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| Les
maladies cardiovasculaires |
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Dès
les années 70, de grandes études
épidémiologiques
ont révélé une réduction
considérable du risque de maladies
cardiovasculaires pour les consommateurs
modérés d'alcool. Même si les
effets cardioprotecteurs apportés
par cette consommation étaient connus
de longue date des chercheurs, une étude
du Britannique St Léger, publiée dans
The Lancet en 1979, a marqué
le début de l'essor considérable
des recherches dans le domaine du vin.
Dans cette étude charnière,
St Léger montre une relation inverse
entre la consommation moyenne de vin
dans 18 pays et la mortalité provoquée
par maladie cardiovasculaire. De nombreuses
études postérieures ont confirmé
cette observation, à telle enseigne
que les données sont aujourd'hui tellement
indiscutables que d'importantes instances
de santé publique ont reconnu l'association
dans leurs recommandations officielles
à la population.
C'est à travers une étude réalisée
à partir de données recueillies
par l'OMS - le programme Monica (Monitoring Cardiovascular
Disease) - que l'épidémiologiste
français Serge Renaud a mis en lumière
le "Paradoxe français", terme utilisé
pour décrire la situation apparemment paradoxale
dans laquelle, avec des facteurs de risque identiques
(tabagisme, cholestérolémie, manque
d'exercice physique...), les Français,
notamment ceuxdu Sud, meurent moins de maladies
cardiovasculaires que d'autres populations, surtout
ceux du nord de l'Europe et des Etats-Unis.

Des
preuves biologiques
Encore fallait-il que ces observations
soient corrélées à des mécanismes.
Ceux-ci ont été élucidés
par le biais d'études biologiques, dont
certaines, comme celles du professeur Jack Masquelier
- véritable pionnier dans ce domaine -
remontent déjà à plusieurs
décennies. Le rôle cardioprotecteur
du vin découle de plusieurs mécanismes,
complexes. Ceux-ci sont liés à la
fois à sa constitution - notamment sa teneur
élevée en composés phénoliques
dont les propriétés antioxydantes
sont reconnues, mais aussi certainement la présence
d'alcool qui faciliterait l'absorption et assurerait
la préservation de ces composés
- et à son mode de consommation.
Les effets bénéfiques du vin sur
les maladies cardiovasculaires ont d'abord été
attribués à l'alcool qu'il contient.
Il a été démontré
que l'alcool contribue à élever
le taux des HDL (les lipoprotéines de
haute densité - le "bon cholestérol")
et à diminuer celui des LDL (les lipoprotéines
de basse densité - le "mauvais cholestérol"),
ces deux actions permettant de protéger
l'organisme contre le développement de
l'athérosclérose. Par ailleurs,
l'alcool inhibe l'agrégation des plaquettes
sanguines, réduit la teneur en fibrinogène,
un composé impliqué dans la coagulation
du sang, et accélère la fibrinolyse,
ou la dissolution d'un caillot, à l'origine
d'accidents vasculaires ischémiques.

Une
protection supérieure pour le vin
Ces
effets, communs à l'ensemble des boissons
alcoolisées, ne pouvaient pourtant expliquer
les résultats produits par de nombreuses
études, indiquant une protection supérieure
pour le vin par rapport aux autres boissons
alcoolisées, d'autant que le taux des
HDL n'est plus élevé chez les
Français que dans d'autres populations.
Il était connu que l'oxydation des LDL
- qui se produit sur plusieurs années
- est à l'origine des maladies cardiovasculaires.
Or, le vin renferme de puissants antioxydants
que sont les polyphénols, dont le rôle
dans l'organisme semble multiple. D'abord, au
niveau vasculaire, les polyphénols augmentent
la résistance des vaisseaux, si bien
que l'un des médicaments les plus répandus
dans le domaine de la protection vasculaire
- Endotélon, mis au point par le professeur
Masquelier - est fabriqué à base
de pépins de raisin. Puis, les composés
phénoliques du vin préservent
d'autres antioxydants dans l'organisme, comme
les vitamines E et C contre l'oxydation. Ils
exercent également un effet "capteur
de radicaux libres", les formes toxiques de
l'oxygène impliquées dans un grand
nombre de maladies dont les maladies cardiovasculaires
et le cancer. Il est à noter, cependant,
que ces effets ne sont constatés que
pour des consommations modérées,
car une consommation excessive d'alcool produit
à son tour des radicaux libres, créant
donc un stress oxydatif dans l'organisme. L'inversion
des effets bénéfiques d'une consommation
modérée au-delà d'une certaine
quantité est d'ailleurs bien exprimée
dans la courbe en forme de J ou de U

Modération,
régularité, alimentation
Le mode de consommation est également
ressorti des recherches comme étant un
facteur déterminant dans la protection
et la prévention cardiovasculaire. Trois
éléments s'avèrent indispensables
à cet effet protecteur :
*
la modération* la régularité,
seule une consommation quotidienne ou quasi-quotidienne
est associée à des effets
bénéfiques, car les mécanismes
décrits ci-dessus reposent sur un
apport régulier et modéré
des composés protecteurs du vin.
Sinon cela provoque, entre autres, ce que
l'on appelle "l'effet rebond", à
savoir une hyperactivité des plaquettes
sanguines en période de sevrage.
Selon des recherches menées par les
docteurs Renaud et Ruf, si l'inhibition
de l'agrégation plaquettaire a été
démontrée, elle est de courte
durée pour l'alcool mais plus longue
pour le vin grâce à ses composés
phénoliques. Le nombre élevé
d'accidents cardiaques en début de
semaine dans les pays où la consommation
d'alcool est concentrée sur un faible
nombre de jours, notamment le week-end,
s'explique par l'impact négatif de
cet effet rebond ;
*
une consommation pendant les repas, qui
est étroitement liée à
la modération et à la régularité,
et qui permet non seulement à l'organisme
de mieux assimiler l'alcool mais aussi d'assurer
une synergie d'effet entre les différents
composés du vin et de l'alimentation,
renforçant l'efficacité de chacun
d'entre eux.

Un
enjeu de taille
L'enjeu des découvertes sur les maladies
cardiovasculaires est de taille, car non seulement
ces maladies figurent parmi les principales
causes de mortalité dans les pays industrialisés,
mais aussi présentent-elles des facteurs
de risque communs avec d'autres maladies. C'est
dire la portée des connaissances actuelles
sur la relation entre une consommation modérée
de vin et une diminution du risque de maladies
cardiovasculaires dans la prévention
des risques de maladies aussi graves pour notre
société que le cancer ou les maladies
du vieillissement.

"Les
bénéfices associés
à l'ensemble des boissons alcooliques
sont moins importantes qu'on ne le pensait.
Plus on étudie, plus on s'aperçoit
que c'est essentiellement le vin qui
apporte un effet protecteur. En France,
la mortalité cardiovasculaire
est inférieure de 60 % à
celle des Etats-Unis, les implications
sont donc très importantes".
Dr
Serge Renaud
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Les
bienfaits sont-ils plus importants pour
les hommes que pour les femmes ?
"Pour les femmes, l'âge joue un rôle
essentiel, c'est-à-dire avant et après
la ménopause. Les femmes sous traitement
strogène ou progestatifs sont quelque
peu protégées contre les maladies
cardiovasculaires. Ensuite, après la ménopause
s'opère une augmentation très forte
des accidents cardiovasculaires parce que les taux
d'hormones sont totalement différents. Il
est donc beaucoup plus difficile d'obtenir une protection
par le vin ou d'autres antioxydants pour une population
qui est déjà protégée
de façon biologique. En revanche, les femmes
post-menopausées ont des risques importants,
et on peut alors parler de protection dans le domaine
cardiovasculaire. Pour le cancer du sein, les traitements
progestatifs ou autres peuvent entraîner des
risques. Il faut donc différencier le statut
hormonal de la femme ainsi que le type de pathologie".

La
science est-elle aujourd'hui certaine d'une réduction
des risques pour les maladies cardiovasculaires
?
"Les
études scientifiques sur l'effet cardiovasculaire
et la protection coronarienne d'une consommation
modérée d'alcool remontent assez loin
dans le temps. On peut distinguer deux périodes
d'études : avant 1980, on ne parlait que
de l'effet de l'alcool, puis à partir de
1980 la tendance s'est orientée vers la consommation
de vin, notamment depuis l'étude de St Léger
où l'on a commencé à s'interroger
sur une protection supérieure qui pouvait
être apportée par le vin. Si on regarde
les études antérieures et postérieures
à 1980, elles montrent toutes qu'avec une
consommation modérée de 3 à
4 verres par jour on obtient une protection contre
les maladies cardiovasculaires dans l'ensemble,
et plus particulièrement les maladies coronariennes.
Plusieurs centaines d'études épidémiologiques,
englobant plus de 1 500 000 personnes pour les seules
études de cohorte et de suivi, ont apporté
des certitudes sur l'effet de l'alcool.
Le nombre d'études consacrées uniquement
au vin est beaucoup plus faible, et encore insuffisant
pour bien comprendre les mécanismes. Néanmoins,
la plupart des études épidémiologiques
s'accordent à dire que le vin, notamment le
vin rouge, apporte une protection supérieure
contre les maladies cardiovasculaires par rapport
aux autres boissons alcoolisées. Il s'agit
là d'une tendance assez forte et on s'oriente
de plus en plus vers des études démontrant
les mécanismes biologiques sur les maladies
cardiovasculaires".
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ETUDE
Les
accidents cérébro-vasculaires
EN décembre 98 une équipe
danoise a rapporté que les sujets qui
consomment du vin présentent un plus
faible risque d'accidents cérébro-vasculaires
que les sujets qui ne consomment jamais de
vin. Ces résultats, publiés
dans le British Medical Journal, sont
la troisième étape de la fameuse
étude de Copenhague (Lire page 7).
Un total de 13 329 sujets, hommes et femmes
âgés de 45 à 84 ans ont
été suivis pendant 16 ans. Après
ajustement pour différents facteurs,
le risque de développer un accident
cérébro-vasculaire est diminué
d'environ 30 % pour des consommations de vin
de l'ordre de 1 à 7 verres par semaine.
En revanche, il n'y a aucune association entre
la consommation de bière ou de spiritueux
et le risque d'accidents cérébro-vasculaires.
Pour conclure, les auteurs indiquent que ces
résultats "suggèrent que les
composés du vin en plus de l'éthanol
sont responsables de l'effet protecteur vis-à-vis
des accidents cérébro-vasculaires".
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A
quel niveau se situe la différence entre le
vin et les autres boissons alcoolisées ?
"Il
faut faire la distinction entre les maladies cardiovasculaires
et coronariennes. Pour les maladies coronariennes,
je ne suis pas sûr que le vin apporte une
protection supérieure aux autres boissons
alcooliques. En revanche, pour l'ensemble des maladies
cardiovasculaires - englobant les maladies cérébrovasculaires,
les maladies veineuses, la flébite, les maladies
coronariennes - le vin, notamment le vin rouge,
a une supériorité. Pour la mortalité
totale, on dispose maintenant de données
montrant une plus grande diminution du risque avec
une consommation modérée de vin".
Dr
Jean-Claude Ruf
Quelle
part représente l'alcool dans la diminution
du risque de maladies cardiovasculaires ?
"L'éthanol
semble intervenir à la fois sur l'athérosclérose
et la thrombose. Sur l'athérosclérose,
l'alcool consommé modérément
semble conduire à une augmentation du taux
plasmatique des HDL. On observe également
une réduction de l'agrégation plaquettaire
induite par la thrombine. On sait que l'alcool joue
un rôle hypertenseur, mais certaines études
ont montré qu'il existe des catégories
de consommateurs absorbant régulièrement
de petites quantités de boissons alcoolisées
qui présentent des pressions sanguines plus
faibles que les abstinents. Tous ces effets concernent
des quantités réduites d'alcool, et
on ne peut les passer sous silence même si
chaque individu n'est pas égal devant l'alcool".
Dr
Pierre-Louis Teissedre
Tout
effet bénéfique pour la santé,
commun à l'ensemble des boissons alcooliques,
se limite-t-il aux seules maladies cardiaques ?
"Oui, je pense qu'il s'agit essentiellement
de cela".
Dr
Serge Renaud
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| Démence
et maladie d'Alzheimer
Pr
Jean-Marc Orgogozo |
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INTERVIEW
Que
savons-nous sur ce type de maladie ?
La démence
est un terme général pour décrire un
syndrome d'affaiblissement mental progressif et sa cause
la plus fréquente est la maladie d'Alzheimer.
Le vieillissement constitue le facteur de risque principal
de ces maladies et si la fréquence s'est autant
accrue, c'est parce que l'espérance de vie augmente
dans les pays développés. C'est de cette
façon que la maladie d'Alzheimer est passée
du stade d'une maladie rare, au début du siècle,
à celui d'un problème majeur de santé
publique dans les pays développés.
En termes de causes, une faible part de ces maladies est
due à des facteurs génétiques. Puis
interviennent les facteurs d'environnement et ce sont
ces facteurs qui ont constitué l'hypothèse
de base de l'étude Paquid.
Comment
avez-vous été amené à étudier
l'effet éventuel du vin ?
L'étude Paquid comporte une centaine de facteurs
très différents - tabagisme, vie sociale,
antécédents médicaux, consommation
de médicaments, etc... - et il se trouve que la
consommation de vin est assortie comme l'un de ceux pour
lesquels s'établissait une corrélation.
L'étude de la consommation d'alcool et de vin s'imposait
car il est connu que des consommations importantes d'alcool
représentent un facteur de risque pour le cerveau,
pouvant entraîner plusieurs maladies neurologiques
connues. Etant donné que la démence et la
maladie d'Alzheimer sont des maladies neurologiques, nous
voulions savoir si l'alcool était impliqué.
De
plus, lorsque l'étude a commencé en 1988,
on savait déjà que la consommation modérée
d'alcool et de vin diminue le risque d'infarctus de myocarde
et de mortalité cardiovasculaire. On voulait donc
savoir si cet avantage en termes de diminution du risque
pour les maladies cardio-vasculaires n'était pas
payé en retour par un risque au niveau du déclin
intellectuel et de la démence.
| L'ETUDE
Paquid, dont une série de résultats
a été publiée en mars 1997,
porte sur 4 000 personnes âgées de
plus de 65 ans résidant à domicile
dans des communes de Gironde et de Dordogne. Le
suivi de cette cohorte, de ses habitudes alimentaires,
son mode de vie, etc... dure depuis maintenant dix
ans. Le vin est la seule boisson alcoolisée
consommée régulièrement chez
plus de 95 % des sujets. Cette enquête épidémiologique
est dirigée notamment par les professeur
Orgogozo et Dartigues. |
Vous
avez donc été surpris par vos résultats...
Oui, tout à fait. Lorsque nous avons observé
que la corrélation ne s'établissait pas
dans ce sens-là mais que l'effet était inverse,
nous avons retardé la publication de nos résultats
afin de les vérifier, de disposer de davantage
de recul, et d'avoir confirmation de cette corrélation
auprès d'un autre groupe de personnes. Une étude
épidémiologique à Rotterdam a obtenu
des résultats similaires.
Qu'avez-vous
constaté précisément ?
Même si une relation causale entre la consommation
modérée de vin et une diminution du risque
de maladie d'Alzheimer n'est pas encore établie,
ce qui est certain, c'est que cette réduction est
très importante. Elle est ressortie dans notre
étude comme étant la corrélation
la plus importante, à l'exception d'un facteur
génétique. Parmi tous les facteurs d'environnement
que nous avons étudiés, la consommation
modérée de vin représente la corrélation
la plus forte. La réduction du risque était
de 75 %, c'est-à-dire que le risque chez les consommateurs
modérés de vin représente le quart
de celui observer chez les non buveurs.
Une
telle réduction est considérable. Ces
résultats ont été obtenus après
un suivi à trois ans mais sur un suivi plus long,
à cinq ans, la réduction du risque reste
toujours élevée, d'environ les deux-tiers.
Dans ce type d'étude, la différence entre
les deux-tiers et les trois-quarts est faible, sauf
que les résultats sur cinq ans sont plus "robustes".
Un traitement médical qui pourrait produire les
mêmes effets constituerait une véritable
solution pour la maladie d'Alzheimer, car les résultats
obtenus avec les traitements actuels sont de l'ordre
de 10 à 15 %.
Peut-il
y avoir un lien avec la prévention d'autres maladies,
cardiovasculaires ou autres ?
Pendant longtemps on a cru qu'il ne devait pas y avoir
de rapport entre les maladies cardiovasculaires et la
maladie d'Alzheimer, puisqu'il ne s'agit pas d'une maladie
vasculaire, à l'inverse de maladies comme l'infarctus
du myocarde, les accidents cérébraux ou
l'artérite des membres inférieurs. Or,
depuis quelques années on s'aperçoit que
les gens qui présentent des facteurs de risque
pour les maladies cardiovasculaires, c'est-à-dire
un certain type de cholestérol, une hypertension
artérielle, ont un plus grand risque de développer
une maladie d'Alzheimer aussi. Cela ne signifie pas
que cette maladie est d'origine vasculaire, mais qu'il
existe des facteurs de risque communs.
Une
protection contre les maladies cardiovasculaires pourrait-elle
donc permettre de prévenir la maladie d'Alzheimer
?
Il n'existe encore que peu de preuves pour affirmer
cela mais une étude épidémiologique
publiée récemment a montré que
le traitement de l'hypertension artérielle diminuait
le risque de maladie d'Alzheimer.
La
prévention de la maladie d'Alzheimer se traduit-elle
par des gains en termes d'espérance de vie ?
Une fois la maladie d'Alzheimer diagnostiquée,
environ huit ans s'écoulent avant le décès.
Cette maladie diminue donc peu l'espérance de
vie à cet âge-là. La conséquence
pratique ne se manifeste donc pas en termes de mortalité,
mais plutôt de dépendance. C'est à
ce niveau-là que cette maladie est extrêmement
lourde parce que ce déclin intellectuel aboutit
assez vite à une diminution des capacités
dans les activités quotidiennes, et donc à
une perte de dignité.
Pour
quel niveau de consommation avez-vous constaté
des bienfaits ?
Dans la première partie de l'étude, la
consommation était estimée assez grossièrement
entre 0, moins d'un quart de litre, un part de litre,
un demi litre et au-delà par jour. Depuis, les
données ont été affinées
et la consommation est exprimée maintenant en
termes de verres, comme dans l'étude de Rotterdam.
Cela permet de calibrer davantage, avec 0, 0 à
moins d'un verre par jour, 1 verre, 2 verres, etc...,
un verre correspondant à 12 cl de vin. Notre
étude a montré très peu d'effet
en-dessous de deux verres par jour, et la corrélation
maximum a été observée avec l'équivalent
de trois à quatre verres par jour, c'est-à-dire
un quart à un demi litre de vin par jour. Ce
niveau est plus élevé que pour les maladies
cardiovasculaires.
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