénéfique, surtout le risque moindre de maladie coronarienne, parmi ceux qui boivent de petites quantités d’éthanol a été démontré de façon régulière”.

Des confirmations sur les effets anti-cancer du vin

L’avantage du vin par rapport aux autres boissons alcoolisées réside dans ses effets positifs sur le cancer. Pour une consommation de 8 à 21 verres de vin par semaine, le risque relatif était inférieur de 22 % par rapport aux non buveurs. En revanche, à quantité égale la consommation de bière et de spiritueux augmentait de façon considérable le risque de développer un cancer, allant jusqu’à 32 % pour la bière. Les effets cancérigènes de l’alcool ont fait l’objet de nombreuses études et il semblerait que quel que soit le type de boisson consommé, le risque augmente proportionnellement à la quantité d’alcool consommée. Néanmoins, quelle que soit la quantité d’alcool consommée, les buveurs de vin présentaient toujours un risque de cancer inférieur à ceux qui ne buvaient pas de vin.

Le même constat s’avère pour la mortalité globale.

Il existe plusieurs explications possibles : il se peut que la bière et les spiritueux contiennent des substances cancérigènes, car d’autres études ont montré que ces deux boissons augmentaient le risque de différentes formes de cancers, dont celui du tube digestif supérieur. La présence de nitrosamines a été déjà été avancée comme hypothèse pour expliquer l’effet cancérigène de la bière.

Autre hypothèse avancée, et qui se trouve étayée par maintes études dans le monde : le vin contiendrait des substances anti-cancer, éventuellement nombreuses et, de surcroît, potentialisées par l’éthanol. Les effets inhibiteurs du resvératrol, par exemple, sur la genèse, la promotion et le développement des cancers ont déjà été démontrés. Cette substance, ainsi que d’autres composés phénoliques sont actuellement passés au crible dans plusieurs pays du monde.

On peut même parler de véritable foisonnement de recherches sur les polyphénols.

Des seuils de consommation différents

Les effets antioxydants de ces composés, absents de la bière ou des spiritueux, pourraient expliquer l’action du vin sur les cancers, cela à des quantités même faibles.

Le Dr Gronbaek et son équipe ont montré, en effet, qu’une réduction du risque de cancer (14 %) intervient même pour une consommation de 1 à 7 verres par semaine et pour des buveurs dont le vin ne constituait qu’une part relativement faible de leur consommation totale (jusqu’à 30 %).

“Alors que la consommation de bière et de spiritueux semble être associée avec un risque accru de décès par cancer qui augmente en fonction de la quantité consommée”, expliquent les chercheurs danois, “l’augmentation du risque parmi ceux qui buvaient du vin ne se manifestait qu’à partir d’un seuil de consommation plus élevé et n’était significative que pour de gros buveurs”. Ce qui veut dire que, les bénéfices pour le coeur “ne se paient pas en retour” par une augmentation du risque de cancer.

Pas de biais

Y aurait-il d’autres facteurs, associés à la consommation de vin, qui pourraient biaiser ces résultats ? D’aucuns estiment qu’un mode de vie et une alimentation plus sains pourraient être associés au vin et expliquer une partie des bienfaits constatés. Il s’agirait notamment de l’effet “faiblement protecteur” des fruits et légumes contre les maladies coronariennes et de leur action “fortement protectrice” contre les cancers. Cependant, comme le souligne le Dr Gronbaek, “pour expliquer l’effet que nous avons observé dans cette étude, il faudrait que ce régime alimentaire soit étroitement associé à la consommation de vin et qu’il ait un effet puissant sur la mortalité toutes causes confondues...”

Des habitudes de consommation différentes pour chaque type de boisson sont également invoquées comme jouant éventuellement un rôle perturbateur dans ces résultats. Or, dans cette étude, seuls de très faibles écarts ont été constatés entre les trois catégories de boissons et ceux qui buvaient de la bière le faisaient de manière plus régulière que les consommateurs de vin. D’où l’intérêt des résultats observés dans un pays non producteur de vin, où les habitudes de consommation - de vin mais aussi alimentaires en général - divergent de celles des pays producteurs traditionnels. Ce qui rend d’autant plus crédibles les conclusions des chercheurs danois...




Vin et Santé : une étude confirme à nouveau les bienfaits
(09/09/2000) © La Journée Vinicole

Selon une étude que vient de publier le British Medical Journal, une consommation modérée d'alcool (entre deux et trois verres) réduit de 25% le risque d'infarctus par rapport à l'abstinence. "Cela représente un effet significatif", explique Eric Rimm qui a mené l'équipe de chercheurs de l'Ecole de Santé Publique de Harvard à l'origine de ces conclusions. "Cette réduction est peu ou prou équivalente à celle qu'obtiendrait une personne en perdant plus de 10 kilos de poids superflu". Les résultats de l'étude ont été obtenus en examinant 42 études cliniques réalisées sur une période de 25 ans. A travers ces études, les chercheurs ont identifié deux mécanismes par lesquels l'alcool pourrait procurer un effet bénéfique : il aurait pour effet d'augmenter le taux de HDL, le "bon" cholestérol, et d'influer sur les facteurs de coagulation du sang (fibrinogène...). Si l'on peut regretter l'absence de distinction entre les différents types de boissons alcoolisées, il faut néanmoins souligner que ces résultats impliquent une quantité d'alcool significative, proche d'une consommation moyenne - contrairement à certaines études - et qu'ils portent sur un nombre important d'études.




A la recherche de la molécule santé
(09/09/2000) © La Journée Vinicole

Depuis l'observation du Paradoxe français - qui montrait que pour des facteurs de risque comparables (tabagisme, cholestérolomie, manque d'exercice physique...) les Français, surtout du Sud, meurent moins de maladies cardiovasculaires que d'autres populations - les travaux de recherche se sont orientés vers l'explication des mécanismes d'action du vin sur la santé. Au centre de ces mécanismes se trouvent les polyphénols et leur action antioxydante sur l'organisme. Car, l'on sait aujourd'hui que grand nombre de maladies en apparence très diverses - les cancers, les maladies cardiovasculaires ou les maladies dégénératives liées au vieillissement - sont provoquées par le même phénomène d'oxydation incontrôlée au sein de l'organisme. L'association entre les radicaux libres oxygénés et le vieillissement a été démontrée dans les années 50 et on sait qu'ils sont impliqués dans les accidents vasculaires cérébraux, certains cancers et d'autres maladies. Cependant, la complexité chimique des polyphénols et des mécanismes de l'oxydation est telle que l'on connaît encore mal toutes les propriétés des polyphénols. Savoir comment ils agissent, si, une fois consommés sous forme de vin, ils restent actifs dans l'organisme, quel est le pouvoir de chacun des polyphénols : telles sont les grandes questions que se posent les chercheurs aujourd'hui. "On ne connaît pas plus de 25 % de la composition phénolique du vin", a souligné le professeur Vercauteren de l'Université de Bordeaux lors d'un récent colloque à Montpellier. Ce que l'on sait, c'est que "le bénéfice du vin ne provient pas de l'alcool, mais bien des polyphénols. Lorsque le chimiste aura fait la lumière sur cette formidable complexité chimique du vin, il aura certainement fait des progrès majeurs dans la compréhension nouvelle de mécanismes fondamentaux de la vie". Il reste donc au chimiste et au biologiste d'expliquer ce qu'ont constaté les grandes études épidémiologiques, comme celle du Dr Serge Renaud dans l'Est de la France. Après avoir étudié plus de 35 000 hommes d'âge moyen, le Dr Renaud a démontré qu'une consommation modérée de vin (entre 2 et 3 verres de 12 cl/jour) est associée à une diminution de 33 % de la mortalité totale, grâce à la baisse de 40 % de la mortalité par maladies cardiovasculaires, de 22 % de la mortalité par cancer et de 42 % de la mortalité par d'autres causes.




Les accidents cérébro-vasculaires
(09/09/2000) © La Journée Vinicole

EN décembre 98 une équipe danoise a rapporté que les sujets qui consomment du vin présentent un plus faible risque d'accidents cérébro-vasculaires que les sujets qui ne consomment jamais de vin. Ces résultats, publiés dans le British Medical Journal, sont la troisième étape de la fameuse étude de Copenhague (Lire page 7). Un total de 13 329 sujets, hommes et femmes âgés de 45 à 84 ans ont été suivis pendant 16 ans. Après ajustement pour différents facteurs, le risque de développer un accident cérébro-vasculaire est diminué d'environ 30 % pour des consommations de vin de l'ordre de 1 à 7 verres par semaine. En revanche, il n'y a aucune association entre la consommation de bière ou de spiritueux et le risque d'accidents cérébro-vasculaires. Pour conclure, les auteurs indiquent que ces résultats "suggèrent que les composés du vin en plus de l'éthanol sont responsables de l'effet protecteur vis-à-vis des accidents cérébro-vasculaires".




La consommation modérée de vin pourrait accroître la masse osseuse des femmes âgées
(09/09/2000) © La Journée Vinicole

Une nouvelle étude du groupe médical français d'Epidémiologie de l'Ostéoporose indique qu'une consommation modérée de vin pourrait avoir un effet positif sur l'ostéoporose. Cette étude, publiée dans l'American Journal of Epidemiology a examiné les effets de l'alcool sur 7 600 femmes valides âgées de75 ans et plus, de 1992 à 1994. Le but était de déterminer si l'alcool avait un effet positif sur leurs os comparable à celui d'une théraphie de susbstitution d'oestrogène. Les médecins ont utilisé des rayons X pour mesurer la quantité de minéraux dans la partie supérieure du fémur : "Nous avons découvert qu'une utilisation modérée de l'alcool était associée avec une augmentation significative de la densité minérale de l'os. L'étude a également montré que l'effet bénéfique d'une prise modérée d'alcool sur la masse osseuse disparaissait au delà de trois verres de vin par jour." Les médecins ont bien insisté sur le fait qu'une forte consommation était à l'inverse associée depuis longtemps à l'osteoporose et que par ailleurs les buveurs modérés tendent à être plus actif ce qui conduit à une masse osseuse accrue et ainsi à une vie plus longue.




La consommation modérée de vin diminuerait le risque de démence sénile
(08/09/2000) © La Journée Vinicole

Une étude récente d'un groupe de médecins européens démontre que la consommation modérée d'alcool peut diminuer le risque de dégénérescence cérébrale chez les personnes âgées, exception faite des porteurs d'une protéine sanguine spécifique -l'ApoE allele. L'étude publiée dans le Journal d'épidémiologie de mai a porté sur le suivi pendant 4 ans, de 1054 femmes et hommes originaires de Nantes, et âgés de 59 à 71 ans. Sur l'ensemble de l'échantillon, les patients qui consommaient deux à cinq verres d'alcool par jour ont été considérés comme des buveurs modérés.
A chaque étape de l'étude, les médecins ont administré aux patients, une série de tests neuro-psychologiques pour évaluer leurs fonctions cognitives. Les médecins ont découvert qu'au bout de 4 ans, les buveurs modérés avait un risque inférieur de 50% de développer une démence sénile par rapport aux abstinents et à ceux qui consommaient moins de deux verres par jour. Cela étant, "alors que la consommation d'alcool a été associée à une diminution du risque chez les personnes dépourvues d''ApoE allele", écrivent les auteurs, "une consommation même modérée accroît ce risque chez les porteurs d'ApoE allele".